samedi 31 octobre 2026

MMCMXLVIII : Les statues de l'Hôtel de Ville : Jean Goujon par Bernard Seurre

 

Voici le 44e volet de la série consacrée aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Jean Goujon que l'on peut voir sur le Pavillon de Sully situé dans la partie centrale de la façade donnant vers la Pyramide :

 La statue de Jean Goujon est celle située à droite :

Jean Goujon est un sculpteur qui est représenté sur l'Hôtel de Ville de Paris (voir article du 15 décembre 2010). Voici ce que j'avais écrit à son sujet à l'époque :"Jean Goujon est né en Normandie vers 1510. C'est un sculpteur de la Renaissance française qui a beaucoup travaillé dans la capitale. On lui doit notamment les caryatides de la salle de bal Henri II au Louvre et les bas-reliefs de la fontaine des Innocents. Persécuté pour ses opinions religieuses (protestantes), Jean Goujon s'est réfugié en Italie à Bologne dans les années 1560. On ne sait pas exactement quand et à quel endroit il est mort. Par contre, contrairement à ce qui est affirmé par certains,  il n'est pas mort assassiné lors de la Saint-Barthélémy en 1572."

Cela explique que Jean Goujon soit représenté avec à sa droite la tête d'une statue et un marteau :


 et à sa gauche un décor architectural :


 Cette statue est une oeuvre de Bernard Seurre. On doit aussi à ce sculpteur la statue consacrée à Molière qui se situe aussi dans la cour du Louvre (voir article du 25 novembre 2022). Voici les informations que j'avais déjà données concernant cet artiste : il est né à Paris, le 11 juillet 179,5 et mort dans le 5e arrondissement de Paris, le 3 octobre 1867). C'est le même sculpteur qui a représenté la statue de Molière en bronze que l'on peut voir sur la fontaine à l'angle de la rue de Richelieu et de la rue Molière (mais quelques années plus tôt puisque ce dernier monument date de 1844 alors que les statues des façades du Louvre datent de 1857).

 

lundi 26 octobre 2026

MMCMXLVII : Les neuf muses représentées sur les portes et dans les stucs de la Galerie d'Apollon du Louvre

Les portes consacrées aux neuf muses de la galerie d'Apollon au Louvre

Depuis mi-juillet 2026, la galerie d'Apollon du Louvre est à nouveau accessible au public. Ce n'était plus le cas depuis le dramatique cambriolage du 19 octobre 2025. Les vitrines placées en plein milieu de la galerie et qui avaient été modifiées il y a environ cinq ans (voir mon article du  15 février 2020) ont disparu. Il est triste qu'il ait fallu un tel drame mais la galerie est incroyablement plus belle sans ces présentoirs très moches qui la défiguraient.

On peut mieux apprécier les décors, par exemple, les neuf muses qui décorent neuf portes latérales situées le long de la galerie. Cela m'a donné envie d'écrire cet article.

De gauche à droite, en partant de la Seine le long de la partie ouest, voici les muses représentées :

1. Clio, la muse de l'Histoire :


2. Euterpe,  la muse de la Musique (sur la porte qui mène vers la Grande galerie) : 

3. Polymnie, la muse de rhétorique et de l'éloquence. 

 

4. Terpsichore, la muse de la danse : 

5. Melpomène, la muse de la tragédie : 


 6. Erato, la muse de la poésie lyrique :

 

7 : Thalie, la muse de la comédie :

8 : Uranie, la muse de l'astronomie :

 

9 : (côté Est de galerie): Calliopé, la muse de la poésie




lundi 19 octobre 2026

MMCMXLVI : La nef de Paris dans Paris Centre : la nef de l'école des Vertus

  

Voici un nouvel épisode de la série consacrée aux représentations de la nef de Paris dans Paris Centre. Il concerne celle que l'on peut voir sur la façade de l'école du 8, rue des Vertus (Paris 3e) :


 

On peut date cette nef de la période qui s'étend de 1900 à 1919 : en effet, sous la nef, on peut voir une médaille. Il s'agit de la légion d'Honneur remise à la ville de Paris à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900. 


 Elle date forcément par contre d'avant 1919, année lors de laquelle la ville, a reçu une seconde médaille : la Croix de Guerre.


