dimanche 6 avril 2025

MMDCCXCIX : Exposition : "Revoir Cimabue"... et les primitifs italiens au Louvre

 

En ce moment, on peut voir une exposition au musée du Louvre qui tient dans une seule salle mais qui vaut le détour : "Revoir Cimabue". 

En ce moment, on peut voir une exposition au musée du Louvre qui tient dans une seule salle mais qui vaut le détour : "Revoir Cimabue". L'exposition se tient à l'occasion de la restauration d'une oeuvre majeure du musée du Louvre : La grande Maestà, une oeuvre majeure de Cimabue (1240-1302) un peintre toscan du 13e siècle. Cette œuvre a été rapportée d'Italie par Vivant Denon à l'époque de la domination napoléonienne et laissée en France après la défaite de Napoléon Ier en raison du faible intérêt pour l'Art primitif italien au XIXe siècle. 

La restauration de cette grande œuvre, qui décorait le jubé d'une église de Pise, a permis d'en restituer les couleurs :

et de pouvoir admirer le style de l'artiste italien, notamment les mains longilignes, qui sont une des particularités de l'art du XIIIe siècle :

De nombreuses autres œuvres du XIIIe siècle italien sont présentées dans cette exposition. Ce sera l'occasion unique d'admirer trois panneaux d'un polyptyque  peint par Cimabue représentant la Passion du Christ :

La réunion de ces trois peintures est exceptionnelle puisque l'un est à la National Gallery de Londres, l'autre au musée du Louvre et le dernier à la Frick Collection de New York.

 J'ai aussi eu un très grand plaisir :  en contre-point de la maestà de Cimabue est exposé un autre tableau possédé par le Louvre que j'aime tout particulièrement - et pour illustrer le fait que les deux œuvres étaient présentées en haut du jubé qui sépare le choeur de la nef, dans la même église - : Saint François d'Assise recevant les stigmates par Giotto (1267- 1337). J'aime énormément ce tableau qui normalement est lui aussi présenté à l'autre extrémité de la grande galerie du Louvre :

et dans cette oeuvre, j'aime tout particulièrement le panneau en bas à droite montrant Saint François faisant la prédication aux oiseaux :

Malgré son fond doré qui a un aspect très médiéval, la composition de cette oeuvre est très moderne et on y sent toute la vigueur de la Renaissance italienne.

L'exposition se tient à l’extrémité Ouest de la grande galerie et il faut acheter un billet spécial pour y entrer (je préfère le préciser car ce n'est pas très bien indiqué). Elle occupe un espace qui condamne l'accès vers les salles de peintures italiennes du XVIIIe siècle (ce qui fait qu'hélas on ne peut pas voir les Canaletto et les Guardi en ce moment) mais cela est provisoire puisque l'exposition s'achèvera le 12 mai 2025.

 

 

vendredi 4 avril 2025

MMDCCXCVIII : Les mascarons de Paris Centre : Les mascarons du 117 rue Saint-Denis

 

J'ai commencé il y a très longtemps une série consacrée aux mascarons, ces têtes - souvent grotesques - qui décorent les édifices des XVIIe et du XVIIIe siècle (avec parfois un prolongement au XIXe siècle. Voici un article qui concerne ceux que l'on voit sur la façade d'un immeuble d'habitation situé au 117, rue Saint-Denis :


 En voici trois :