mercredi 31 janvier 2024

MMDCLXXIII : Retour à l'Hôtel de Ville pour les Voeux de Pierre-Yves Bournazel

  

Hier soir à l'Hôtel de Ville d,e Paris avaient lieu les Vœux du co-président "Groupe Indépendants et Progressistes" du conseil de Paris. J'ai été très content d'y assister car dans les mois qui ont précédé la campagne municipale de 2020 j'ai participé à la campagne du Président de ce groupe, Pierre-Yves Bournazel et j'ai vraiment été très heureux d'y retrouver de nombreux ami(e)s. "PYB" a prononcé, avec une très belle pugnacité, un discours dans lequel il a rappelé sa volonté de construire un projet d'alternative à Paris fondé sur l'amour de la Ville et de ses habitants. Le public était nombreux. On comptait environ 500 personnes dans les magnifiques salons des arcades (le salons des Lettres, celui des Arts et celui des Sciences).

Sur l'estrade, parmi les élus autour de Pierre-Yves Bournazel, on pouvait voir pour la première fois Martine Figueroa, membre depuis ce mois de Janvier 2024 du Conseil de secteur de Paris Centre, ce qui m'a énormément fait plaisir. Elle est tout à gauche sur la photo ci-dessous.

Ce blog s'appelle L'Indépendant du Coeur de Paris- et il a été précédé par L'Indépendant du 4e de 2008 à 2018-. Je ne pouvais donc pas être absent de ces vœux du co-président du groupe "Indépendants et Progressistes". Je suis désormais hors de tout parti politique mais j'observe toujours avec sympathie et bienveillance cette ambition que Pierre-Yves Bournazel porte devenir maire de Paris ce qui contrairement à d'autres est  la seule mission à laquelle il aspire.

Je le remercie chaleureusement de m'avoir invité car j'ai aussi pu en profiter pour refaire de nombreuses photographies des superbes décors de l'Hôtel de Ville comme on pourra s'en rendre compte dans de prochains articles puisque cet édifice est un des plus superbes monuments du centre de Paris.

dimanche 28 janvier 2024

MMDCLXXII : Sur les traces des Bains Chinois

  

J'ai publié en juillet 2023, un article à propos d'un tableau de Giuseppe Canella qui représentait la Halle aux Poissons (article du 7 juillet 2023). J'avais étudié cette peinture en détail pour montrer d'où il avait été peint.

Cependant, lors de la vente à Drouot, une 2e oeuvre de ce peintre était aussi présentée. Elle avait le même titre "Scène de la Vie parisienne". Or tout comme la première vue, il s'agit aussi d'un lieu qui représente Paris Centre mais cette fois dans le 2e arrondissement.

En effet, quand on observe ce tableau, on peut voir à l'arrière-plan un bâtiment qui était très célèbre dans la première moitié du XIXe siècle :

Or, au Musée Carnavalet dans la partie consacrée au XIXe siècle, on trouve une maquette de cette construction :


 

On y apprend que les Bains Chinois avait été construits en 1787. Ils étaient à la mode sous l'Empire et la Restauration. Ils sont commencé à décliner vers 1830. A cette époque les faux rocher décoratifs de la façade ont été remplacés par des boutiques. Finalement les Bains Chinois ont été détruits en 1853.

Ces deux gravures de 1787 (par Le Campion pour la gravure et Sergent-Marceau pour de dessin) montrent pour l'une la façade et pour l'autre la cour intérieure :

Voici une autre gravure qui semble dater de la fin du XVIIIe siècle : 

Ces bains chinois étaient tellement célèbres qu'ils font partie des monuments représentés sur les assiettes consacrées à Paris au début du XIXe siècle :

Le plan cadastral Vasserot du début du XIXe siècle donne une idée de la disposition des lieux :

On voit qu'atour de la cour en fer à cheval il y a avait ce qui ressemble à des cabines individuels :

Sur la gravure suivante on voit les boutiques qui avaient remplacé le décor de rochers de la façade sur le boulevard. On peut penser que les obélisques sont liés à une mode contemporaine de l'érection de celui de louxor sur la place de la Concorde (donc dans les années 1830) : 

La photographie suivante a prise en 1853 juste avant la destruction des Bains chinois :

En observant la partie droite de la façade on voit qu'il y avait des idéogrammes :

Pour localiser précisément, les Bains Chinois sur le boulevard des Italiens, on peut aussi observer de près cette gravure de 1846 :

On voit que les Bains Chinois étaient le pâté de maisons situés à droite de celui du pavillon de Hanovre (à l'emplacement de l'actuel Berlitz (voir article du 18 avril 2022) :

On peut ainsi observer l'emplacement auquel se trouvait les Bains chinois :

Au musée d'Orsay, on peut voir une maquette du quartier de l'Opéra en 1914. On peut voir l'emplacement des Bains Chinois près de 60 ans après leur disparition :


 En regardant de près cet angle du pâté de maison, on peut se demander si un partie de ce qui constituait les Bains Chinois n'as pas subsisté :

