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mardi 4 février 2025

MMDCCLXXVIII : Les stations de métro de Paris Centre : la station Pont Neuf qui en avril 2026 célébrera son 100e anniversaire

La station Pont-Neuf La monnaie sur le quai en direction du Nord de Paris

Voici un nouvel article consacré aux stations de métro de Paris Centre. Il concerne la station Pont neuf qui se trouve dans le 1er arrondissement et qui dessert la ligne 7.

La station a été ouverte au public le 19 avril 1926, le jour de la mise en circulation de la ligne de métro. Il reste de cette époque les entourages en céramique qui servent de cadre aux affiches et au décor :


 On retrouve les mêmes dans les autres stations de la ligne 7 : par exemple le station Sully-Morland (voir article du 30 décembre 2010) ou Pont Marie (avoir article du 16 août 2009).

La station conserve aussi un design hérité des années 1970 : les sièges oranges. Il s'agit du modèle dessiné par Andreu-Motte. La station Pont Neuf a été une des trois du métros parisiens (avec les stations Ledru-Rollin de la ligne 8 et Voltaire de la ligne 9) où ce design a été expérimenté en 1974.

En 1989, comme la station porte aussi le nom de "La monnaie", un décor supplémentaire a été ajouté. Deux céramiques représentent les ateliers monétaires et du côté en direction du Sud on peut voir un balancier servant à la frappe des monnaies:

 


On peut lire dans la partie centrale le nom de Philippe Gengembre (1764-1838). C'était un chercheur et un ingénieur chimiste qui s'intéressait à de nombreux domaines. Il a mis au point le système de frappe à balancier.

Adèle Varillat, Lithographie de Philippe Gengembre

 Les premiers modèles de frappes à balancier Gengembre ont été baptisées "Austerlitz" car elles auraient été fabriquées avec le bronze des canons pris aux Russes lors de la bataille du 2 décembre 1805.

La voûte est décorée par des reproduction de pièces de monnaie de différentes époques :

Les reproductions grand format de pièces qui ornent la voûte de la station

Cette référence à la monnaie s'explique par le fait que depuis le XVIIIe siècle, la Monnaie de Paris est située juste de l'autre côté de la Seine, sur la rive gauche et qu'auparavant elle se situait encore plus près de là ce qui explique que la rue de la Monnaie soit une de celles qui longent la Samaritaine (voir article du 8 janvier 2021).

La station Pont-Neuf La monnaie depuis le quai en direction du Sud de Paris

dimanche 12 janvier 2025

MMDCCLXX : La station de métro Temple le 25 mars 2023 un peu après 15h

 

J'aime assez régulièrement publier des articles à propos des stations de métro de Paris Centre. Celui-ci concerne la station Temple. Comme on le voit cette station est doté d'une très belle entrée en style Art Nouveau par 'Hector Guimart. La station n'est desservie que par la ligne 3 qui a été mise en service le 19 octobre 1904 et qui à l'époque reliait la station Villiers au Père Lachaise.


 La station a une certaine élégance notamment avec de très jolis bancs.

Toutes ces photos ont été prises le 25 mars 2023 entre 15h03 et 15h06.

jeudi 22 août 2024

MMDCCXLIII : Les stations de Paris Centre : La station Bastille de la ligne 8 : des sièges Andreu-Motte emblématiques du design des années 1970

 

Dans la station Bastille de la ligne 9, on peut observer des sièges qui sont emblématiques du design des années 1970. Ils ont été mis au point en 1974 par l'architecte Paul Andreu et le designer Joseph-André Motte.



mercredi 8 mai 2024

MMDCCX : Le Monument aux Morts des Agents du métropolitains dans la station Richelieu-Drouot et hommage à un des 849 agents du métropolitain morts pour la France

  

Dans la station Richelieu-Drouot à la limite entre le 2e et le 9e arrondissement, on peut voir un superbe monument aux Morts que je trouve très esthétique quand je passe devant. J'ai décidé de lui consacrer un article.

On peut trouver des informations très précises à son sujet sur le site "memorial14-18.paris.fr". Il a été inauguré le 6 décembre 1931 (dont très peu de temps après l'achèvement du percement du boulevard Haussmann jusqu'au carrefour Drouot : voir mon article du 2 mai 2022).

"Le monument est l’œuvre de l’architecte Germain Olivier et du sculpteur Carlo Sarrabezolles. L’ensemble a une longueur de 8 m. 60 et une hauteur de 4 m. L’arc a une ouverture de 7 m. 10 à sa base. La figure qui se dresse dans l’axe soutient une guirlande de lauriers. La colossale figure féminine axiale a été exécutée en demi-relief par le sculpteur Carlo Sarrabezolles. Hiératique et puissante, vêtue à l’antique, elle porte de ses deux bras levés une guirlande de laurier qui retombe au sol et, ainsi, l’encadre ; à ses pieds, les dates 1914-1918. Cet ensemble est en granit noir poli de Belgique. La figure et son socle ont été taillés dans un bloc de 3,40 x 1,12 x 0,40 m. Les inscriptions de la dédicace et des combats ont une hauteur de 0,11 et de 0,10 m., les caractères des noms 3 centimètres de haut. Toutes les lettres ont reçu de la dorure."

