samedi 26 décembre 2009

DLV : Secteur piétonnier : le bon sens l'emporte depuis dimanche dernier

  

Comme on le voit sur cette photographie prise dimanche 20 décembre dernier, à l'angle de la rue des Archives et des la rue de la Verrerie, le bon sens l'a emporté. Le parcours piétonnier a enfin été prolongé vers l'ouest pour éviter que les voitures ne se perdent dans un labyrinthe comme cela était le cas depuis la mise en place de ce dispositif à l'automne 2008.

La proposition avait été soutenue lors du conseil de quartier de Saint-Gervais du mois de novembre. Je ne peux qu'être content puisque  j'avais suggéré cette modification dès un article du 14 octobre... 2008.

Comme quoi de temps en temps, il arrive que l'avis des habitants soit entendu !!!

mercredi 23 décembre 2009

DLIII : Retour à la tradition pour la crèche de Notre Dame version 2009

 

Cette année la crèche de Notre-Dame marque un retour à la tradition. Le boeuf et l'âne sont notamment de retour. (Pour se convaincre du changement, regardez les photos publiés dans  l'article publié le 25 décembre 2008 à propos de la crèche de l'an dernier). Comme d'habitude, le "petit Jésus" ne sera pas mis dans la crèche avant le 25 décembre.

Mais, cette année même les anges sont de retour : 



lundi 21 décembre 2009

DLII : Mairie du 4e : une réunion "publique" en catimini à propos de la vidéo surveillance.

 

Voici une carte que j'ai récupérée à la réunion "publique" organisée le 16 décembre 2009 à 19h en salle des mariages de la mairie du 4e arrondissement. Elle montre la localisation des caméras de vidéo-surveillance/protection qui vont être installées dans notre arrondissement.

Cette réunion a été intéressante puisqu'elle a permis au directeur-adjoint du cabinet du préfet de Police de Paris, M. Renaud Vedel, de présenter le projet voté récemment par le Conseil de Paris et le conseil du 4e arrondissement. Il paraît difficile de concilier son point de vue avec les organisations telles que la Ligue des Droits de l'Homme qui dénoncent les dangers et les dérives auxquelles ces caméras peuvent conduire.

J'ai cependant un énorme regret : cette réunion "publique" s'est tenue en catimini. Ce n'est que par un mail arrivé le vendredi 11 décembre à 17h que j'ai appris que cette réunion aurait lieu (en tant que membre du bureau du Conseil de quartier Saint-Gervais). Il semble que de très nombreux habitants ont complètement ignoré l'existence de cette réunion.

En effet, l'information n'a pas dû beaucoup circuler car mis à part les élus de la mairie, les représentants des groupes de Défense des droits de l'Homme (qui n'étaient pas spécifiquement du 4e) on pouvait chercher en vain le public.

Le conseil de quartier Saint-Gervais auquel je participe (et dans lequel le mois précédent j'avais posé une question au sujet de la vidéo-surveillance) se réunissait à la même heure en salle des fêtes. Je suis allé annoncer que j'étais plus intéressé par une réunion qui se tenait dans une plus petite salle de la mairie du 4e : celle des mariages. J'ai eu le plaisir de constater que, vu l'importance du sujet, les débats du jour ont reportés et que les autres membres du bureau du Conseil de quartier St-Gervais sont venus par la suite nous rejoindre pour assister à cette "réunion publique", ce qui a permis au moins à quelques habitants d'être présents.

Le directeur de cabinet de la maire du 4e, M. Bouton, auprès duquel j'ai regretté le manque d'information à propos de cette réunion, m'a affimé que s'il n'y avait personne c'est que le sujet n'intéressait pas et que le débat avait déjà eu lieu en Conseil d'arrondissement ! Je ne suis pas sûr qu'il ait eu raison... Son agacement avait l'air assez visible.

