dimanche 18 novembre 2018

MMXXIX : Un très bel hommage : le parvis des 260 enfants

Cette semaine a eu lieu l'inauguration du "Parvis des 260 enfants". Comme je l'avais évoqué dans un article précédent (voir article du 31 mai 2018), il s'agit de rendre hommage aux 260 enfants de l'école des Hospitalières Saint-Gervais déportés entre 1942-1944 aux heures sombres de l'Occupation et de la Shoah.

Ce parvis situé devant l'école qui est toujours en activité aujourd'hui est une très belle réussite du devoir de Mémoire.

La marelle dessiné au sol a quelque chose de vraiment touchant.



lundi 15 octobre 2018

MMXXVIII : un profond renouvellement du côté du parti "Les Républicains"


Je ne fais pas partie du Parti "Les Républicains" mais depuis plus de 10 ans que je tiens ce blog, je m'intéresse à la vie politique de Paris et du Coeur de Paris en particulier. Il m' est même arrivé d'évoquer les résultats des élections internes au PS.

Ce week-end, les adhérents LR étaient invités à voter pour renouveller leurs dirigeants. Pour la présidence de la Fédération de Paris, c'est Agnès Evren qui a été élue après une très belle campagne dans tout Paris (j'ai assisté à deux réunions pour me faire un avis).

Dans le regroupement des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissement, c'est aussi une femme qui a été élue déléguée du 1er secteur : Christel Toriello,

Avec l'UDI (dont je fais partie) qui elle aussi est dirigée par une présidente de Fédération, Anne Tachène (voir mon article du 10 juillet 2018), on observe ainsi une importante féminisation des équipes dirigeantes de l'opposition parisienne. Espérons que c'est le gage d'un renouveau qui permettra de rompre avec des pratiques surannées qui ont conduit à perdre trois fois les élections municipales depuis 2001.

dimanche 7 octobre 2018

MMXXVII : Contre une participation à un referendum qui ne porte pas sur l'essentiel






Le week-end prochain, les 13 et 14 octobre 2018, les habitants des 4 premiers arrondissements sont invités à un vote concernant le futur nom de la mairie résultant de la fusion des 4 arrondissements et sur le site de la mairie (celle du 3e et du 4e).

Dès l'annonce de ce referendum par Mme Hidalgo à la fin du Printemps dernier, j'avais dit que je trouvais ce vote ridicule. En effet, alors que les habitants n'ont pas été consultés sur l'essentiel, le principe de la fusion qui a été décidé arbitrairement, je ne vois pas comment on peut accepter de participer à cette mascarade. (voir notamment mon article du 5 juin 2018).

Je suis très content que les élus de la Droite parisienne (et je sais pouvoir y associer l'UDI) aient décidé de ne pas prendre part à ce vote comme cela est annoncé dans le JDD de ce matin.


samedi 29 septembre 2018

MMXXVI : Une expo sur la liberté de la presse sur les grilles de l'Hôtel de Ville... On avait dit pas d'amalgame


Dimanche dernier, en passant devant l'Hôtel de Ville, mon attention a été attirée par l'exposition que l'on peut voir sur les grilles le long de la rue de Rivoli. Elle était organisée par le Syndicat National des Journalistes et concernait la liberté de la Presse.

Je me suis dit qu'il fallait que je regarde de près. En effet, il arrive que ces expositions organisées sur les grilles de l'Hôtel de Ville, de la Caserne Baudoyer (voir mon article sur le gouverneur militaire de Paris du 20 juin 2018 ) ou du square de la Tour Saint-Jacques (voir mon article sur l'esclavage domestique du 26 octobre 2016) me servent de matériel pédagogique que je réutilise en classe et j'incit même mes élèves à aller voir les expositions en famille le week-end.

Or parmi, les nombreuses affiches, on évoquait des sujets passionnants comme la presse de la Résistance contre l'Occupant nazi  :

ou plus récemment les attentats de Charlie Hebdo :


Cependant, à l'angle de la face donnant sur la place de l'Hôtel de Ville, j'ai été très étonné par le contenu de l'affiche située juste au pied de Bailly :

Cette affiche concernait les "violences policières récurrentes contre les journalistes" :

voici un agrandissement montrant deux des photographies illustrant cette affiche :

J'ai été très mal à l'aise et je me suis demandé comment je pouvais conseiller cette exposition à mes élèves alors qu'elle faisait un tel amalgame. J'ai été pour tout dire choqué que l'on jette ainsi l'opprobre sur les fonctionnaires de police. J'ai tweeté à ce sujet.

