lundi 15 juin 2015

MDLXXVIII : Une très bonne nouvelle : la restauration de l'Hôtel des "Ambassadeurs de Hollande" a commencé

 

En sept ans de publication, je n'ai évoqué qu'un fois ce très bel endroit (article du 19 juillet 2009) à propos des anges qui ornent la porte d'entrée : l'Hôtel Amelot de Bisseuil, souvent appelé "Hôtel des Ambassadeurs de Hollande, même s'il n'a jamais hébergé la moindre ambassade. 

Depuis de très nombreuses années, le très beau portail de cet hôtel particulier situé rue Vieille du Temple est dans un état qui laisse présager un triste état à l'intérieur.

J'ai donc été heureux d'apprendre grâce à un article paru sur le blog de l'association "Vivre le Marais !" que les travaux de restauration avait commencé. (voir article du 3 juin 2015).

Je tenais donc à saluer à mon tour sur "L'indépendant du 4e" le démarrage des travaux.

Reste à savoir quel est le devenir de ce très bel endroit... et là un autre article paru sur "Vivre le Marais !" semble montrer que très peu d'informations circulent à ce sujet (voir article du 18 mars 2015).


dimanche 7 juin 2015

MDLXXIV : La "maison" d'Abélard et Héloïse au 9 quai aux fleurs

 

Au 9-11 quai aux Fleurs, on peut observer une façade qui permet de rappeler les tumultueuses amours entre Abélard et Héloïse au XIIe siècle. On peut avoir des doutes sur la localisation précise de la "Maison d'Abélard et Héloïse" mais il est intéressant de voir comment les artistes du milieu du XIXe siècle ont donné libre cours à leur imagination pour décorer cette façade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Tous ces mascarons évoquent avec beaucoup de libertés la mode du XIIe siècle !

jeudi 4 juin 2015

MDLXXIII : Une vue insolite des échafaudages de Saint-Paul-Saint-Louis

 

J'ai déjà consacré en Octobre 2014 un petit article à la vue insolite que l'on peut avoir du dôme en restauration de l'église Saint-Paul-Saint-Louis (article du 18 octobre 2014).

En me promenant sur la rive Nord de l’île Saint-Louis, mon œil a été attiré par la vue non moins singulière que l'on peut avoir des escaliers qui permettent de monter dans ce dôme en restauration. Un ouvrage vraiment spectaculaire.


mardi 2 juin 2015

MDLXXII : Les animaux du coeur de Paris : Un chat dans les rues du quartier Saint-Gervais

  

En se promenant dans les rues du 4e, on peut faire de surprenantes découvertes. Ainsi dans le quartier Saint-Gervais, j'ai pris en photo ce plot transformé en chat. Une très belle réussite !

Je n'ai jamais été un grand fan des plots mais ce genre de transformation leur donne un certain intérêt artistique !



 

samedi 30 mai 2015

MDLXXI : Les superbes roses du "Jardin des Combattants de la Nueve"

  

Je tiens à souligner l'existence d'un "nouveau" lieu superbe dans le 4e arrondissement (Preuve que si le maire du 4e m'a labellisé "blog d'opposition" dans un  récent article du Monde, il m'arrive de dire du bien de la municipalité actuelle...). Comme je l'ai signalé dès le mois de janvier dernier, le square situé au Sud de l'Hôtel de Ville est désormais accessible au public le week-end. 

Lors du mémorable Conseil d'arrondissement de 2 mars 2015, la conseillère du 4e arrondissement Marianne de Chambrun avait annoncé que ce nouvel espace vert accessible à tous serait rebaptisé "Jardin des Combattants de la Nueve". Avec une très grande rigueur historique, elle avait expliqué qu'il s'agissait de rendre hommage à ce régiment composé principalement de Républicains espagnols qui, le 24 août 1944, a été la première force de la 2e Division Blindée du général Leclerc à entrer dans Paris. On ne peut donc que se féliciter de cet hommage, qui soulignant l'amitié franco-espagnole autour de l'idéal de Liberté, ne peut pas laisser indifférent l'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo.

La signalétique relative au nom de cet espace vert a donc été changé pour indiquer le nouveau nom de ce jardin  :

Cependant, j'ai ressenti une satisfaction encore plus grande en observant l'aspect de ce jardin au Printemps. J'ai découvert ainsi une très belle roseraie avec une grande diversité de couleurs:

A noter, pour finir que cette roseraie met superbement en valeur la statue d’Étienne Marcel qui sert d'"avatar" à ce blog depuis 2008 :


mardi 12 mai 2015

MDLXI : Patrimoine "cultuel", il est urgent d'agir...

