mardi 14 décembre 2021

MMCCCLXXIII : Une superbe retrospective consacrée à Joseph Csaky à la Galerie de Vos


Les galeries du Coeur de Paris sont des lieux qui participent à la vie culturelle de Paris. En ce moment, à la galerie de Vos (7 rue Bonaparte dans le 6e arrondissement), on peut admirer une magnifique rétrospective consacrée au sculpteur d'origine hongroise Joseph Csaky (1888-1971) à l'occasion du 50e anniversaire de sa disparition.

 

Les plâtres présentés permettent de comprendre l'évolution de l'artiste qui a près avoir été un précurseur dans le courant cubiste a évolué vers des formes plus en rondeurs qui sont vraiment très belles. Les nombreuses œuvres présentées sont mises en valeur par une superbe scénographie.

Les jeux d'ombre et de lumière permettent de mettre en valeur les formes sculptées par Csaky :

Voici un choix très personnel qui rend compte de l'évolution du style de l'artiste :


 
Tête cubiste, 1914
 
Femme debout, 1926
 
 
Tête de jeune femme, 1925
 
 
Nu assis, 1928
 
Femme genou à terre, 1930

Phoque, vers 1950

 
La danseuse, 1954
 
 
Mouvement, 1961

dimanche 12 décembre 2021

MMCCCLXXII : Une exposition consacrée à l'architecte Henri Ciriani au Pavillon de la Comtesse de Caen

 

Voici un espace d'exposition que je viens de découvrir. Dans l'aile droite de l'Institut, le "Pavillon de la Comtesse de Caen". Depuis le 9 décembre, et jusqu'au 9 janvier, on peut y voir une exposition gratuite consacrée à l'architecte Henri Ciriani auquel on doit notamment le Mémorial de Péronne (1987-1992) et le Musée de l'Arles Antique (1983-1995).

L exposition présente une quinzaine de dessins réalisés par l'architecte dont celui-ci pour le Mémorial de Péronne : 

et deux maquettes dont celle du Musée d'Arles :

Une notice biographique permet de mieux connaitre cet architecte :

et on peut aussi regarder une très longue interview vraiment passionnante dans laquelle Henri Ciriani explique son travail et sa démarche. Elle est vraiment passionnante (même s'il faut tendre l'oreille pour bien entendre).






vendredi 10 décembre 2021

MMCCCLXXI : La nef de Paris dans Paris Centre (45e volet) : La nef du fronton principal de la Bourse du Commerce

 

En avril dernier, j'ai consacré un article à la nef de Paris que l'on peut voir à la base de la nef de Paris située sur la colonne Médicis à l'arrière de la Bourse du Commerce (voir article du 21 avril 2021). Cette nef datait du 1er Empire.

Or, l'article d'aujourd'hui concerne celle que l'on peut voir sur la façade centrale de ce bâtiment dans le fronton situé au-dessus du portail d'entrée :

Ce fronton est très élégant :

L'ensemble de ce décor date des années 1880 quand l'architecte Henri Blondel transforma la Halle aux grains en Bourse de commerce.  Il a été sculpté par Aristide Croisy (1840-1899) : la Ville de Paris est représentée au centre entourée d'allégorie de l'Abondance et du Commerce : 

mardi 7 décembre 2021

MMCCCLXX : Les rues de Paris Centre : La rue Feydeau, une rue dont le tracé dont le tracé date du XVIIe siècle et dont le nom rend hommage au propriétaire du fief où elle était située au XVIIe siècle.

  

La rue Feydeau est située dans le 2e arrondissement, au nord de la place de la Bourse, elle fait 252m de long et relie la rue Montmartre à la rue de Richelieu en suivant un tracé en courbe comme on le voit sur les photographies ci-dessous :

    La parte Est (vue depuis la rue de Richelieu) :

la partie centrale en regardant vers l'Est: 

l'extrémité Est (avec sur la gauche le n°24 auquel j'ai consacré l'article du 8 octobre 2021) : 

 Cette rue a joué un certain rôle dans mon histoire familiale. Sans y réfléchir, j'avais pensé jusqu'ici qu'elle rendait hommage au grand dramaturge Georges Feydeau qui a vécu de 1862 à 1921 mais mon attention a été attirée par le fait que certaines plaques montrent que cette voie avait déjà cette appellation au XVIIIe siècle : on peut voir les restes des plaques gravées à l'époque du lieutenant général de police René Hérault dans les années 1730 (même si on voit que l'orthographe a varié) :

Cette rue apparaît aussi sur le plan Turgot réalisé dans les années 1730 avec ce même nom bien longtemps avant l'existence de Georges Feydeau :

Or une famille Feydeau a joué un rôle important au XVIIe et au XVIIIe siècle avec notamment notamment Paul-Esprit Feydeau de Brou (1682-1767), intendant de la généralité de Paris de  1742 à 1744 et Claude-Henri Feydeau de Marville (1705-1787), lieutenant général de police de Paris de 1740 à 1747 auquel on doit une ordonnance du 10 octobre 1741 qui "défend aux pâtissiers, confiseurs et "autres gens qui font profession de sucre" d'utiliser des colorants chimiques et leur enjoint de n'employer que des substances naturelles à base de fruits et de plantes comestibles". (voir site de la Société Française d'Histoire de la Police). 