Par la suite, au cours de la réunion, j'ai pris des photos pour témoigner de l'absence de public dans la salle. Comme le sujet portait sur ce qui était fait des images prises par les caméras de surveillance, la maire a fait une remarque qui m'était nominativement adressée pour dire que les photos que je prenais des participants pourraient donner lieu à des poursuites si elles étaient utilisées à de mauvaises fins. La photo que je publie donc ci-dessous  la rassurera quant au respect du droit à l'image : j'espère que Mme Bertinotti ne me reprochera pas de ne pas avoir flouter les chaises vides ! 


Par comparaison, je précise que lors de la "réunion publique" du lundi 14 décembre à propos de la vie associative dans le 4e, les conditions ont été très différentes... Outre l'affichage en mairie (lundi j'ai cherché en vain une affiche qui annoncerait la réunion à propos de la vidéo-surveillance), j'avais, pour la réunion du 14 décembre, reçu au préalable 3 cartons d'invitation envoyés par courrier postal par un même expéditeur : la mairie du 4e ! (Il faudrait d'ailleurs par mesure d'économie que les différents services recoupent leur "mailing liste"). De plus, étrangement, pour cette réunion du 14 décembre, un photographe avait été mandaté pour prendre des photographies du public sous tous les angles... Pour les photographies prises lors de cette réunion, personne ne s'est demandé ce qui est fait des photos qui sont prises et qui sont conservées par la mairie du 4e...

Bref, vu l'importance du sujet, le 4e arrondissement méritait une réunion publique d'une autre envergure. Mme Bertinotti se gargarise de démocratie participative tant que les sujets ne sont pas trop sensibles... quand cela devient trop sérieux le "citoyen acteur de son quotidien" n'est plus le leitmotiv ! Il semble qu'il faille habiter dans d'autres arrondissements de Paris pour avoir droit à une "vraie" réunion publique : voir par exemple, celle qui a été organisée dans la salle des fêtes de la mairie du 6e arrondissement (et qui est rapportée par le site Paris.tribune.fr ).

De même, dans le 9e, un arrondissement dirigé par un maire de  gauche qui n'a pas eu peur d'organiser le débat sur la vidéo-surveillance AVANT le vote en conseil de Paris et en conseil d'arrondissement, la réunion avait eu lieu dès le mercredi 5 février 2009 ! (voir le compte-rendu sur le blog Daily neuvième).

Lors de la réunion publique dans le 4e, Mme Bertinotti s'est présentée dans le débat comme une madame "loyale" qui était là pour entendre les différents points de vue. Elle a ajoué qu'elle avait fait retiré 4 caméras. Elle aurait pu préciser quand même que tant lors du conseil d'arrondissement que lors du Conseil de Paris, elle avait voté POUR l'installation des caméras. Derrière, moi, il y a une personne qui a demandé à quel moment la décision serait finalement prise !

Il est dommage que la mairie du 4e n'ait pas été la hauteur car ce n'est pas si souvent que nous avons la chance de pouvoir rencontrer un homme de la qualité de M. Renaud Vedel.

samedi 19 décembre 2009

DLI : Une des premières représentations de l'Hôtel de Ville de Paris dans sa version Renaissance

  

Depuis le XIVe siècle, la "maison aux piliers" était le siège de la municipalité de Paris. Cependant ce bâtiment étant devenu vétuste, le roi François Ier accepta en 1532 l'idée de construire un nouvel Hôtel de Ville. Les travaux furent confiés à Dominique de Cortone, dit "le Boccador".

Les travaux prirent beaucoup de retard. Henri IV en 1606 confia à l'architecte Marin de la Vallée l'achèvement de ce bâtiment. Le bâtiment ne fut achevé qu'en 1628. C'est ce bâtiment que l'on voit sur la photo qui figure en tête de cet article.

Il s'agit d'un détail d'un tableau que l'on peut voir au musée Carnavalet qui représente Sainte Geneviève avec en arrière plan l'Hôtel de Ville.