  

Je me suis abstenu d'écrire un article à propos de la chute d'un morceau du clocher de l'église Saint-Louis-en-l'île à la fin du mois de mars 2015 puisque l'affaire a fait tant de bruit qu'elle a été relayée par le principal journal d'information local (voir article du Parisien du 31 mars 2015). Un morceau de fonte de 3,5Kg est tombé au sol.

Je tiens cependant à publier cet article car suite à cet incident la Ville de Paris a annoncé qu'une rallonge budgétaire de 80 millions (d'ici 2020) était prévue afin de permettre la restauration de plusieurs grandes églises. (Voir article du Monde daté du 20 avril 2015)

Je ne suis pas certain que cela soit suffisant. Paris est la Ville la plus visitée du monde. Le patrimoine religieux est avant tout un patrimoine culturel et artistique qui participe à l'image de Paris et de la France. Que peuvent penser les millions de touristes venus du monde entier quand ils déambulent dans l'île Saint-Louis et qu'ils voient ces tristes filets qui enserrent une partie de la façade de l'église Saint-Louis-en-l'île ?

Je l'ai déjà évoqué sur ce blog. L’État ne se gêne pas pour faire appel au mécénat privé quand il fait des restaurations (j'ai encore à l'esprit les immenses et surprenants panneaux publicitaires pour Coca-Cola sur le palais de Justice). Pourquoi ne pas inciter davantage de donateurs à financer la rénovation du patrimoine religieux ?

mardi 14 avril 2015

MDL : Au 5e rue de Sévigné, une plaque de 1898 qui rend hommage à François-Vincent Raspail

  

Au 5 rue de Sévigné (Paris 4e), on peut voir sur la façade une plaque consacrée à François-Vincent Raspail.

Elle rappelle qu'à cet endroit François-Vincent Raspail (1794-1878) a donné gratuitement des soins aux malades (rappelons qu'à cette époque le Marais était un quartier très populaire). Raspail était à la fois un scientifique engagé dans l'amélioration de la santé des plus pauvres mais aussi un militant politique républicain qui a participé aux révolutions de 1830 et 1848. 

Au moment où il avait été médecin rue de Sévigné, il avait déjà été emprisonné dans les années 1830 pour son opposition à Louis-Philippe. Le 22 février 1848, il a fait partie de ceux qui à l'Hôtel de Ville ont proclamé la République. Comme il est écrit sur la plaque, il contribue ainsi à la proclamation du suffrage universel (masculin bien sûr à l'époque même si ce n'est pas précisé sur la plaque). 

Le 17 septembre 1848, il a été élu député de la Seine à l'Assemblée Législative. Aux élections de décembre 1848, il est candidat socialiste et il obtient 37 121 voix (soit 0,49% des voix).

 Daguerréotype de Raspail vers 1848

 Il a été condamné à la prison en 1849 pour avoir participé à des manifestations et n'a été libéré qu'en 1853 une fois le Second Empire proclamé. Il est élu député des Bouches-du-Rhône en 1866. 

En 1871, il a été condamné à nouveau à deux ans de prison pour avoir dénoncé la répression contre les Communards. Il est à nouveau élu député de Marseille en 1876. Il fait ainsi partie en 1877 des 363 députés qui conduisent à péréniser la République contre les projets de rétablissement de la monarchie du président Mac Mahon.

On peut observer que cette plaque a une particularité assez rare : elle a été apposée par décret du Président de la République comme on peut le voir mentionné sur la petite plaque située en dessous :

Sous la IIIe République, le Président de la République avait un rôle surtout honorifique et il est notable étonnant qu'il se soit intéressé à la pose d'une plaque. L'année 1898 correspondait au 50e anniversaire de la proclamation du Suffrage universel masculin et au 20e anniversaire de la mort de Raspail.

Le président de la République de l'époque, Félix Faure occupait cette fonction depuis 1895 et il est mort moins d'un an plus tard dans au Palais de l'Elysée alors qu'il était en entretien avec une femme.

 Le Président Félix Faure
 
Notons aussi que la date est intéressante : 22 septembre 1898 : en cette année 1898, la France était en pleine affaire Dreyfus. 
Caricature de Caran d'Ache (Le Figaro, 14 février 1898)
 
 
Après la publication du "J'accuse" de Zola en janvier 1898, l'idée de la révision du procès du capitaine Dreyfus faisait son chemin ce qui a conduit le 17 septembre 1898 à la démission du ministre de la guerre Emile Zurlinden.