En effet si on observe l'immeuble situé juste après le long de la rue de La Michodière, on peut observer que la disposition des fenêtres mansardées est très semblable :


Or, j'ai déjà consacré un article à cet immeuble, sans faire à l'époque de liens avec les Bains Chinois, celui consacré au 20 rue de la Michodière (article du 20 décembre 2021). Je m'étais demandé à quoi correspondait le décor que l'on peut voir dans la cour de cet immeuble avec une statue antique que j'avais daté de la fin du XVIIIe siècle :

On peut penser qu'il s'agit en fait là d'un vestige des Bains chinois ou d'au moins une dépendance des Bains chinois.


vendredi 26 janvier 2024

MMDCLXXI : Les statues de l'Hôtel de Ville : Série sur les Villes de France (19e volet) : Poitiers par Ferdinand Taluet

Voici le 19e épisode de la série consacrée aux statues des villes de France qui ornent la façade de l'Hôtel de Ville de Paris. Il concerne la statue de la ville de Poitiers qui est la 5e en partant de la droite de la façade principale qui donne sur la place de l'Hôtel de Ville :


Il est difficile d'identifier cette statue. En effet, elle tient un écu dans la main gauche mais il est difficile d'y lire des détails. On en devine sur la face interne :

En tout cas, sur la face externe (que l'on voit très mal car elle est tournée vers la paroi il semble qu'il n'y ait rien du tout :

Quant à savoir ce que la statue tient la main droite, j'avoue ne pas en avoir la moindre idée :


Cette statue est une œuvre de Ferdinand Taluet né à Angers le 13 novembre 1820 et mort à Urou-et-Crennes (Orne) le 12 janvier 1904. Il a été inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse. On peut voir plusieurs de ses oeuvres au Musée des Beaux-Arts d"Angers. On lui doit une statue de Saint Louis à Saint-Germain-l'Auxerrois.



mercredi 24 janvier 2024

MMDCLXX : Mon premier "Conseil de secteur" de Paris Centre

 

Hier, soir,  le mardi 23 janvier 2024, pour la première fois depuis juillet 2020, j'ai assisté au "conseil de secteur" de Paris Centre. En tweetant à ce sujet je me suis rendu compte que pas mal de monde se demandait ce que cela peut bien être un "Conseil de secteur". Il faut en effet préciser que depuis la fusion des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissement mise en application en Juillet 2020, il n'y a plus dans cette partie de Paris des conseils d'arrondissement mais donc ce "conseil de secteur".

Pendant des années, de 2007 à 2020, j'avais assisté à un très grand nombre de conseils d'arrondissement du 4e, y compris, le dernier en janvier 2020 (voir mon article du 29 janvier 2020). J'ai d'ailleurs été très content de retrouver plusieurs des fidèles de ce conseil avec qui j'ai partagé les bancs de la salle des mariages de la mairie du 4e où se tenait ces conseils (à l'époque pour certaines en soutenant des élus de listes opposées : Evelyne Denis, Sophie Pons et Geneviève Bourgoin avec qui je crois pouvoir dire qu'avec le temps nous avons appris à nous apprécier).

Si je n'étais pas venu depuis 2020, c'est parce que la liste à laquelle j'avais participé à l'hiver 2020 (aux côtés d'ailleurs de Geneviève Bourgoin) n'était presque pas représentée par le seul élu qui en était issu après la campagne difficile du printemps 2020 : Pacôme Rupin. En effet, -je ne vais pas m'étendre plus sur le sujet- celui n'a pas été particulièrement investi dans son rôle de conseiller d'arrondissement de Paris Centre ce qui m'a assez agacé car j'attache beaucoup d'importance à l'action sur le terrain auprès des habitants. La bonne nouvelle est qu'il a décidé de démissionner pour se consacrer à la lourde tâche qui est le sienne depuis plus d'un an : la Direction générale du Refuge. Ainsi, après le désistement des 2e et 3e de la liste, Martine Figueroa qui était 4e position est devenue élue (voir mon article du 18 janvier 2024). 

Je faisais ainsi partie du public venu beaucoup plus nombreux que d'habitude -comme cela a été remarqué par plusieurs élu(e)s- qui étaient présent pour assister à ce 1er conseil de Martine Figueroa. Je l'ai fait pour ma part car c'est une amie et que sans plus appartenir à aucun parti politique je n'ai aucun problème à échanger amicalement avec tous les courants politiques qui avaient soutenu notre liste en 2020. 

Je n'ai pas été déçu par les prises de parole de Martine Figueroa qui après avoir été installée dans ses fonctions par le maire de Paris Centre Ariel Weil,  a expliqué dans un propos liminaire qu'elle refuserait le sectarisme et qu'elle voterait les mesures proposées au cas par cas en fonction de ce qu'elle estime l'intérêt des habitants de Paris Centre.