Je suis donc  particulièrement satisfait qu'Eric Hélard, à l'occasion du conseil de Paris qui s'est tenu cette semaine, ait publié un communiqué de presse au nom du groupe UDI-MODEM pour dénoncer ce qu'il appelle fort justement du "Police Bashing" :

Voici le contenu de ce communiqué (que l'on peut aussi retrouver sur le site du groupe UDI-MODEM)

Paris, le 25 septembre 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’étonne que l’Hôtel de Ville de Paris fasse libre cours au « police bashing » sur ses propres murs.

Sur les 25 panneaux de l’exposition actuellement présentée sur ses grilles, « 100 ans de combats pour la liberté de la presse », organisée par le Syndicat National du Journalisme, l’un d’entre eux s’intitule en effet « les violences policières récurrentes contre les journalistes ».

A l’heure où les forces de police doivent, notamment à Paris, faire face à un contexte sécuritaire extrêmement tendu, et ont au contraire besoin de tout notre soutien et de notre reconnaissance, il est choquant qu’une telle exposition puisse délivrer un message qui laisse entendre que les violences policières envers les journalistes seraient actuellement récurrentes, et de faire de certains cas bien réels, une réalité quotidienne.


Après les récents propos de Yann Moix qui reproche en des termes fleuris aux policiers d’avoir peur face à l’insécurité, ce message participe inutilement et honteusement à un « police-bashing », dont la Ville de Paris se montre complaisante.

La Mairie a-t-elle connaissance et a-t-elle cautionné ce message, elle qui est censée travailler aux côtés de la Préfecture de Police à la co-production de la sécurité des Parisiens ?
Je demande que la mairie s’explique sur son « choix éditorial », et procède au retrait de ce panneau.
Eric Hélard
Vice-président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

samedi 22 septembre 2018

MMXXV : Plusieurs changements au Conseil d'arrondissement du 4e


Lundi dernier avait lieu le Conseil d'arrondissement du 4e. Je suis en général un témoin assidu de ces réunions (depuis début 2007) mais pour des raisons professionnelles, je ne pouvais pas être présent. je l'ai regretté car ce conseil marquait l'annonce du départ de Julien Landel, élu PS depuis 2008 et 1er maire adjoint de 2014 à 2017. J'ai tenu à le saluer mais aussi à envoyer un message de bienvenue pour Boris Jamet-Fournier qui entre ainsi au Conseil d'arrondissement du 4e. Rappelons qu'il est aussi le 1er secrétaire de la section PS du Centre de Paris.

En réponse à mon message, le maire a publié un tweet pour saluer aussi M. Landel et M. Jamet-Fournier :

Cependant, le Conseil d'arrondissement a aussi l'occasion d'apprendre un actualité concernant un autre élu : Jean-Pierre Plonquet a rejoint le Groupe de la République En Marche. Il était devenu conseiller d'arrondissement en septembre 2015 sous l'étiquette du Parti Radical UDI. Après la sortie du Parti Radical hors de l'UDI fin décembre 2017, il a donc choisi de ne pas rester dans ce parti mais de rejoindre le mouvement présidentiel. Je ne suis pas sûr de comprendre la logique de cette démarche (étant moi-même très content à l'UDI) mais je souhaite bon vent à Jean-Pierre, surtout qu'il rejoint En Marche à un époque où certains commencent à en sortir. Son arrivée a été saluée par le compte twitter d En Marche Paris centre :

Le groupe En Marche compte désormais trois élus avec Anne Lebreton (maire adjointe) et Pacome Rupin (député de la 7e circonscription).

