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jeudi 30 juillet 2026

MMCMXXV : Les statues du Louvre (41e volet) : Pierre Mignard par Jean-Baptiste Joseph Debay

  

Voici le 41e volet de la série consacrée aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Pierre Mignard que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :

La statue de Pierre Mignard est la 7e en partant de la gauche :

 

Pierre Mignard est né à Troyes (Aube), le 17 novembre 1612. Son frère ainé, Nicolas, né en 1606, a aussi été un grand peintre du XVIIe siècle. Il a été 1er peintre du roi Louis XIV de 1690 à 1695. Il a succédé à cette fonction à Charles Lebrun.

Cela explique que l'on trouve aux pieds de la statue le nécessaire pour peindre :


 La statue est une oeuvre de Jean-Baptiste Joseph Debay né à Nantes le 30 août 1802 et mort à Paris le 7 janvier 1862. Cet artiste était le fils du sculpteur du même nom (1779-1863) auquel on doit la statue équestre de Louis XIV à Montpellier et le frère d'Auguste Hyacinthe Debay (1804-1865) auquel on doit des statues de la fontaines des Mers de la place de la Concorde (voir article du 27 août 2023).

 

Deux remarques pour finir à propos de la statue de Mignard :

- 1°) comme toutes les statues des hommes illustres de la cour du Louvre, la statue de Pierre Mignard a été nettoyée depuis 2020. Voici une photo qui montre son état avant et après :

2°) Dans le département des sculptures du XVIIe siècle, le Louvre possède un superbe buste représentant Pierre Mignard et sculpté entre 1670 et 1690 par Martin van der Bogaer, dit Martin Desjardins :

La statue de la cour du Louvre représente un visage beaucoup moins inspiré :


mardi 30 juin 2026

MMCMXV : Les statues du Louvre (40e volet) : Jacques Amyot par Pierre Travaux

 

Voici le 40e volet de la série consacré aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Jacques Amyot que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :

La statue de Jacques Amyot est la 6e en partant de la gauche :

Jacques Amyot est né à Melun le 30 octobre 1513 et il est mort à Auxerre le 6 février 1593. C'était un prélat qui est surtout resté à la postérité pour ses traductions d'ouvrages antiques. Il a été précepteur des fils du roi Henri II. Il a été nommé Grand aumônier de France en 1561 par Charles IX. Il a été nommé évêque d'Auxerre en 1570. On lui doit la traduction en français des Vies parallèles des hommes illustres de Plutarque, ouvrage paru entre 1559 et 1565. Il a aussi traduit sept ouvrages de l'historien Diodore de Sicile. Dans les Essais II, Montaigne écrivait à son propos "Je donne, avec raison, ce me semble, la palme à Jacques Amyot sur tous nos écrivains français".

Jacques Amyot est représenté en prélat :

La statue est une oeuvre de Pierre Travaux. Ce sculpteur est né à Corsant (Côte d'Or) le 12 mai 1822 et mort à Paris le 19 mars 1869. On lui doit aussi la statue de Turgot (voir article du 16 mars 2024).

samedi 30 mai 2026

MMCMVII : Les statues du Louvre (39e volet) : Philippe de Commynes par Louis Lequesne

  

Voici le 37e volet de la série consacré aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Philippe de Commynes que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :


 La statue de Philippe de Commynes est la 5e en partant de la gauche :


 Philippe de Commynes (ou de Commines) est né en 1447 et mort en 1511. Membre de la noblesse flamande, il a d'abord servi en tant que conseiller des ducs Philippe le Bon, puis à partir de 1467, son successeur, Charles le Téméraire. En 1572, il passe au service du roi de France, Louis XI. Après la mort du roi de France, il tombe en disgrâce et est emprisonné à Loches par le roi Charles VIII en 1487 pendant la régence d'Anne de Beaujeu. 

Il a écrit ses Mémoires entre 1491 et 1498. Elles ont été publiées, après sa mort, en 1524. 

L'auteur est représenté avec sa gauche, un casque et une épée qui rappelle ses origines aristocratiques :

Le casque avec une tête de fauve est assez surprenant.

Sur le flanc droit du personnage, on peut voir les livres qui rappellent son rôle de mémorialiste :


 La statue est une oeuvre d'Eugène-Louis Lequesne, né à Paris le 15 février 1815 dans l'ancien 9e arrondissement de Paris et, mort le 3 juin 1887 dans l'actuel 8e arrondissement. Son père possédait un immeuble dans l'actuelle rue de Villehardouin (Paris 3e). Il a été pensionnaire de la l'Académie de France à Rome de 1844 à 1849. Son œuvre la plus seulement est la statue de la Bonne mère (1870) au sommet de la basilique Notre-Dame à Marseille.