Parmi les très nombreuses délibérations proposées, deux ont conduit à des débats avec des points de vue particulièrement opposés :

- concernant la délibération qui concerne un accord avec le Ministère des Armées à propos d'un accord avec la Ville de Paris pour lui laisser gérer les travaux du square de l'Île-de-France, Martine Figueroa a voté contre car elle a rappelé que sur ce sujet, il fallait revoir le projet, en revoyant ce qu'il a de contestable et en écoutant davantage ce qui a été mis en avant dans la pétition lancée à ce sujet (celle de Baptiste Gianeselli [voir article du 24 avril 2023]).

- à propos d'un vœu de la majorité municipale relatif à la volonté de planter une trentaine d'arbres sur le quai aux Fleurs (voir mon article du 11 janvier 2023) suite à un blocage qui semble venir principalement de la Préfecture de Police, elle s'est abstenue. En effet, refusant de voter contre ce vœu -comme l'ont fait d'autres élus-, elle a estimé qu'il était impossible de prendre position contre cette rare possibilité de planter des arbres dans le cœur de Paris mais elle a rappelé qu'il était là aussi nécessaire de faire davantage de concertation, notamment pour répondre aux interrogations de certains riverains, tout en espérant parvenir à un accord qui permettra de verdir ce quai de l'île de la Cité.

Je suis donc ravi d'avoir assisté à ce conseil. Je tiens à remercier une membre du personnel municipal qui a proposé des boissons au public. Nous n'étions pas habitué à de tels gestes à la mairie du 4e avant 2020. Il est vrai qu'avec la fusion, les conseils de secteur durent plus longtemps que les conseils d'arrondissement. Celui s'est achevé un peu après 22h au bout de plus de 3h d'échanges.

Le prochain aura lieu le 6 mai 2024. Sauf empêchement, j'y serai présent !


lundi 22 janvier 2024

MMDCLXIX : Une façade du Paris qui a environ trois siècles au 71 rue des Gravilliers

 

Au 71 rue des Gravilliers (Paris 3e), on trouve une façade ancienne (comme on peut en voir de très nombreuses dans le Marais où elle est située).Elle a toutes les caractéristiques des façades de la fin du XVIIe ou du XVIIIe siècle :

Quand on pénètre dans son entrée, on découvre un couloir avec des murs à pan de bois :

au fond sur la droite on peut admirer un bel escalier ancien :

Le tout ne manque pas d'élégance notamment avec les œils-de-bœuf qui apportent de la lumière dans la couloir et l'escalier. 

Sur la plan Turgot des années 1730, on se rend compte qu'à cette époque cette partie de la rue des Gravilliers (le tronçon entre la rue Saint-Martin et l'actuelle rue Beaubourg) portait le nom de rue "Jean Robert". (A ne pas confondre avec la rue Jean Robert qui aujourd'hui se trouve dans le 18e arrondissement).

De plus comme l'immeuble est situé côté impair il fait partie de ceux dont la façade est dessinée sur le plan.

On peut ainsi voir cet immeuble relativement haut et étroit:


 Sachant ainsi qu'au  XVIIIe siècle, cet immeuble était situé dans un rue qui avait pour nom "Jean Robert", je suis allé chercher dans le Dictionnaire Administratif et Historique de 1844 les informations que je pouvais trouver sur cette rue :

On y apprend ainsi que cette partie de la rue des Gravilliers a pris le nom de Jean Robert au début du XVIIIe siècle mais que cette rue était lotie et construite dès le milieu du XIIIe siècle. En effet, elle était située à proximité immédiate du Prieuré Saint-Martin. On peut s'en rendre compte en regardant un plan encore plus ancien que le plan Turgot : le plan de Bâle du milieu du XVIe siècle :

J'ai poursuivi mon enquête en regardant le plan Cadastre Vasserot du début du XIXe siècle, on peut y observer la rue Jean-Robert et je pense avoir reconnu l'immeuble qui correspond à l'actuel 71 rue des Gravilliers :

On y reconnaît déjà le couloir d'accès et l'escalier au fond à droite :

samedi 20 janvier 2024

MMDCLXVIII : Les statues du Louvre : Série les personnages (18e volet) : Montesquieu par Charles-François Nanteuil-Leboeuf

 

Voici le 18e épisode de la série relative aux statues qui décorent la cour du Louvre. Il concerne la statue de Montesquieu que l'on peut voir dans la partie de l'aile Turgot qui est tournée vers la Pyramide du Louvre.

La statue de Montesquieu est la 10 e en partant de la gauche :

La 1ère en partant de la droite :

Montesquieu, Charles Louis de Secondat baron de la Brède et de Montesquieu, est né 18 janvier 1689 à la Brède et le 10 février 1755 à Paris. Magistrat de formation, c'est un des plus grands penseurs des Lumières. Dans De l'Esprit des Lois publié en 1748 est une brillante analyse des règles qui peuvent permettre la mise en place d'un régime politique équilibré et respectueux de l'individu.

Cette statue est une oeuvre de Charles-François Nanteuil-Leboeuf. Ce sculpteur a la particularité d'être né à Paris un jour historique : le 10 août 1792. Il est mort dans le 6e arrondissement de Paris le 1er novembre 1765.

On doit à ce sculpteur le fronton de l'église Saint-Vincent-de-Paul (Paris Xe) [Voir article du 16 février 2023]