Enfin, un autre élu du 4e arrondissement a connu aussi une "mobilité" dans la semaine qui vient de s'achever : en raison de la démission de Bruno Julliard comme 1er adjoint chargé des affaires culturelles annoncée avec fracas le jour même du Conseil d'arrondissement, on a appris que Christophe Girard (maire du 4e arrondissement de juillet 2012 à novembre 2017) quittait la délégation d'adjoint qu'il occupait depuis novembre 2017 (la gestion du personnel) pour reprendre celle qu'il avait occupé de 2001 à 2012 : celle d'adjoint à la Culture :

Je n'ai donc pas assisté au conseil d'arrondissement mais grâce à twitter j'ai pu suivre l'actualité des élus du 4e. Les réseaux sociaux montrent encore une fois leur utilité !

jeudi 20 septembre 2018

MMXXIV : La dévitalisation du Coeur de Paris devient un problème très grave


Un tweet écrit par Mustapha Saadi, élu UDI au Conseil Régional, a attiré mon attention sur un problème auquel les habitants du coeur de Paris vont être bientôt confronté : le fait que les arrondissement centraux sont en train de de venir des déserts médicaux.

dimanche 9 septembre 2018

MMXXIII : Un passiflora qui vaut le coup d'oeil rue Poissonnière

Rue Poissonnière (dans le 2e arrondissement), on peut trouver un impressionnant mur végétalisé qui de loin ne semble avoir rien d'exceptionnel.

Or si on regarde de près, on peut voir de superbes fleurs qui sont parsemées dans la verdure :
Cela permet de se rendre compte qu'il s'agit de fleurs d'un passiflora (ou passiflore), plus communément appelé fruits de la passion.

De plus, ces fleurs attirent un insecte à l'utilité reconnue de tous : les abeilles :


Il faut se dépêcher d'admirer ces fleurs car elles sont éphémères.

samedi 1 septembre 2018

MMXXII : Le nouvel aspect de la rue Saint-Antoine...

Fin août, les Parisiens ont pu découvrir le nouvel aspect de la rue Saint-Antoine. Conformément à ce qui avait été annoncé lors de la réunion du 29 juin 2017 (et donc j'avais fait un résumé paru sur L'indépendant du 4e le 10 juillet 2017), les voies réservées à la circulation automobile ont été très profondément modifiées. Comme on le voit sur cette la photographie ci-desssus, quand les bus marqueront l'arrêt, ils bloqueront la circulation au même niveau dans les deux sens. Ses zigzags symétiques au sol sont assez esthétiques mais ils sont aussi symboliques de la volonté de créer une thrombose dans la voie qui marque l'entrée d'une artère importante de la rive droite : la rue de Rivoli.

Je ne suis pas le seul à attendre de voir ce que cela donnera à l'usage. Réponse dans quelques jours...

mercredi 29 août 2018

CXXXII : Rue du plâtre : une rue du XIIIe siècle réalignée au XIXe siècle (étrospective 2008)

La rue du plâtre est devenue célèbre récemment depuis que la fondation des Galeries La Fayette y a ouvert ses portes au printemps 2018. J'avais publié le 8 septembre 2008 sur l'Indépendant du 4e un article à propos de l'Histoire de cette vieille rue du 4e.


La rue du plâtre est une petite rue qui relie la rue du Temple et la rue des Archives. Elle porte ce nom depuis le XIIIe siècle. Un four à plâtre était installé dans cette rue. Comme on peut l'apprendre à l'exposition "Construire à Lutèce" qui se tenait [en 2008] dans la crypte archéologique, le plâtre a été introduit en Gaule par les Romains au Ier siècle avant J.-C. Pour l'obtenir, on utilise du gypse (du sulfate de calcium) que l'on fait brûler... d'où la présence d'un four.

 Cette rue est caractéristique de la politique de réalignement mené dans le quartier au XIXe siècle. L'immeuble saillant à droite sur la photo est un immeuble plus ancien qui a échappé à cette politique qui visait à élargir les rues pour faciliter le passage. On trouve en cet endroit un établissement de qualité : l'Hôtel du Vieux Marais.


 Symbole du mélange du moderne et de l'ancien, on peut apercevoir à l'arrière-plan sur cett photo les "tuyaux" du Centre Pompidou.

dimanche 26 août 2018

CXX : 26 août... un anniversaire qui permet une 1ère évocation de l'Hôtel de Beauvais (rétrospective 2008)


Voici un article qui était paru le 26 août 2008 pour l'anniversaire d'un ami qui n'habite plus le 4e.


J'ai cherché un événement qui s'était déroulé dans le 4e arrondissement un 26 août. C'est à cette date qu'a eu lieu en 1660 l'inauguration de l'Hôtel de Beauvais. Pour comprendre cet événement, il faut faire savoir qui était "Madame de Beauvais".

