lundi 5 décembre 2016

MDCCXCIX : A nouveau un très beau sapin sur la place Baudoyer, mais le parvis de Notre-Dame est bien triste cette année...

Je tiens par cet article pour commencer à rendre un hommage au très beau sapin qui orne la place Baudoyer depuis la semaine dernière. Depuis que Christophe Girard est devenu maire du 4e arrondissement en 2012, c'est devenu une tradition. (voir par exemple mes articles du 23 décembre 2012 et du   22 décembre 2015).

Je voudrais cependant exprimer un regret donc la mairie du 4e n'est pas responsable. Sur le parvis de Notre-Dame (rebaptisé parvis Jean-Paul II sous la mandature de M. Delanoë), on trouvait aussi les années précédentes un magnifique sapin. En 2014, cela avait défrayé  la polémique car le sapin avait été offert par la Russie. (Voir article du 1er janvier 2015)

J'ai le regret de constater que du coup, il n'y a pas de grand sapin de Noël devant la cathédrale Notre-Dame qui est pourtant le monument parisien le plus visité. La place a l'air un peu triste cette année :

 

La vérité m'oblige à dire qu'il y a bien quelques sapins disposés devant le portail central mais je laisse les visiteurs juges mais pour ma part je trouve un peu chétif de ces quelques arbres qui ne sont pas vraiment dignes de la majesté du lieu :


samedi 26 novembre 2016

MDCCXCIV : Une formidable redécouverte : les 5 peintures du plafond central du cabinet de l'Amour de l'Hôtel Lambert

Eustache LE SUEUR, La naissance de l'Amour, vers 1646-1647, 1m82 x 1m25

 Le département des peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles du Musée du Louvre (dans le 2e étage de la Cour Carrée) a été fermé pendant de très nombreuses années. Il vient de rouvrir au cours de l'automne 2015. Certaines salles ont été profondément remaniées.

On peut ainsi redécouvrir une dizaine d'Eustache LE SUEUR peintes pour l'Hôtel Lambert dont j'ai parlé déjà à plusieurs reprises sur ce blog et qui se trouve dans la partie Est de l'ïle Saint-Louis. Voici dans cet article les 5 peintures sur bois qui ornaient le compartiment central du plafond du cabinet de l'Amour. Ces peintures avaient été démontées dès le XVIIIe siècle puisqu'elle faisait partie de la collection privée de Louis XVI avant la Révolution française.

 
Eustache LE SUEUR, Vénus présente l'amour  à Jupiter, vers 1646-1647
 
 Eustache LE SUEUR, L'Amour reçoit l'hommage de Diane, d'Apollon et de Mercure, vers 1646-1647
 
Eustache LE SUEUR, L'Amour réprimandée par sa mère se réfugie dans les bras de Cérès, vers 1646-1647
 
Eustache LE SUEUR, L'Amour ordonne à Mercure d'annoncer son pouvoir sur l'Univers, vers 1646-1647 

 

Le musée possède aussi les cinq esquisses en petit format faites par Eustache LE SUEUR pour préparer son travail sur bois :

J'ai trouvé sur un site, une gravure qui montre à quoi ressemblait ce cabinet :

 
Bernard Picart, Cabinet de l'Amour de l'hôtel Lambert à Paris vers 1646-1647 , gravure,  38,6 x 50.8 cm, 1720
 
 Enfin voici un plan du XVIIe siècle qui montre à quel endroit dans l'Hôtel particulier était placé ce cabinet, dans l'aile droite qui donne sur la rue Saint-Louis-en-l'ïle et sur le jardin de l'Hôtel :

Je l'ai aussi localisé sur la vue ci-dessous :

Rappelons enfin qu'Eustache Le Sueur fait partie des personnages dont la statue orne la façade de l'Hôtel de Ville (voir article du 20 mai 2010).

dimanche 20 novembre 2016

MDCCXCI : Les rues de Paris Centre : quand la partie Sud de la rue du Temple située dans le 4e s'appelait la rue des Coquilles, la rue Bar-du-Bec et la rue Sainte-Avoye

  

Voici un nouvel article consacré aux rues du 4e arrondissement. Il concerne la rue du Temple. La photographie de plaque qui ouvre cet article laisse penser que le nom est ancien. Cependant, la rue du Temple n'avait pas toujours porté ce nom... en tout cas dans le 4e arrondissement.