 


De chaque côté on trouve des torchères que je trouve très élégantes et qui sont un bel exemple du style Art Déco :

Voici comment elles sont décrites :"De chaque côté un socle carré également en granit noir poli, de 0,76 de côtés et de 0,20 de hauteur supporte une torchère en fer forgé patiné due au Maître Ferronnier Raymond Subes. Ces deux torchèrent encadrent bien le monument et apportent le caractère qui convient ; elles comportent une coupe pour l’éclairage réfléchi."

En voyant ces noms de Français qui sont allés mourir pour leur pays, je suis toujours impressionné et ému en pensant à toutes ces vies qui ont été fauchées.  "En 1914, le personnel masculin des deux compagnies de métro qui existait alors, comptait 6 389 agents, 5 400 furent mobilisés et 849 sont morts pour la France. Le monument comprend les noms des agents des deux compagnies mêlés dans l’ordre alphabétique." Des nombres intéressants qui montrent que contrairement à certaines idées parfois reçues, Paris n'a pas été épargné par l'implication dans les pertes au front par rapport aux campagnes. Cela fait en effet 15% des mobilisés issus du personnel métropolitain qui sont morts dans la Grande Guerre. De plus, on voit qu'une part très importante des agents ont été mobilisés (soit un taux e 84,5%).

Au hasard des noms, j'ai chosi un de ces 849 morts pour essayer d'en savoir plus sur lui. J'ai choisi un soldat qui avait un nom de famille assez rare pour éviter les homonymes. J'ai choisi "Q. Ferchal" :



Cela m'a permis de retrouver sur le site "Mémoire des hommes", la fiche de soldat :

Quentin Victor Ferchal était né le 26 août 1877 à Cohiniac (dans l'actuel département des Côtes d'Armor en Bretagne), une ville d'où sont originaires une partie de mes ancêtres. Ce qui bien sûr est un hasard total. Il était adjudant dans le 4e régiment d'infanterie territoriale. Il est mort de ses blessures dans un hôpital militaire à Poperinghe en Belgique. Cette ville est située à 12Km à l'Ouest d'Ypres tout près de la frontière avec la France.

J'ai aussi pu retrouver la retranscription de la mort de Quentin Victor dans le registre des décès du 15e arrondissement. On y apprend que Quentin Victor Ferchal habitait rue de la Grotte (actuelle rue Firmin-Didot) dans le 15e arrondissement. Ne sont mentionnés que ses parents ce qui laisse penser que bien qu'âgé de 37 ans au moment de son décès, il était célibataire.

Grâce au monument aux morts de la station Richelieu-Drouot, on sait donc qu'il était aussi employé d'une des deux compagnies du métro parisien.

 

vendredi 29 avril 2022

MMCDXXIII : La station Hector Guimard de la station Châtelet place Sainte-Opportune installée à cet endroit... en 2000

 

Voici un nouvel article de la série consacrée aux stations de métro de Paris Centre. Il concerne l'édicule de la sortie du métro Châtelet, place Sainte-Opportune. Une des plus belles sorties de métro de Paris Centre.


Cet édicule est en effet un très bel exemple du modèle dessiné au tout début du XXe siècle lors de l'ouverture de la ligne 1 par Hector Guimard.

Cependant, ce qui est intéressant c'est que cet édicule date de l'an 2000 quand pour le 100e anniversaire du métro parisien, il a été décidé de mettre en avant la beauté du design de cette époque. Les édicules encore en place ont été restaurés et celui de la place Sainte-Opportune a été mis en place... avant il ressemblait à ça : 

 J'ai trouvé sur Internet un page de l'an 2000 qui explique les principes de rénovation de ces sorties de métro. On pouvait y lire que les principes suivants étaient appliqués :

Les accès Guimard sont classés, depuis 1978, à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis 1999, chacune de ces entrées est en cours de rénovation. Un chantier qui devrait s'achever dans le courant de cette année. La signature n'est pas oubliée sur les accès Guimard "d'origine" comme l'édicule de la Porte Dauphine. La restauration est réalisée par des équipes RATP du département des infrastructures et aménagements et sous-traitée pour des travaux très spécialisés. Une enquête préliminaire a permis de retrouver les références d'origine ainsi que les méthodes et techniques de l'époque. La restauration concerne principalement :

> La ferronnerie. Les pièces sont soit restaurées, soit reproduites à partir de modèles originels dans une fonderie de Haute-Marne.

> Les pierres. Le soubassement des accès est en pierre de Comblanchien. Les blocs sont restaurés avec de la poussière de pierre reconstituée. Les enseignes, à l'origine en pierre de lave, retrouvent leur matériau d'origine en provenance directe des volcans d'Auvergne.