Le général Emile Zurlinden (1837-1929), ministre de la Guerre du 5 au 17 septembre 1898

L'affaire devait être dans toutes les têtes au moment où cette plaque a été posée.

 

lundi 6 avril 2015

MDXLV : L' Honneur de Henri Dutilleux lavé de la suspicion

  

Le 2 avril 2015, la Ville de Paris a publié un communiqué concernant une plaque en l'honneur de Henri Dutilleux.

"Devant l'émoi suscité par l'avis du Comité d'Histoire de la Ville de Paris concernant l'apposition d'une plaque commémorative en hommage à Henri Dutilleux, Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire, en charge du Patrimoine, a demandé mi-mars une expertise complémentaire qui permette d'approfondir les recherches sur l'action de ce grand musicien pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il ressort de cette nouvelle expertise historique que, loin d'avoir collaboré, Henri Dutilleux a fait partie de ces nombreux Français qui ont lutté de toutes leurs forces contre le régime nazi et celui de Vichy : «Au sein du Front national des Musiciens, lui et ses camarades écrivaient des tracts et des journaux clandestins, diffusaient sous le manteau les éditions de Minuit, apportaient leur soutien aux gens de la profession pourchassés ou persécutés. Ensemble ils ont participé à la Libération de Paris et à la renaissance culturelle du pays», salue Catherine Vieu-Charier.

Au regard de cette nouvelle expertise, la ville de Paris prend acte du fait que le Comité d'histoire délivre un avis clairement  favorable à l'opposition dans le 4e arrondissement d'une plaque en hommage à Henri Dutilleux, demandée par Christophe Girard, Maire du 4e arrondissement. Il corrige ainsi le caractère disproportionné et inadéquat de son avis initial, qui mentionnait de supposés «faits de collaboration».

«Je me réjouis de ce nouvel avis, rectifiant de premières indications hâtives ayant jeté le trouble de manière injustifiée. Un projet de délibération sera par conséquent préparé et soumis au vote du Conseil de Paris lors de la séance  du mois de mai, afin de rendre l'hommage que la ville a toujours souhaité rendre à l'un des ses plus grands compositeurs», annonce l'adjointe au Maire".

Je ne peux bien sûr que me féliciter de la publication de ce communiqué. Plus rien ne semble s'opposer à la pose de la plaque en hommage à Henri Dutilleux. Son parcours pendant la 2e Guerre mondiale est désormais considéré comme particulièrement exemplaire.

P.S. : Lire l'article du 24 septembre 2015 à propos de la pose de la plaque rue Saint-Louis-en-l'Île.

 

vendredi 3 avril 2015

MDXLIII : Les rues de Paris Centre : Le boulevard Sébastopol

  

Voici un nouvel épisode de la série consacrée aux rues du 4e arrondissement. Il concerne le boulevard Sébastopol qui marque la limite Ouest assez nette avec le 4e arrondissement comme on peut s'en rendre compte du haut de la tour Saint-Jacques :

Ce boulevard est une des plus belles percées haussmanniennes. Il se prolonge au Nord dans le 3e puis le 10e arrondissement en devenant le boulevard de Strasbourg pour se finir sur la Gare de l'Est. Cela représente une percée de plus de 2 Km de long.

Dans le 4e arrondissement, le boulevard Sébastopol qui commence à la place du Châtelet s'achève au Nord à la hauteur de la rue Rambuteau ce qui représente une longueur d'environ 575m.

Dans l'axe de ce boulevard au Sud, on trouve l'étonnante façade du tribunal de Commerce. Voici ci-dessous une photographie prise récemment le jour du semi-marathon ce qui permettait de pouvoir profiter de cet axe sans le passage des voitures :

J'ai déjà consacré un article le 7 août 2009 dans lequel j'ai expliqué pourquoi la façade du tribunal de commerce semblait déséquilibrée avec un dôme décalé vers la droite : le seul but était quel soit dans l'axe du boulevard Sébastopol.

Les travaux de percement de ce boulevard ont commencé en 1854 et se sont achevés en 1858. Il devait initialement être appelé "Boulevard du Centre" mais après la victoire franco-britannique du 8 septembre 1855 contre l'armée Russe lors de la guerre de Crimée, il a été décidé de lui donner ce nom.

Le boulevard fait 30m de large. Il faut admettre que cette voie marque une véritable frontière car il reste un des principaux axes dans le sens Nord/Sud sur la rive droite. Il n'a jamais réussi à prendre le même aspect vivant que le Boulevard Saint-Michel (son pendant sur la rive Gauche qui a pourtant exactement la même largeur).