On lui doit de nombreuses oeuvres dont la statue de saint-Louis sur la façade de l'église Saint-Paul-Saint-Louis (Paris 4e).

jeudi 30 avril 2026

MMDCCCXCIX : Les statues du Louvre (38e volet) : Fléchier par François Lanno

  

Voici le 38e volet de la série consacrée aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Fléchier que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :

La statue de Fléchier est la 4e en partant de la gauche :

Esprit Féchier est né à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse), le 10 juin 1632 et il est mort à Montpellier, le 16 février 1710. Homme d'Eglise, il est devenu célèbre pour ses prédications. Il a par exemple prononcé l'oraison funèbre de Turenne en 1676. Il a été grand aumônier de la Dauphine Marie-Anne Victoire de Bavière. Par la suite, il est devenu, en 1685, évêque de Lavaur (Tafn) puis de 1689 à 1710 de Nîmes. Il avait été élu membre de l'Académie française en 1672 (il a occupé le fauteuille n°10).

Fléchier est représenté en tenue ecclésiastique :


 Il tient dans la main des feuillets où on voit apparaître "oraisons funèbres" :


 Cette statue est une oeuvre de François Lanno. On doit aussi à ce sculpteur la statue de Blaise Pascal auquel j'ai déjà consacré un article (paru le 22 septembre 2022) [Un des dix articles les plus lus de ce blog]. 

 François Lanno né à Rennes le 16 février 1800 et mort à Beaumont-sur-Oise le 5 septembre 1871.Il a aussi sculpté la statue de Fénelon située sur la fontaine de la place Saint-Sulpice.

mardi 31 mars 2026

MMDCCCXCI Les statues du Louvre (37e volet) : Joinville par Jean Marcellin

  

Voici le 37e volet de la série consacré aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Jeanville que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :

La statue de Joinville est la 3e en partant de la gauche :

Jean de Joinville est né en 1224 et il est mort de 24 décembre 1317. Membre de la noblesse champenoise, il a accompagné le roi Louis IX à la croisade en Egypte lors de la 7e croisade (1248-1254). Il a survécu au au roi plus de 47 ans puisque Louis IX est mort à Tunis en 1270, lors de la 8e croisade (à laquelle Joinville avait refusé de participer).

Lors de l'enquête pour la canonisation de Louis IX, le témoignage de Joinville a joué un rôle prépondérant. Cela a permis à Louis IX d'être reconnu comme saint en 1294. La reine Jeanne de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel (roi de France de 1285 à 1314) a demandé à Joinville de rédiger un témoignage de la vie de Louis IX qui a été achevé en 1309.


La statue est une œuvre de Jean Marcellin. Ce sculpteur était né à Gap le 24 mai 1821 et il est mort le 22 juin 1884 dans le 14e arrondissement de Paris. On lui doit aussi la statue de Grégoire de Tours qui orne aussi la cour du Louvre (voir article du 29 avril 2023).

Voici l'acte de décès de Jean Marcellin :

On y lit que Jean Esprit Marcellin était décoré de la Légion d'Honneur. Celle-ci lui avait été décerné le 14 août 1862 :


 Je trouve cette statue de Joinville par Jean Marcellin très belle.


vendredi 27 février 2026

MMDCCCLXXVIII : Les statues du Louvre (36e volet) : Saint-Simon par Pierre Hébert

 

Voici le 36e volet de la série consacré aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Saint-Simon que l'on peut voir dans l'aile Henri IV, dans la partie Nord-Ouest de l'aile qui longe la cour carrée :

La statue de Saint-Simon est la 2e en partant de la gauche :

On peut aussi avoir une très belle vue sur cette statue depuis le 2e étage de la rotonde de Beauvais :


Saint-Simon est aussi représenté sur l'Hôtel de Ville, sur la façade de la rue de Lobau (voir article du 21 décembre 2008), voici la notice que j'avais écrite à l'époque à son sujet :

Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon est né à Paris le 16 janvier 1675 et il y est mort le 2 mars 1755. L'immense manuscrit de ses mémoires a été écrit dans les années 1740, c'est-à-dire 25 ans après la disparition de Louis XIV.

A la mort du duc de Saint-Simon, le texte des mémoires a été confisqué sur ordre de Louis XV et ce n'est qu'en 1829-1830 partiellement, puis intégralement de 1879 à 1928 que l'oeuvre intégrale a été publiée.