 Si on observe un plan Turgot (des années 1730), on se rend compte que l'axe auquel correspond aujourd'hui cette rue existait déjà entre ce qui était la porte du Temple (au sud de l'actuelle place de la République) et la place de l'Hôtel de Ville qui était plus petite qu'aujourd'hui. On reconnaît le tracé sinueux de l'actuelle rue du Temple :

L'ancienneté de ce tracé conduit à oublier que la partie située au sud du carrefour avec la rue Michel Lecomte avait porté un autre nom avant 1851. Avant cette date, tout le tronçon de la rue Temple compris dans l'actuel 4e arrondissement (dont les contours rappelons-le datent de 1860) étaient dans le 4e arrondissement. La limite Nord du 4e arrondissement est fixée au niveau de la rue Rambuteau qui n'existait pas à l'époque du plan Turgot. Elle a été percée dans les années 1840. On peut établir son emplacement en regardant l'emplacement de l'Hôtel des Archives et la rue Geoffroy l'Angevin. Cela peremt de faire apparaître l'aspect et la toponymie dans les années 1730  de ce qu'était l'actuelle rue du Temple dans sa partie 4e :

En zoomant de plus près, cela permet de voir que l'actuelle rue du Temple est le regroupement de 3 anciennes rues.

Dans la partie la plus au Sud (entre la rue de la Verrerie et l'actuelle rue de Rivoli), on trouvait la rue des Coquilles :

Ce tronçon de la rue a été profondément transformé dans son côté pair avec la construction du BHV dans les années 1910. Le côté impair a l'air plus ancien, notamment avec des arcades qui ont un aspect fin XVIIIe ou du début du XIXe siècle :

En remontant vers le Nord, on passait entre la rue de la Verrerie et le carrefour avec les rues Saint-Merri et Sainte-Croix de la Bretonnerie dans une rue qui s'appelait la rue Bar-du-Bec :

Ce nom était dû au fait qu'on y trouvait la maison de justice de l'abbaye Notre-Dame-du-Bec-Hellouin (qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel 21 rue du Temple).

En continuant à remonter la rue du Temple, à partir du carrefour avec la rue Saint-Merri et la rue Sainte-Croix, on arrivait dans la rue Sainte-Avoye :

Dans ce tronçon, la rue Sainte-Avoye croisait côté Est la rue du Plâtre puis la rue des Blancs Manteaux, et Côté Ouest la rue Simon Le Franc puis la rue Geoffroy l'Angevin.

Voici une vue de cette partie de la rue depuis sa partie la plus au sud :

La rue Sainte-Avoye se prolongeait plus au Nord mais voici ce qui constituait son extrémité pour ce qui concerne l'actuel 4e arrondissement (avec cette fois-ci une vue en direction du sud):

En continuant, dans l'actuelle vers le Nord  rue du Temple, on était toujours dans la rue Sainte-Avoye (jusqu'à l'atuelle rue Michel Lecomte comme je l'ai précisé en commençant cet article).

 

jeudi 10 novembre 2016

MDCCLXXXV : Une rue du 9e arrondissement qui permet d'évoquer un fait divers survenu dans le 4e arrondissement le 2 novembre 1901

 

La rue de l'Agent Bailly est une petite rue du 9e arrondissement entre la rue Milton et la rue Rodier. 

Dans cette rue du 9e, pendant pas mal d'années, une ou des personnes entretenai(en)t un affichage à propos de l'agent Bailly. Les panneaux collés sur le mur subissaient régulièrement des dégradations mais il était intéressant de lire.  On pouvait se rendre compte que ce nom avait un rapport direct avec un évènement survenu dans le 4e arrondissement.


En effet, Charles Gaston Bailly, né à Poitiers le 14 juin 1871, était un gardien de la paix, installé à Paris  (rue de Meaux) depuis 1898. En 1900, il avait rejoint la brigade fluviale mise en place à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris.

Or, le 2 novembre 1901, il est mort dans le 4e arrondissement suite à un drame survenu quai des Célestins tout près du Pont Marie. Une femme désespérée, Amélie Vallée, 37 ans, habitante du 48 rue Saint-Antoine avait sauté à l'eau pour mettre fin à ses jours. L'agent Bailly s'est jeté à l'eau pour la sauver mais comme elle s'est débattue, il est mort avec elle noyé dans la Seine prisonniers des péniches amarrées le long du quai.

