vendredi 20 juillet 2018

MMXIX : Plus que quelques jours pour voir l'expo sur Guernica au musée Picasso





Au musée Picasso (Paris 3e), on peut voir jusqu'au 29 juillet une exposition très intéressante consacrée à la peinture Guernica. J'y suis allé en m'interrogeant sur le fait qu'il me semblait plus utile d'aller voir l'oeuvre elle-même à Madrid (ce qui a été mon cas à 3 reprises) mais finalement j'ai été convaincu car :
1°) L'exposition présente de très nombreux documents sur le contexte historique avec des "Une" de journaux, des photographies, des témoignages de l'horreur de la Guerra Civil espagnole entre 1936 et 1939 et en particulier le bombardement de Guernica en 1937.
2°) De nombreux documents sont consacrés à l'exposition universelle de 1937 et surtout au pavillon de la République espagnole.
3°) De nombreuses oeuvres de Picasso permettent de comprendre le making of de l'oeuvre finale. Il y a de plus une projection très intéressante qui montre les différentes étapes de la réalisation de cette oeuvre :
4°) L'exposition est très précise sur les pérégrinations de ce tableau qui a pas mal voyagé avant de trouver sa place au musée de la Reine Sofia à Madrid.
5°) De nombreuses oeuvres d'autres artistes inspirés par la toile de Guernica sont présentés. Cela montre l'impact que cette peinture a eu dans l'histoire de l'art.
6°) Aller au musée Picasso, cela veut dire à chaque fois revoir les magnifiques volumes de l'Hôtel Salé, un des nombreux édifices du XVIIe / XVIIIe siècles que l'on trouve dans le Marais.


mercredi 18 juillet 2018

MMXVIII : Un tableau trois fois en lien avec l'Histoire du Coeur de Paris


En visitant fin juin 2018 le musée des Beaux Arts d'Orléans, mon attention a été attirée par ce tableau de Léon Coigniet (1794-1880). En effet, il est en relation avec l'Histoire de Paris, et en particulier de l'Hôtel de Ville pour trois raisons :

1°) Ce tableau représente le moment de l'élection par acclamation de Jean-Sylvain Bailly le 16 juillet 1789.

2°) Ce tableau est une esquisse de 1836 pour un grand format qui décorait la salle du trône de l'Hôtel de Ville après la reconstruction du bâtiment sous Louis-Philippe.

3°) La version finale du tableau a disparu en 1871 avec l'incendie de l'Hôtel de Ville de Paris pendant la Commune de Paris.

samedi 14 juillet 2018

MMXVII : Jacques de Flesselles : le dernier prévôt des Marchands de Paris

J'ai déjà évoqué à de nombreuses reprises l'événement que nous célébrons aujourd'hui et qui s'est passé dans le 4e arrondissement : la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.

Je voulais évoquer cette année un épisode moins connu -et moins glorieux- : l'assassinat le 14 juillet au soir de Jacques de Flesselles, le dernier prévot des Marchands de Paris. Il s'agit ici d'un superbe portrait par Donat Nonotte conservé au musée Carnavalet :
Jacques de Flesselles né en 1730 avait été un de ses nombreux administrateurs au service de la monarchie et de l'idée qu'il se faisait de l'intérêt général. Il a eu la mauvaise idée de devenir prévot des marchands en avril 1789.

Tué d'un coup de pistolet le 14 juillet au soir, sa tête fut promené au bout d'un pic dans les rues de Paris.

Voilà pourquoi je ne suis suis pas un grand révolutionnaire. Quand un pays a la sagesse de se réformer -sans prendre à rebrousse poil la population- il y a beaucoup à y gagner.


mardi 10 juillet 2018

MMXVI : La Fédération UDI de Paris s'est dotée d'une nouvelle direction


Je suis depuis 2014 un militant heureux de l'UDI. Au conseil de Paris, le groupe UDI-MODEM est dans une logique d'opposition constructive dans laquelle je me reconnais complètement.

Hier soir, la fédération UDI s'est dotée d'une nouvelle direction : Anne Tachène (conseillère du 15e arrondissement) a été élue présidente de la Fédération par 92% des voix. Je suis très content (là je parle en tant qu'Emmanuel Delarue) d'intégrer le conseil département et le conseil national de l'UDI.

Au sein de l'équipe qui se met en place, la cohésion, l'esprit de convivialité et la dynamique qui s'engage vont nous permettre je l'espère de faire entendre notre projet et de convaincre que, entre l'Hidalgo bashing et l'Hidalgolâtrie, il y a un juste milieu qui doit permettre de faire mieux pour Paris et les Parisiens.

Je tiens à signaler la présence autour d'Anne Tachène de nombreuses femmes de talent :



vendredi 6 juillet 2018

MMXV : Un bel immeuble de la Belle époque avec Oriel au 167 rue Montmartre

Voici un immeuble devant lequel je passe très souvent (je suis même passé très très souvent entre 2008 et 2013) depuis des années et à chaque fois je le trouve très beau. Il s'agit du 167 rue du Faubourg Montmartre.

Enserré entre deux façades beaucoup plus anciennes (la rue Montmartre est un très vieil axe parisien), la façade du 167 est en retrait qui montre une volonté d'élargir la rue qui n'a pas abouti puisque les constructions voisines n'ont pas été détruites.

 La façade comporte en son centre une élégante oriel (aussi appelé bow window :

La base de cet oriel comporte un encorbelement qui compote un très beau décor :
et les séparations entre chaque étage de cet oriel compote aussi des motifs en céramiques intéressants à voir :

 de part et d'autre de l'oriel, le décor sculpté est en décor végétal conforme au goût de l'Art Nouveau :

 Cependant l'ensemble reste assez classique sans excès floraux ou végétaux. Peut-être déjà donc les prémices du style Art Déco ?

Dans la partie sommitale de la façade, il est indiqué CMH :

 Cette façade date de 1909 et elle est due à l'architexte V. Blavette (d'après l'article suivant du blog Le Renard Parisien).

mercredi 4 juillet 2018

MMXIV : Les rues du Coeur de Paris : la rue de Normandie





Je continue la série consacrée aux rues du Coeur de Paris : la rue de Normandie est une vieille rue du 3e arrondissement. Elle fait 148m de long et à peine 10m de large.
Elle portait déjà ce nom au XVIIIe siècle comme en atteste la présence du nom gravé de larue suite à la décision prise en 1729 par le Lieutenant général de police René Hérault de rendre obligatoires :

La rue comporte aussi à un de ces angles un type de marquage beaucoup moins conventionnel :

D'après Danielle Chadych (Le Marais, Parigramme), ce n'est qu'à partir de 1696 que cette voie est devenue une rue. Certains immeubles ont gardé leur apparence du tout début du XVIIIe siècle :

Il y a même une fenêtre assez étrange en saillie sur la rue :

Le tracé de cette voie faisait partie du grand projet de place de France prévu à la fin du règne de Henri IV et qui a été abandonné en raison de son assassinat : elle devait être un des axes qui rayonnait depuis la place. Celle que j'ai représentée par une flèche sur le plan Turgot ci-dessous :


Vous pouvez retrouver d'autres articles plus concernant l'Histoire des rues du Coeur de Paris avec le lien suivant.