Il s'agit de Catherine Bellier qui était 1ère dame de chambre d'Anne d'Autriche. En 1653, elle avait été chargée de "déniaiser" le roi Louis XIV alors âgé de 16 ans. Catherine Bellier, âgée déjà de 40 ans, avait déjà une certaine expérience et il semble qu'elle avait la réputation d'avoir la jambe légère. Il paraît qu'elle était très laide puisqu'elle était surnommée "Cateau-la-Borgnesse".

Le roi en tout cas se montra fort reconnaissant puisque Catherine Bellier fut faite baronne de Beauvais. Elle put faire constuire l' Hôtel de Beauvais, dans l'actuelle rue François Miron. Ce bâtiment était la risée de certains car, pour la première fois avec ce genre de grande résidence aristocratique, la construction comprenait côté des rues des échoppes destinées à être louées.
Ce bel édifice (je reviendrai dans un autre article sur son architecture) fut inauguré en grande pompe le 26 août 1660 en présence de la reine-mère Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin. Louis XIV venait d'épouser quelques mois plus tôt l'infante d'Espagne Marie-Thérèse d'Autriche.
La reconnaissance du roi pour Madame Beauvais ne s'arrêta pas là. Alors qu'elle était confrontée à des difficultés financières, il lui accorda en 1667, le privilège des carosses et des messageries de Versailles (ville qui ont le sait jouait un rôle de plus en plus importante jusqu'à devenir en 1682 le lieu de séjour de la Cour).

La baronne de Beauvais, malgré son grand âge et sa prétendue laideur, avait un appétit sexuel qui la conduisit à recourir à des services masculins rémunérés. Après la mort de son mari en 1674, elle finit par être si ruinée qu'elle dut s'exiler pour finalement mourir en 1689 à Arrou dans l'Eure-et-Loir. 


jeudi 23 août 2018

XXXIII : Enceinte gallo-romaine rue de la Colombe (rétrospective 2008)


Voici un article qui était paru le 12 mai 2008 sur l'Indépendant du 4e :


Rue de la Colombe dans le 4e arrondissement, dans un des rares quartiers préservés par la réorganisation de l'île de la Cité décidée sous Haussmann au XIXe siècle, on peut voir l'emplacement de la plus ancienne enceinte parisienne connue. En effet le pavage au sol - en plus clair sur la photo ci-dessus - signale son emplacement. On ne le remarquerait pas s'il n'était pas signalé par une plaque très discrète apposée sur un mur.


 Il s'agit de l'enceinte construite au Bas Empire Romain, au IVe siècle après J.-C. pour faire face à la menace de plus en plus forte d'invasions par les peuples "barbares". Ce mur a été construit avec des matériaux de récupération pris dans les monuments gallo-romains comme on peut s'en rendre compte dans la crypte archéologique située sous le parvis de Notre Dame.

lundi 20 août 2018

CXXXVII : un coq signé Barye (rétrospective 2008)

Voici aujourd'hui un article qui était paru le 14 septembre 2008 sur L'Indépendant du 4e.


Voici un coq que l'on ne remarque pas forcément. Il est pourtant signé Antoine-Louis Barye, un des plus grands sculpteurs animaliers du XIXe siècle.  Cette statue orne chacun des quatre coins du socle de la "colonne de Juillet" place de la Bastille.



vendredi 17 août 2018

CXC : 21 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie : une superbe immeuble "Art nouveau" (rétrospective 2008)

Nouvel article pour cet été de la rétrospective 2008 : un article paru le 6 novembre 2008.


Au 21 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, on peut admirer un très bel immeuble qui date du début du XXe siècle : précisément de 1905 comme on peut le lire sur la façade. (A cette époque, dans le prolongement des percements décidés par Haussman, tout ce secteur a été rénové dans les années 1880-1900.) Cet édifice situé à l'angle avec la rue de Moussy est emblématique de "l'Art nouveau".


Je suis particulièrement sensible à ce style car, en août, j'ai visité pour la 2e fois le musée de "l'Ecole de Nancy". Dans la capitale de l'ancien duché de Lorraine, on peut en effet découvrir ce lieu qui permet de mieux connaître ce style de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ce courant artistique aussi appelé "Art nouveau" s'est caractérisé par la volonté d'intégrer des formes végétales (parfois aussi animales) dans l'architecture et le mobilier. C'est l'époque où à Paris, Guimard a conçu les bouches de métro-libelulles.