De la main droite, la statue tient le manuscrit des Mémoires et, sur un socle situé juste en dessous, on peut lire le nom de l'artiste et l'année lors de laquelle la statue a été sculptée :

 

Il s'agit de Pierre Hébert et l'année est 1857. J'ai déjà évoqué cet artiste car on lui doit aussi la statue de Mazarin située à quelques dizaines de mètre de là (voir article du 14 septembre 2023). Pierre Hébert né à Villabé (Essonne) le 31 octobre 1804 et mort le 16 septembre 1869 dans le 11e arrondissement de Paris. Pierre Hébert a aussi sculpté pour les façades du Louvre la statue de Saint-Simon et celle du maréchal Ney (sur la rue de Rivoli).

Il a épousé Jeanne Planson qui était la mère de Jeanne Bertaux dont il est ainsi devenu le beau-père. Jeanne Bertaux a sculpté la statue de Chardin sur l'Hôtel de Ville (voir article du 17 septembre 2008). Le fils de Pierre Hébert et de Jeanne Planson, Pierre-Eugène Hébert a sculpté la statue de Régnard pour l'Hôtel de Ville (voir article du 27 août 2008).

jeudi 29 janvier 2026

MMDCCCLXXII : Les statues du Louvre (35e volet) : Louvois par Aimé Millet

 

Voici le 35e épisode de la série relative aux statues qui décorent la cour du Louvre. Il concerne la statue de de Louvois l'on peut voir dans la partie Nord de l'aile Henri IV :

La statue de Louvois est la première en partant de la gauche :

 
 
Franois-Michel Le Tellier, marquis de Louvois,  - avec son grand rival, Colbert (voir article du 17 août 2023) - , a été un des plus grands ministres de Louis XIV. Né le 18 janvier 1641 à Paris, il était le fils de Michel Le Tellier, secrétaire d'Etat à la guerre de 1651 à 1677, puis chancelier de France de 1677 à 1675. Louvois a succédé à son père en tant que secrétaire d'Etat à la guerre en 1677. Il a aussi exercé, après la mort de Colbert en 1683, la charge de secrétaire de la Maison du roi et de surintendant des finances, jusqu'à sa mort le 16 juillet 1691.  Il est considéré comme celui qui a établi la domination des armées françaises dans le dernier quart du XVIIe siècle. 
 
Louvois est représenté tenant fièrement son porte-documents, sa serviette de ministre :

 Derrière lui, sur sa gauche, on peut voir une carte qui porte le nom de la Flandre, une province dont le rattachement à la France a été confirmé par le traité de Nimègue de 1678  :
 

Louvois a été sculpté par Aimé Millet né à Paris le 28 septembre 1819 et mort dans la même ville le 14 janvier 1891. Voici un portrait de lui par Nadar dans les années 1850 :

 

samedi 20 décembre 2025

MMDCCCLVIII : Les statues du Louvre (34e volet) : Lalande par Jean-Joseph Perraud


 Voici le 34e épisode de la série relative aux statues qui décorent la cour du Louvre. Il concerne la statue de de Lalande l'on peut voir sur la rotonde de Beauvais  :

La statue de de Lalande est la première en partant de la droite :


 Joseph Jérôme François de La Lande est né, le 11 juillet 1732, à Bourg-en-Bresse et il est mort à Paris, le 4 avril 1807. Il est plus connu sous le nom de Jérôme Lalande ou de Lalande. C'est une astronome. Il a étudié le système solaire en proposant en 1751, avec l'abbé de Lacaille,  un mode de calcul de la distance de la Terre à la Lune. En 1769, il a présenté des travaux sur l'orbite de Vénus. De 1789 à 1798, i a fait paraître une "Histoire céleste française" dans laquelle il décrit plusieurs dizaine de milliers d'étoiles.

Pendant la Révolution, il a  participé à la mise en place du calendrier révolutionnaire instauré en 1793. Il est aussi le co-fondateur du bureau des longitudes créé en 1795, année où il devient aussi directeur de l'Observatoire de Paris,fonction qu'il conserve sous le Consulat et l'Empire jusqu'à sa mort en 1807.

Il occupe dans l'histoire de l'art aussi un rôle important : la publication, en 1769, du Voyage d'un François en Italie en 1765/1766, a joué un rôle pour la redécouverte des Antiquités romaines.

La statue est une  œuvre de Jean-Joseph Perraud, né le 26 avril 1819 à Monay (Jura) et mort  dans le 6e arrondissement de Paris le 2 novembre 1876. Perraud a représenté de Lalande tenant une lunette astronomique :

Il a derrière son pied droit, une sphère armillaire et, derrière, à sa gauche des livres :

On doit aussi à Jean-Joseph Perraud, la statue de Saint Laurent à la tour Saint-Jacques (voir article du 10 août 2021).