Le tableau a été modifié par la suite et de manière surprenante, il semble que Sainte Geneviève ait été remplacée par Sainte Catherine. Les objets qui symbolisent le martyre de cette dernière ont été ajoutés (voir mon article du 23 mai 2009 sur une statue de cette sainte que l'on trouve rue de Sévigné).

Cette façade de l'Hôtel de Ville n'a pas beaucoup changé jusqu'au début du XIXe siècle. On la retrouve sur la gravure de 1822 à laquelle j'ai consacré un article le 4 mars 2009.

 

mercredi 16 décembre 2009

DXLIX : illuminations de Noël dans les rues du 4e... heureusement qu'il y a le secteur Rambuteau-Archives !

 

Cette photographie de la rue Saint-Antoine (une des rues les plus commerçantes du 4e) prise le 9 décembre est à l'image de beaucoup de rue du 4e arrondissement de ce Noël 2009. Dans le 4e, on touche le fond en matière d'illuminations des rues. Certains répondront que cela montre que nous sommes en crise et que de toute façon ce sont les commerçants qui doivent être à l'initiative de ces décors.

Certes ! Cependant il suffit de se promener dans de nombreuses villes de France et même dans d'autres arrondissements de Paris pour voir que certaines rues sont magnifiquement décorées (je pense par exemple à la rue des Martyrs dans le 9e). Je persiste à penser que la mairie d'arrondissement doit avoir une politique pour promouvoir ces illuminations qui contribuent (ou pas) à l'ambiance de Noël. Pourquoi ce qui est possible ailleurs ne l'est pas dans le 4e ? 

Comme je l'ai déjà écrit dans un article dès le 21 mai 2008, crise ou pas crise, le 4e ne peut-il pas faire mieux ??? Il est vrai que nous avons les superbes illuminations de la place de l'Hôtel de Ville (voir mon article de samedi 12 décembre) mais cela ne suffit pas.

Toutefois, un secteur du 4e fait à nouveau exception : la rue Rambuteau avec un prolongement rue des Archives jusqu'à la rue des Blancs manteaux. Les illuminations de Noël sont à nouveau en place cette année :


 

Comme j'aime à penser que ce blog contribue à la "mémoire" de notre arrondissement voici des photos de ces mêmes illuminations de Noël de la rue Rambuteau auxquelles chaque année je consacre un article (voir par exemple l'article du 2 décembre 2008) :

Les éclairage rue Rambuteau de Noël 2008 : 


La version des mêmes éclairages en 2007 :


 J'ai même retrouvé une photo que j'avais prise des illuminations de la version 2005 (que je trouvais très réussie) : 


 

lundi 14 décembre 2009

DXLVIII : Les statues de l'Hôtel de Ville (53e volet) : Eugène Sue par Jacques-Hyacinthe Chevalier

  

Voici le 53e volet de la série des statues consacrées à l'Hôtel de Ville. Elle concerne une statue située rue de Rivoli au 2e étage tout à gauche, juste avant l'angle avec la place de l'Hôtel de Ville. Elle représente "Eug. Sue" : 

 Eugène Sue est un écrivain qui est important pour la ville de Paris puisqu'il est resté célèbre pour son recueil de nouvelles Les mystères de Paris écrit en 1842-1843.

Eugène Sue est né le 26 janvier 1804. Son père était chirurgien de la garde de Napoléon. Cela explique que sa marraine aît été Joséphine et son parrain Eugène de Beauharnais.

Il a commencé à écrire après avoir dilapidé la fortune paternelle au cours des années 1830.

En 1848, il a été élu député socialiste de Paris. Cela explique qu'après le coup d’État de 1851, il se soit exilé en Savoie pour fuir la police de Louis-Napoléon Bonaparte devenu peu après Napoléon III. Eugène Sue est mort à Annecy le 3 août 1857 à l'époque où cette ville faisait encore partie du royaume de Piémont Sardaigne (avant donc le rattachement de la Savoie à la France en 1860).

La rue Eugène Sue est située dans le 18e arrondissement. 