Sur ce daguerréotype, on peut voir qu'avant le règne de l'automobile, cet axe était à double sens :

Sous le Second Empire, il était même possible aux piétons de s'y promener comme on peut le voir dans ce détail d'une gravure de 1866 :


mercredi 25 mars 2015

MDXXXIX : Grèves dans les piscines : pour une médiation concluante.

 

On peut encore voir cette affiche dans certains établissements sportifs parisiens. A chaque fois que je la vois, je me dis que plutôt que de poser des questions aux habitants, il faudrait plutôt que nos élus commencent par régler les problèmes qu'ils leur posent...

En effet, depuis maintenant un an, les piscines municipales de Ville de Paris sont touchées par des grèves perlées qui provoquent la fermeture presque tous les dimanches de nombreuses d'entre elles (il est vrai que la piscine Saint-Merri n'est pas la plus concernée).

A la fin du Conseil d'arrondissement du 2 mars 2015, j'ai posé une question à ce sujet en demandant qu'une solution soit enfin trouvée. Le maire m'a fait une réponse très courte en m'expliquant que les conflits sociaux étaient un élément de la démocratie.

J'ai quelques notions à propos de la grève et des conflits sociaux. J'ai moi-même participé à une très longue grève des enseignants de Seine-Saint-Denis entre mars et mai 1998 [Ce département était devenu en métropole celui où le nombre de professeurs par élèves était le plus faible]. Je sais personnellement la colère ressentie par des personnes qui font grève pendant une très longue période en estimant qu'ils ont raison. Je peux témoigner par ma propre expérience que rien n'est pire que l'impression que le conflit s'enlise et qu'aucune solution ne peut être trouvée. Contrairement à ce que pensent certains (et là je ne pense pas forcément à ceux qui sont les plus à Gauche), participer à une grève n'est jamais une partie de plaisir, même si elle est "perlée". Contrairement aussi à une autre légende tenace, les jours de grève sont bien prélevés sur les traitements des fonctionnaires (même si ils peuvent être étalés sur plusieurs mois). Quand on sait ce que touche les agents techniques des personnels de la Ville, je peux assurer que quelques euros de moins à la fin du mois cela peut représenter une vraie difficulté.

Le sentiment de l'injustice et du manque d'écoute provoque une colère sourde contre les dirigeants. Or, en ce qui concerne les piscines,un conflit que l'on laisse pourrir pendant aussi longtemps (plus d'un an), je pensais que seule la Margaret Thatcher des années 1980 en Grande-Bretagne en était capable.

J'avais été informé qu'un vote sur la fin du conflit était prévu le vendredi 20 mars avec une possibilité de mettre fin à la grève. Cela ne semble  pas encore avoir abouti. En effet, dimanche 22 mars 2015, encore 16 piscines municipales parisiennes étaient fermées mais pas il est vrai la piscine Saint-Merri (site http://piscine.equipement.paris.fr/tousleshoraires).

Je ne prétends pas savoir bien sûr si le personnel des piscines a raison de faire grève. Ma seule requête est que les élus Parisiens -qui s'avèrent incapables de trouver une solution- acceptent de nommer un médiateur qui trouve enfin une issue. Un vœu dans ce sens a été voté par les élus de la Majorité municipale du 9e arrondissement du 2 mars 2015. (Je n'ai pas assister à son vote puisque pour ma part -comme on le sait- j'assiste au Conseil du 4e auquel je reste fidèle). Mon souhait est que face à cet enlisement du conflit, les élus du 4e soutiennent aussi un vœu afin qu'un médiateur soit nommé et règle le problème.

Comme je le disais en posant ma question, certains élus peuvent se passer des piscines municipales car ils fréquentent des clubs sportifs très "sélects", mais en ce qui concerne le Parisien moyen la fermeture des piscines le dimanche (mais aussi le samedi depuis quelques semaines) est un vrai problème. Un sondage diffusé à l'occasion des municipales de 2014 a montré que la natation était le sport préféré des Parisiens et ils ont raison.

[Addendum le jeudi 26 mars à 9h17: J'apprends, suite à la publication de cet article, par le compte twitter @Colsport17 que lors de l'AG du 20 mars, non seulement la reprise de la grève n'a pas été votée mais qu' "en plus il a été décidé d'étendre la grève au mercredi en plus des samedi et dimanche". De l'utilité des réseaux sociaux].