 La nef a un aspect qui s'inscrit dans la continuité de celles du XIXe siècle : il s'agit d'un  grand voilier à trois mats :


 Son aspect est sensiblement différent de celui des autres nefs qui apparaissent aussi avec une seule médaille  :

- celle de l'école de la rue St-Germain-l'Auxerrois (Paris 1er) ( article du 22 mai 2026) :


 - la nef de l'école du 12, rue Dessoubs (Paris 2e) (article du 21 novembre 2025) : 

- la nef du 221, rue Saint-Denis (Paris 2e) (article du 5 juillet 2020) :

-  La nef de la Halles des Blancs-Manteaux-Pierre-Charles-Krieg (Paris 4e) (article du 24 novembre 2010)  :

- la nef de l'école du 11, rue Vivienne (Paris 2e) (article du 2 mai 2018) :


 

jeudi 15 octobre 2026

MMCMXLV : Les statues de l'Hôtel de Ville : les 12 allégories du quai de l'Hôtel de Ville. 5e volet, la tragédie par Auguste-Louis-Marie Ottin

  

Voici le 5e volet de la série consacrée aux statues des allégories que l'on trouve sur la façade côté quai de l'Hôtel de Ville de Paris :

La statue qui représente la tragédie est la 5e en partant de la gauche :


Le visage de cette statue a des traits superbes (qui ont été protégé des intempéries par son impressionnante coiffure) :

La statue devait certainement tenir dans la main droite un poignard ou un glaive mais, lui, a disparu :

Cette statue est une œuvre d'Auguste-Louis-Marie Ottin, né,  le 11 novembre 1811, à Paris et mort, le 7 décembre 1890, à Neuilly-sur-Seine. Ce sculpteur a joué un rôle non négligeable. Non seulement, il a participé au décor de la fontaine Médicis dans le Jardin du Palais du Luxembourg, mais il a fait partie des artistes qui ont participé à la première exposition impressionniste en 1874, boulevard des Capucines. (voir mon article du 19 novembre 2023). Il était même -cela est peu mentionné - l'artiste le plus représenté : sur les 161 oeuvres présentées (peintures et sculptures); il était l'auteur de 10 des statues exposées (dont quatre étaient des reproductions de son œuvre pour la fontaine Médicis) :

Voici une photographie d'Auguste-Louis-Marie Ottin par Nadar vers 1865. Certainement dans son atelier du 35, boulevard des Capucines,  où justement en 1874 a eu lieu l'exposition impressionniste :

Ainsi, parmi cette série des allégories de l'Hôtel de Ville, on trouve une œuvre d'un sculpteur déjà âgé (il avait plus de 65 ans quand les commandes ont été passées)

dimanche 11 octobre 2026

MMCMXLIV : Les façades de la période haussmanienne du Coeur de Paris

 

Voici un nouvel article où je liste les articles déjà parus sur l'Indépendant du Cœur de Paris à propos des façades d'immeuble de la période Haussmannienne, c'est-à-dire construit entre 1853 et 1870, l'époque où le baron Georges-Eugène Haussmann a été préfet de la Seine. Comme pour l'article à propos des façades du XVIIIe siècle et celui à propos des façades Art Déco, je les ai rangés par ordre chronologique de construction :

- 1854 : 95; boulevard Beaumarchais (Paris 3e) :


- 1856 :  116, rue de Turenne (Paris 3e) :

- 1857 : 9, rue Turbigo et 21, rue Etienne Marcel (Paris 1er) :

- entre 1855 et 1860: 105, boulevard de Sébastopol (Paris 2e) :

- 1864 : 51, boulevard Beaumarchais (Paris 4e) :


 - 1864 : 14, quai de la Mégisserie (Paris 1er) : 

  

- 1865  : siège de la compagnie d'assurances Le Monde, 12, rue du Quatre-Setptembre (Paris 2e) :

- 1867, 46, rue Saint-André-des-Arts (Paris 6e) :

 - 1869 : 69, rue des Halles (Paris 1er) :

 - entre 1865 et 1869 :57, rue de Turbigo (Paris 3e) : 


- 1869 : 77, rue de Turbigo (Paris 3e) :

 - date inconnue, certainement années 1850 : 38, bis rue de Rivoli (Paris 4e) :


- date inconnue (immeuble peut-être d'époque haussmannienne)  : 107, bouevard Sébastopol (Paris 2e) :