La statue est une oeuvre de Jacques-Hyacinthe Chevalier né à Saint-Bonnet-le-Château (département de la Loire) le 7 avril 1825 et mort à Louveciennes le 29 septembre 1895. Information trouvée par @Stefdesvosges en juillet 2022 :



lundi 7 décembre 2009

DXLIV : L'Hôtel-Dieu de Paris n'a pas toujours été à son emplacement actuel. Retour sur un jeu de chaises musicales.

  

Beaucoup de Parisiens savent que l'Hôtel Dieu est un des plus vieux établissements de soin de Paris puisque ses origines remontent à la fin du Moyen Âge. On a cependant parfois tendance à oublier que l'établissement initial était situé au sud de l'île de la Cité. Je l'ai fait apparaître dans l'espace entouré en tirets jaunes sur la maquette ci-dessous (qui représente Paris au Moyen Âge et qui se trouve au musée Carnavalet) : 

 

 Il a fallu attendre le XIXe siècle avec la création de l'actuel parvis de Notre Dame (dénommé parvis Jean-Paul II par la volonté de Monsieur Delanoë) pour que l'Hôtel Dieu déménage vers le nord de l'île, le long du quai du marché aux fleurs. L'Hôtel Dieu a alors remplacé un des premiers "grands magasins" de Paris : la Belle jardinière comme on le voit sur la photographie ci-dessous:

Le magasin avait été fondé par Pierre PARISSOT, un mercier du faubourg Saint-Antoine, qui s'était établi sur l'ïle de la Cité en 1824. Sur le cliché ci-dessus on voit aussi le Pont Notre-Dame avant la suppression en 1912 des trois arches en pierre (voir l'article du 19 mai 2009). Sept ans après la mort de son fondateur, le magasin s'est établi plus au nord quai de la mégisserie en 1867.  Ce bâtiment La "Belle jardinière"est celui où est aujourd'hui installé Conforama au 2 rue du Pont neuf (en face de la très regrettée Samaritaine) avec ci-dessous une réclame de 1919.

:  

Le pâté de maison de la Belle jardinière de l'île de la Cité a alors été détruit. Cela a laissé place pendant les travaux à un vide qui permettait des perspectives inédites vers la cathédrale Notre-Dame et même le Panthéon :  

samedi 5 décembre 2009

DXLIII : Façades d'immeubles de Paris Centre : au 39 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie un immeuble des années 1880

 

La rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie aurait du être élargie sur toute sa longueur si on s'en tient aux projets de réalignement de la fin du XIXe siècle. Heureusement, pour la beauté du quartier, les percées envisagées n'ont pas été menées à terme. Cependant, certains immeubles ont été construits à cette époque où l'on pensait que la rue avait vocation à devenir beaucoup plus large. Cela explique que l'on trouve au 39 un immeuble fin XIXe siècle au décor très riche mais qu'on ne puisse pas admirer la façade en raison de l'étroitesse de la rue.

On peut cependant admirer les consoles situées au 1er étage pour soutenir les balcons : 


Le thème végétal annonce l'apparition de l'Art nouveau à la fin XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ce bâtiment doit donc dater des années 1880/1890*.

Au dessus du balcon, on peut observer un décor très chargé : 

Au linteau des fenêtres du 1er étage on peut admirer des mascarons féminins qui montrent une forte influence de l'éclectisme dominant pendant la plus grande partie du XIXe siècle.

 
 Enfin, dans la partie supérieure de la façade, on peut apercevoir un fronton en demi-lune qui rappelle les édifices du XVIe et du XVIIe siècles. 

 * Post scriptum : en republiant cet article en  mars 2021, je me rends compte que j'avais raison en décembre 2009 puisque depuis j'ai retrouvé la date de construction de cet immeuble : il a commencé à être construit le 19 mai 1883. Le propriétaire s'appelait  Feuder et habitait au 58 rue de Clignancourt (Paris 18e), quant aux architectes, il s'agissait de "Richefeu frères" qui étaient aussi au 58 rue de Clignancourt.