Au 21 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, l'architecte A.SIBIEN (d'après ce qu'on peut aussi lire sur le mur) a pris le parti d'intégrer dans une façade assez austère une profusion de détails végétaux qui donnent à l'ensemble une très grande élégance.

 J'avoue que je ne suis pas un spécialiste de botanique. Si certains ont des connaissances en la matière, ils peuvent peut-être préciser les différentes essences végétales que l'on peut reconnaître dans les photographies que j'ai prises des détails de cet immeuble.


 Je dédie tout particulièrement cet article d'une part à mon ami Nizar et à sa famille, d'autre part à mon ami Michel. Ils comprendront pourquoi les uns et les autres ...

(Je maintiens cette dédicace en 2018 !)

mardi 14 août 2018

XXX : Le Pont Marie (rétrospective 2008)


Je continue ma rétrospective 2008 avec un article qui était paru le 7 mai 2018 sur l'Indépendant du 4e.


Voici un pont sous lequel, d'après les guides des bateaux mouches, les amoureux doivent s'embrasser : le Pont Marie. Il s'agit du plus vieux Pont du 4e l'arrondissement.

En effet, le plus vieux pont de Paris est le Pont Neuf, n'est pas dans le 4e arrondissement mais il relie le 1er et le 6e arrondissement. Certains ponts du 4e sont construits à l'emplacement de ponts beaucoup plus anciens comme par exemple le Petit Pont et le Pont au Change. Mais, par sa construction et par son aspect le pont Marie est le plus ancien pont du 4e arrondissement : c'est ce qui fait son charme très particulier.

Il a été dessiné par l'architecte Christophe Marie. Sa construction a commencé en 1614 pour relier la rive droite à l'ïle Saint-Louis au moment où celle-ci était l'objet d'un projet d'aménagement. Christophe Marie a même pris en charge le coût de construction en contrepartie d'une concession de terrains sur l'ïle Saint-Louis-. Le pont a été fini en 1635. En 1658, suite au dégel, deux des arches du pont Marie ont été emportés par une crûe avec vingt-deux maisons. Par la volonté de Colbert, le pont a été reconstruit à partir de 1679 mais sans remplacer les maisons disparues. Il a fallu attendre 1788 pour que les maisons qui avaient subsistées soient détruites à la demande de Louis XVI qui voulait une ville plus aérée.

Ce pont fait 92m de long. Il comporte cinq arches de taille différente en forme de dos d'âne (la partie centrale est légèrement plus élevée). C'est un pont en pierre mais la charpente des piles, en bois, est d'origine. Mise à part une petite modification qui date de 1850, il  est donc le seul pont du 4e arrondissement à conserver l'aspect qu'il avait sous l'Ancien régime.


samedi 11 août 2018

XXXVI : Notre-Dame de Paris : un portail qui nous rappelle le XIIe siècle (rétrospective 2008)


Sur la façade principale de Notre Dame (donc la façade occidentale), le portail à droite est très particulier. En effet, si on l'observe attentivement on peut se rendre compte qu'il est d'une facture beaucoup plus ancienne que le reste de la façade. En effet, ce portail qui raconte l'histoire de la Vierge a une forme arrondie qui montre qu'il a été conçu à une époque où le style était encore roman.

 De plus, on peut observer que la Vierge en majesté représentée au centre avec l'enfant Jésus est dans un style qui rappelle les églises romanes du Massif central construites au XIe et XIIe siècles :
 

 

 Enfin, information peut-être encore moins connue, le tympan représente les deux principaux dirigeants de Paris au moment où la reconstruction de la cathédrale a été décidée puisqu'à gauche avec une crosse et une mître est représenté l'évêque de Paris, Maurice de Sully, et, à droite, agenouillé, avec une couronne sur la tête, Louis VII, roi de France de 1137 à 1180. Cela nous rappelle que la pose de la première pierre, en 1163, a justement eu lieu en présence de ces deux personnages... et du pape Alexandre III, réfugié en France en raison de sa querelle avec Frédéric Ier Barberousse. 

 Il est cependant fort probable que ces bas-reliefs ne soient pas d'époque car ce portail a été très endommagé en 1793 et la restauration opérée par Viollet-le-duc au XIXe siècle a parfois été un peu fantaisiste.