> Les rivets. Le système de fixation par rivets, technique utilisée au début du siècle, remplace les vis.

> La peinture d'origine. Des analyses approfondies ont été effectuées pour rechercher et reproduire la couleur d'origine des ferronneries. Deux tons de vert ont été retenus : un ton chaud (vert wagon) utilisé dans un environnement plutôt végétal et un ton froid (vert allemand), légèrement bleuté utilisé dans un site plus urbain.

Enfin, la RATP a pu procéder à la reconstruction d'un modèle d'édicule qui avait disparu de la surface des rues parisiennes. Différent de ceux de Porte Dauphine et Abbesses, ce nouvel ouvrage, formé d'une verrière en V et aux côtés ouverts, est situé à la place Sainte-Opportune, métro Châtelet.

Un exemple qui montre qu'il est toujours possible après une période de gestion désastreuse du Patrimoine d'essayer de réparer les erreurs commises. La ville de Paris ferait bien de s'en inspirer pour réinstaller des bancs Davioud du XIXe siècle en respectant les codes couleurs et les techniques de l'époque.

A la station Châtelet de Sainte-Opportune, le résultat est formidable :





mardi 1 mars 2022

MMCD : La sortie de Métro Palais Royal place Colette : le kiosque des noctambules de Jean-Michel Othonial (Paris 1er)

 

Voici un nouvel épisode de la série consacrée aux statues de métro de Paris Centre. Il concerne la sortie de métro du Palais royal place Colette qui est connu sous le nom de "kiosque des noctambules". C'est une oeuvre de Jean-Michel Othoniel qui a été inaugurée en octobre 2000.

Le verre de Murano qui orne la partie supérieur de cette sortie permet d'avoir des vues différentes suivant la luminosité.





dimanche 30 janvier 2022

MMCCCLXXXIX : Les stations de métro de Paris Centre : la Station "Louvre-Rivoli", une des plus belles stations du métro parisien

 

Voici un nouvel article consacré aux stations de métro de Paris Centre*. Il s'agit peut-être de la plus belle station du métro parisien : la station Louvre-Rivoli.


 Ce superbe décor a été mis en place en septembre 1968 à l'époque où André Malraux était ministre de la Culture.

Ce décor superbe a été mis en place en septembre 1968 à l'époque où André Malraux était ministre de la Culture. On peut admirer des copies des oeuvres présentées au musée du Louvre. J'en ai choisi deux :

Une copie de la statue cube d'Ouahibrê dont l'original date de la XXVIe dynastie (595 à 525 avant J.-C).

En contrepoint, cette statue de 1839 représentant la Liberté :

Elle porte sur son socle des paroles de la Marseillaise : "Liberté, Liberté chérie, combats avec tes défenseurs". L'original en bronze est une oeuvre de Pierre-Jean David dit David d'Angers. Cette statue est à mettre en parallèle avec le tableau d'Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple.

Dans la station je trouve aussi assez réussi le dispositif qui a permis d'installer les caméras de surveillance : 


 * autres articles à lire :

 - Station Bastille (ligne 1) : article du 18 juin 2009.

- Station Châtelet-Pont-au-Change (ligne 7) : article du 25 juillet 2009.

 - Station Pont-Marie (ligne 7) : article du 16 août 2009.

- Station Cité (ligne 4) : article du  1er mars 2010.

 - Station Sully-Morland (ligne 7) : article du 30 décembre 2010.

- Station Hôtel de Ville (ligne 1) : article du 30 mars 2011.

- Station Arts et Métiers (ligne 11) : article du 13 avril 2020.








lundi 19 juillet 2021

MMCCCXXI : Les stations de Paris Centre : un des plus élégants candélabres à la station Madeleine à l'extrémité Nord-Ouest de Paris Centre

 

J'ai consacré plusieurs articles aux stations de Métro et à la signalétique du métro sur L'Indépendant. Celui-ci concerne un candélabre que je trouve superbe, situé à l'éxtrémité Nord-Ouest de Paris Centre, le trottoir du boulevard de la Madeleine à l'angle avec à la rue Duphot qui est situé dans le 2e arrondissement à la limite du 8e et du 9e arrondissement (et juste à la hauteur d'une célèbre enseigne de décor intérieur suédois).

Ce candélabre marque l'accès à la station Madeleine :


Cette station dessert 3 lignes (la 8, la 12 et la 14). Elle a été ouverte le 5 novembre 1910 avec un tronçon qui reliait la Porte de Versailles à la Station Notre-Dame-de-Lorette (donc un tronçon de la ligne 2).

Le design de ce candélabre est clairement d'inspiration "Art Nouveau" avec son encadrement par un décor de feuilles dorées. C'est assez joli. La mention "Passage public Métro" a quelque chose de rare et d'élégants. En général les entrée de métros sont indiquées par un panneau qui indique "Métropolitain" ou bien des candélabres où figurent l'abbréviation "Métro" ou "M".