Tout Paris a été touché par l'héroïsme de l'agent Bailly. Le 4 novembre 1901, il a eu droit à des obsèques nationales en présence de Pierre Waldeck-Rousseau, le Président du Conseil. Le "Petit Journal" a même consacré sa "Une"de son supplément illustré à cet événement comme le montre une autre affiche qui était placardée dans la rue :


Le 12 juillet 1903, le Conseil municipal de Paris a décidé de donner son nom à la rue qui venait d'être percée pour prolonger le "passage Rodier" jusqu'à la rue Milton.

Pour en revenir au 4e arrondissement, voici une vue du début du XXe siècle  qui montre l'aspect du quai des Célestins au niveau du Pont Marie (un détail d'une carte postale que j'ai commentée dans un article paru le 12 juillet 2011)  :

On y voit les péniches où l'agent Bailly a connu une fin tragique.

En republiant cet article en 2022. J'ai voulu en savoir plus sur ce triste fait divers en me replongeant dans les archives du Petit Journal. Trois éditions sont particulièrement intéressantes :

- celle du dimanche 3 novembre 1901 :

Cela permet d'apprendre qu'il y avait en 1901 autour du Pont Marie une intense activité portuaire : "la circulation était assez active sous ce point, près du pont Marie, où deux ports sont en pleine activité, le port Saint-Paul et le port des Ormes [...] les péniches et les chalands sont amarrés en grand nombre". "En amont du Pont Marie, deux flûtes, contenant l'une de la poterie, l'autre du charbon, que des ouvriers déchargeaient" [...] et "la troisième remplie des gravats de l'Exposition universelle de 1900".

- celle du 4 novembre 1901 :

On y apprend que la concierge que l'agent Bailly a voulu sauver était concierge au 48 rue Saint-Antoine. Autre information : le fait que les Parisiens avaient l'habitude d'aller à la morgue (à la pointe Est de l'île de la Cité) pour aller voir les cadavres des disparus... Surprenante habitude !

- celle du 5 novembre 1901 :

Ici on se rend compte que l'essentiel de la cérémonie a eu lieu dans le Centre de Paris avec une première partie dans la cour de Préfecture de Police sur l'Ile de la Cité en présence du président du Conseil (Waldeck-Rousseau) et du président du Conseil municipal (M. Dousset). Elle s'est ensuite poursuivie à Notre-Dame où une foule considérable à assister aux obsèques.

 

lundi 24 octobre 2016

MDCCLXXIX : Le saule pleureur de la pointe Est de l'Île de la Cité a grandi

 


Le tronçonnage du saule pleureur situé à la pointe Est de l'ïle de la Cité avait été l'objet d'une partie de l'actu de ce blog au cours de l'été 2009 (voir mon article du 24 mars 2010). Une élue de la majorité municipale de l'époque m'a récemment confié  que j'avais eu raison de dénoncer les erreurs commises par les services municipaux (et couvertes par les édiles) que j'avais mises en évidence à l'époque (elle a mis 7 ans à me faire cette confidence !). Mes articles l'avaient même beaucoup amusé semble-t-il.

Heureusement un nouveau saule pleureur a été planté et j'avais annoncé que je reparlerai de temps en temps de ce nouvel arbre. Je l'ai déjà fait depuis dans des articles parus le 31 décembre 2010 et  le 21 avril 2015. Comme j'ai l'habitude d'avoir de la suite dans les idées voici donc deux photographies de cet arbre prise cette fois-ci pendant l'été 2016.


vendredi 7 octobre 2016

MDCCLXXI : 20 rue des Ecouffes : l'adresse où est mort Philippe de Champaigne un grand peintre d'origine bruxelloise du XVIIe siècle

 

Le 20 rue des Ecouffes est un immeuble assez étroit. Il a une façade toute simple surmontée par deux lucarnes au 5e étage. 

Il est assez touchant de penser que c'est à cet endroit qu'est mort le peintre Philippe de Champaigne comme cela est signalé par une plaque :


Né à Bruxelles le 26 mai 1602, il est mort "dans une maison située sur cet emplacement" le 12 août 1674. On lui doit notamment de superbes portrait du cardinal de Richelieu notamment celui-ci exposé à Londres :

Nombreuses de ses œuvres décoraient les église du Centre de Paris. On peut voir celle-ci dans l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Paris 2e)

mercredi 5 octobre 2016

MDCCLXX : La nef de Paris dans le Centre de Paris (22e volet) : une nouvelle version de la Monarchie de Juillet sur la fontaine de la rue Charlemagne

  

Voici le 22e volet de la série consacrée aux représentations de la nef de Paris dans le Centre de Paris. On peut la voir sur la curieuse fontaine située rue Charlemagne à la hauteur de la rue des Jardins Saint-Paul. Cette nef apparaît dans le fronton supérieur :

