Il y a 8 ans, je publiais un article pour évoquer cette obamania qui gagnait le 4e arrondissement (article du 7 février 2009). A l'époque le temps était à l'espoir, Hope. Une partie des attentes n'ont pas été au rendez-vous. Le "Yes, we can ! Yes, we did"
est un peu approximatif. Il n'empêche que la présidence Obama a incarné
une Amérique qui croit en une certaine vision du monde et de l'Humanité
dans son ensemble (sans pour autant tomber dans la naïveté).
A partir de vendredi prochain, c'est une nouvelle page qui s'ouvre.
Un monde dans lequel ce qui compte ce sont les intérêts égoïstes, les
rapports de force, le cynisme, la tromperie, le rejet des autres et la
vulgarité la plus crasse. Cette étrange impression de replonger dans le
monde des années 1930. On sait malheureusement comment cela a fini à
l'époque. Une guerre d'anéantissement avec plus de 60 millions de
victimes. A croire que l'Humanité est incapable d'une certains maturité
et retombe toujours dans les mêmes travers.
Cependant, dans son dernier discours*, le président Obama a appelé
les citoyens à se battre pour faire triompher la démocratie. Ce message
concerne non seulement les Etats-Unis mais le monde entier car les temps
qui viennent me paraissent plutôt sombres. Cependant, jusqu'ici
l'Histoire montre que finalement ce sont les forces du progrès qui
finissent toujours par triompher. Cela doit donner de l'espoir à ceux
qui croient encore en la personne humaine. Espérons donc malgré tout !
"La démocratie peut flancher quand nous cédons à la peur. C'est
pourquoi je me suis fermement battu contre le terrorisme, que nous avons
mis fin à la torture, que nous avons réformé les lois pour protéger
notre vie privée et nos libertés. C'est pourquoi je rejette ces
discriminations envers les Américains musulmans. Nous devons continuer
nos combats dans le monde pour la démocratie, les droits de l'homme, la
condition de la femme et de la communauté LGBT. Le combat contre
l'extrémisme et l'intolérance font partie du combat plus général contre
la dictature et le nationalisme". (Barack Obama, mardi 10 janvier 2017)