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lundi 13 mars 2023

MMDXLVIII : Le changement de disposition de la salle du Conseil de Paris

  

Je viens de renter en possession, ce week-end (un achat à la foire de Chatou), de cette carte postale qui m'a intriguée. Il s'agit en effet de la salle du Conseil de Paris à l'Hôtel de Ville. Elle date du début du XXe siècle (et dont assez longtemps après la reconstruction de l'Hôtel de Ville après l'Incendie de la Commune de Paris).

Ce qui m'a beaucoup surpris, c'est la disposition de la salle. On y voit en effet la tribune d'où le Conseil de Paris était présidé sur le côté et non pas sous les fenêtres comme c'est le cas aujourd'hui.

De plus, on voit qu'à l'époque, face aux fenêtres, il n'y avait pas de loges d'où le public peut assister aux séances. Elles étaient uniquement sur les côtés. 

La salle a donc connu un profond remaniement. Peut-être autour de 1977, avec l'élection du maire de Paris par les habitants mais je n'ai pas de certitude à ce sujet. Si quelqu'un a quelques lumières à ce sujet, je complèterai cet article.


dimanche 8 avril 2018

MCMLXXI : Des panneaux fantomes qui deviennent les symboles d'une autre bérézina de Mme Hidalgo


Depuis le début du mois de janvier 2018, les Parisiens ont remarqué que les panneaux d'affichage JC Decaux restent vides. Je publie cet article pour faire un petit point pour rappeler à tous à quel point ils sont le symbole d'une bérézina totale pour la municipalité actuelle.

1°) Cest un fiasco juridique puisque c'est une erreur de gestion dans l'attribution du marché qui a conduit le tribunal administratif de Paris a annulé le contrat entre la ville et JC Decaux. D'après un article du Parisien du 2 janvier 2018, cela devait conduire à une perte de 30 millions d'Euros par an pour le budget parisien. 15€ par habitant donc !

2°) Le Conseil d'Etat en a remis une couche début février  : il a décidé de contraindre l'entreprise JC Decaux à démonter l'ensemble des 1630 panneaux publicitaires qui se trouvent dans Paris comme l'a annoncé le journal Le Monde a publié un article le 5 février 2018 (dans lequel cette fois les pertes  pour les finances de la ville sont estiméesà 40 millions d'Euros : on est plus à 10 millions d'Euros près).

3°) Mais on n'a jamais fini de toucher le fond avec cette municipalité puisque deux mois après.... les panneaux ne sont toujours pas démontés ! Le Parisien a publié un article le 1er avril 2018 (mais ce n'était pas un poisson) : "Panneaux publicitaires à Paris, le démontage se fait attendre". On peut y lire que le maire écolo du 2e arrondissement a dénoncé le fait que la Ville de Paris reste dans l'illégalité. Outre ce fiasco juridique, la majorité qui soutient Mme Hidalgo continue de prendre l'eau ! 

Bref, l'aventure rocambolesque des panneaux JC Decaux et de leur démontage n'a toujours pas trouvé son épilogue au jour où je publie cet article le 8 avril 2018. 



jeudi 21 août 2008

CXV : Conseil de Paris : quelques questions sur la dette de la Ville

 

J'ai assisté à la séance du Conseil de Paris de début juillet 2008.Au moment de ma visite, le sujet n'avait rien de très enthousiasmant puisque l'ordre du jour appelait le vote du budget supplémentaire. Le genre de sujet technique dans lequel les débats sont souvent techniques et les prises de position d'un classicisme à toute épreuve : la majorité de gauche est pour toutes les propositions, l'UMP contre tout et le Nouveau Centre s'abstient sur tout, seuls les Verts tanguent...

Dans ce débat donc très technique deux informations ont retenu mon attention et doivent conduire à une certaine vigilance :

- la dette de 2,1 milliards d'euros. Elle est certes de seulement 1000€ par habitant ce qui est deux fois moins que Lyon et trois fois moins que Marseille. Cependant, cette dette a augmenté de 50% depuis l'arrivée au pouvoir de Bertrand Delanoë puisqu'elle n'était que de 1,4 milliards d'Euros.

- les taxes perçues par la Ville au titre des droits de mutation se sont élevées en 2007 à 900 millions d'euros. Ce montant ne s'élevait qu'à 483 millions d'euros en 2001. Dans un contexte de ralentissement de l'immobilier, la Ville semble donc avoir mangé son pain blanc. N'aurait-elle pas du en profiter pour réduire la dette au lieu de l'augmenter... ?

Voilà une gestion qui n'est pas si éclairée que cela ! M.Delanoë l'a emporté en mars 2008, mais je ne suis pas sûr que les Parisiens avaient conscience de cette évolution des comptes de la Ville.

Vu l'état des finances de l'Etat, on espère que s'il aspire à des fonctions encore plus éminentes, il se résoudra à une gestion plus avisée. Voir le compteur de la dette publique qui montre que malheureusement l'Etat est lui aussi de plus endetté. Un legs que les générations futures devront prendre en charge (environ 20 000 € par habitant !)