La datation de cette nef est très facile puisqu'il suffit de lire l'inscription situé le linteau soutenu par les deux pilastres à la base du fronton :

La nef date donc de 1840. Il s'agit donc de la version de la Monarchie de Juillet que l'on peut voir à plusieurs endroits du 4e arrondissement : une curieuse embarcation avec à la fois des voiles et des rames :

On trouve une version très proche sur les candélabres du  Pont-Marie (article du 12 avril 2012)


vendredi 30 septembre 2016

MDCCLXVIII (11) : La Guillotine est passée à plusieurs reprises dans le 4e arrondissement de 1792 à 1832... à différents endroits

 


En lisant cet été, Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, mon attention a été attirée par une note en bas de page (page 1146 de l'édition Quarto Gallimard) à propos de la localisation de la Guillotine.

En effet, la plupart des amateurs d'Histoire sont habitués à l'image de la guillotine dressée sur l'actuelle place de la Concorde puisque c'est à cet endroit que Louis XVI puis Marie-Antoinette ont été exécutés en 1793.

Je ne savais pas que la guillotine avait été "inaugurée" place de l'Hôtel de Ville avec une 1ère utilisation le 25 avril 1792 pour la décapitation de Jacques Nicolas Pelletier, un criminel qui avait été arrêté en 1791 pour avoir violemment attaqué à coups de couteau un passant pour le voler.

La guillotine est restée place de l'Hôtel de Ville jusqu'au 21 août 1792. Après avoir erré entre la place du Carrousel et l'actuelle place de la Concorde, elle est revenue brièvement à la limite du 4e arrondissement du 9 juin 1794, elle a été installée place de la Bastille jusqu'au 27 juillet 1794  Le poète André Chénier, guillotiné le 25 juillet 1794 semble faire partie de ceux qui ont été exécutés à cet endroit. Après cette date, à laquelle est repartie place de la Concorde.

De novembre 1794 à mai 1795, la guillotine était revenue place de l'Hôtel de Ville. En effet, c'est à cet endroit qu'ont été guillotinés Jean-Baptiste Carrier le responsable des massacres et des noyades de Nantes (le 16 décembre 1794) puis Antoine Fouquier-Tinville l'impitoyable procureur du tribunal révolutionnaire (le 7 mai 1795).

Après la Révolution, la guillotine est restée place de l'Hôtel de Ville jusqu'en 1832, date à laquelle elle a été déplacée  à la barrière Saint-Jacques (actuelle place Saint-Jacques dans le 14e arrondissement). Le "rasoir national" a par la suite connu plusieurs localisations mais n'est jamais repassé par le 4e arrondissement.

La dernière exécution publique a eu lieu en France à Versailles le 17 juin 1939 pour la mise à mort du séducteur Eugène Weidmann. Une foule en grande partie composée de femmes assistait au spectacle. Pour mieux voir la scène, les journalistes s'étaient hissés dans des arbres. Certains avaient apporté du champagne pour fêter l'occasion !  Ecoeuré  par ce voyeurisme (qui donne certainement une idée de l'ambiance qui devait exister pour certaines exécutions plus ancienne), le président du Conseil de l'époque Edouard Daladier demanda que la guillotine soit désormais utilisée dans une cour de prison.

Le dernier guillotiné s'appelait Hamida Djandoubi. Il a été exécuté le 9 septembre 1977 à la prison des Baumettes à Marseille. 

La peine de mort a été abolie le 9 octobre 1981.

mardi 27 septembre 2016

MDCCLXVIII (10) : Les façades d'immeuble de Paris Centre : Au 12, rue de Rivoli, un souvenir du bombardement du 12 avril 1918

  

Voici un article propos d'une plaque d'immeuble que l'on peut voir sur l'immeuble situé 12 rue de Rivoli.

On pourrait penser qu'il s'agit d'une évocation d'un bombardement par la "Grosse Bertha", le canon placé par les Allemands au Nord de Paris au cours du printemps 1918. Or, pour un sujet en relation avec Londres pendant la 1ère Guerre mondiale que j'ai préparé pour mes élèves, j'ai découvert que la capitale britannique avait elle  subi plusieurs bombardements aériens pendant la 1ère Guerre mondiale. On était bien sur loin du Blitz de 1940/1941 mais Londres a subi de nombreux dommages causés d'abord par des Zeppelins, puis par des bombardiers de plus en plus puissants : les Gothas G-V mis au point au cours de l'année 1917.

la plaque située au 12 rue de Rivoli ne mentionnait pas des tirs de canons mais des "torpilles". Une petite recherche m'a alors fait comprendre qu'il s'agissait là aussi d'un bombardement aérien dû à des Gothas G-V. J'ai trouvé à ce sujet un article très bien fait sur le site ClippCity "Le 12 rue de Rivoli, pulvérisé par une bombe".