Cependant, en approfondissant les recherches, je me suis rendu compte que ce nom est du à une autre branche de la famille : les Feydeau de Vaugien qui étaient installés dans le Finistère avec notamment Jean-Marie Feydeau de Vaugien (1732-1786), son père Louis-Charles Feydeau de Vaugien (1694-1755) mousquetaire puis lieutenant aux Gardes françaises, son grand-père Henry Charles Feydeau de Saint-Rémy (1647-1703). La mère de ce dernier Catherine Vivien (décédée vers 1658) était "Dame de la Grange Batelière" et le père de celle-ci Louis Vivien était seigneur de Saint-Marc et de la Grange Batelière. 

Or la famille Vivien était elle aussi une influente famille parisienne (voir dans les archives un acte de la 2e moitié du XVIe siècle sur le site  France Archives) qui possédait le fief de la Grange Batelière qui était situé au Nord de Paris au-delà de l'enceinte de Charles V et qui a donné son nom à une rue du 9e arrondissement : la "rue de la Grange Batelière". 

 On peut voir sur le plan de Bâle des années 1550 à quoi ressemblait cette "Grange Batelière et sa situation par rapport à l'enceinte de Charles V : 

Sur ce plan de 1860, j'ai représenté l'emplacement de l'enceinte de Charles V qui se voit encore avec le tracé des rues des Cléry et d'Aboukir (au Sud), la rue de la Grange Batelière (au Nord) et entre les deux la rue Feydeau :


Cette rue porte ce nom car au XVIIe siècle quand la rue a été percée, c'est la famille Feydeau qui était propriétaire de ce fief qui désormais faisait partie de Paris. Ce fief était entré depuis peu dans la famille Feydeau par le mariage célébré en en 1625 entre Catherine Vivien et Henry-Charles Feydeau de Saint-Rémy.

Cependant, la famille Vivien n'a pas été oubliée de la toponymie parisienne puisqu'elle a donné son nom à une autre voie de Paris Centre : la rue Vivienne qui est perpendiculaire... à la rue Feydeau.

samedi 4 décembre 2021

MMCCCLXIX : Des éléments d'un très beau retable de la Renaissance que l'on pouvait admirer à l'église Saint-Merry.

 

Parmi les belles (re)découvertes que l'on a pu faire cette année avec la réouverture du musée Carnavalet, on compte ces quatre bas-reliefs en calcaire qui décoraient un retable consacré à Saint-Merry dans l'église du même nom.

On peut voir tout d'abord une représentation de la Cène :

puis trois autres illustrations de la Bible :

avec tout d'abord, le Sacrifice d'Isaac :

puis Jésus au Mont des Oliviers :

puis une scène plus difficile à interpréter et tirée de l'Histoire de Moïse, la Collecte de la Manne :

Ces sculptures ont longtemps été attribuées à Pierre Berton qui a été actif entre 1541 et 1568 mais cela est aujourd'hui remis. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une œuvre d'un excellent sculpteur du XVIe siècle comme le montre le traitement des corps, des drapés et du mouvement (notamment dans le sacrifice d'Isaac).

mercredi 1 décembre 2021

MMCCCLXVIII : Exposition Martin Margiela à la fondation Galeries Lafayette Anticipations

 

Il y a bientôt près de 5 ans, le 5 décembre 2016, j'avais assisté dans la salle des fêtes de la mairie du 4e à la réunion de présentation du projet d'installation de la fondation des Galeries Lafayette, "Lafayette Anticipations" entre la rue du Plâtre et la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dans ce qui correspondait auparavant à des magasins du BHV (voir mes articles du 4 novembre 2015 et du 12 décembre 2016). J'ai donc été content de pouvoir découvrir, à l'occasion d'un stage l'exposition présentée en ce moment -et jusqu'au 2 janvier 2022- par l'artiste belge Martin Margiela dans ce lieu consacré à l'art contemporain (qui je pense reste mal connu par les riverains).

Le principe de cette fondation est que des artistes sont invités à utiliser les services de fabrication de leurs oeuvres qui sont mis à leur disposition au sous-sol. J'ai eu la chance de pouvoir visiter ces ateliers :

L'exposition permet de découvrir des oeuvres pour le moins insolite que l'on ne peut vraiment comprendre qu'à l'aide de médiateurs culturels qui permettent de comprendre la démarche de l'artiste. J'ai choisi quelques oeuvres dans les expliquer dans cet article. Ceux que cela intriguera pourront aller voir sur place (les visites sont gratuites).



dimanche 28 novembre 2021

MMCCCLXVII : Des vues prises en différentes saisons du square Jean XXIII avant l'incendie de la cathédrale Notre-Dame

  

Au moment où certains semblent considérer comme une urgence de repenser le square Jean XXIII situé au chevet de Notre-Dame, je me suis replongé dans mes archives pour retrouver des photos que j'avais prises avant le triste incendie de la cathédrale en avril 2019.

On jugera que ce jardin que ne manquait pas de charme et ce, quelque soit le mois de l'année, même en hiver au moment où les feuilles sont tombées  !