On y apprend que le bombardement a eu lieu dans la nuit du 12 au 13 avril 1918. Le Journal Le Figaro du 13 n'a cependant pas mentionné le lieu du sinistre :  "La consigne très sage étant de ne donner en dehors des communiqués, aucun renseignement sur les points de chute, le nombre des bombes ou leurs effets, nous nous bornons à ces communiqués et nos lecteurs, nous le savons, approuveront notre réserve". 

Voici une photographie qui montre l'aspect du 12 rue de Rivoli après le bombardement :

J'ai aussi trouvé un article très intéressant sur le site de photo Vergue.com. On peut y voir une photographie de ce que nous appelons aujourd'hui le "terre-plein Saint-Paul" : on peut observer une vespasienne complètement éventrée mais aussi les effets du bombardement sur l'immeuble situé à la pointe Rivoli/rue François Miron et que le 12 rue de Rivoli n'était pas le seul immeuble à avoir été impacté :

 
On y apprend aussi que ce sont deux Gothas G-V qui avaient réussi à franchir les lignes aériennes françaises en fin de soirée et qui étaient passés sur le 4e arrondissement vers 10h10 du soir.

Cela m'a permis de trouver sur un 3e site une page qui détaille très précisément l'intervention des pompiers sur le site de la Brigade de Sapeurs-pompiers de Paris. On y découvre que le bombardement a précisément eu lieu à 10h19 et une mine d'informations sur le déroulement des opérations de secours.

Le bilan de ce bombardement a été très lourd (27 morts et 72 blessés) car une des bombes avait éventré une conduite de gaz. Toujours d'après le site de la Brigade de sapeurs-Pompiers, 1 233 personnes ont été blessées par des bombardements allemands sur Paris entre 1914 et 1918 et 522 en sont mortes.

Cela nous rappelle combien les bombardements sont particulièrement affreux pour les civils. On ne peut bien sûr qu'avoir une pensée pour les Syriens qui subissent une telle situation depuis plusieurs années.

Lire aussi les articles

- du 11 novembre 1919 sur le bombardement du  29 mars 1918 sur l'église Saint-Gervais-Saint-Protais (Paris 4e).

 - du 11 novembre 2020 sur les effets du bombardement du 30 janvier 1918 rue de Choiseul (Paris2e)


 

 

samedi 24 septembre 2016

MDCCLXVIII (9) : Un gymnase en contruction qui continue à poser de nombreuses questions aux riverains

 

Après l'article que j'ai fait paraître hier concernant le TEP Charlemagne, voici un nouvel article consacré à un équipement sportif en construction qui fait des vagues : le gymnase de la rue Neuve-Saint-Pierre.

J'ai déjà évoqué dans un article du 6 juillet les problèmes posés par les travaux en cours depuis le mois de juin dans le quadrilatère compris entre la rue Charles V et le rue Neuve-Saint-Pierre.

Le collectif "Beautreillis-Charles V-Saint-Paul- Neuve Saint-Pierre" a été créé pour faire entendre ces inquiétudes. Un recours gracieux a été adressé à la Mairie de Paris en juillet. Devant l'absence de réponse aux questions posées, ce collectif a fait une demande de référé suspension à la mi-août. Le tribunal administratif a rejeté cette demande la semaine dernière (cela est très bien expliqué sur le site de Vivre le Marais : article du 23 septembre 2016).

Malgré cette décision de justice, les riverains -me semble-t-il- devraient avoir le droit à des réponses concernant les interrogations qui sont les suivantes :

  1. la solidité des installations
  2. les matériaux utilisés
  3. la protection du Patrimoine (situé dans le périmètre du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Marais)
  4. l'évacuation des eaux pluviales
  5. les conditions de sécurité en cas d'évacuation

Face à ces inquiétudes sur lesquelles les riverains n'ont pas le sentiment d'avoir été entendus ni même écoutés.

Il est important d'équiper davantage le 4e arrondissement en installations sportives et culturelles mais il serait bon de le faire en respectant les riverains qui dans cette affaire se sentent complètement méprisés.