lundi 10 novembre 2014

MCDLXVIII : Paris Centre hier et aujourd'hui : Le Pont Marie en 1874 peint par Barthold Jongkind

  

Voici un tableau que l'on peut voir dans les collections permanentes du Musée des Beaux-Arts du Havre. Il a été peint par Barthold Jongkind en 1874 (comme le montre la signature et la date en bas à droite). 

 Il représente le Pont Marie et le quai des Célestins dans un angle légèrement différent de celui que l'on peut voir sur un tableau d'Edmond Sigrist (voir mon article du 26 juillet 2012). 


Sur les deux tableaux, on reconnaît à l'arrière-plan la silhouette du clocher de Saint-Gervais-Saint-Protais.

Comme sur une carte postale à laquelle j'ai consacré un article paru le 12 juillet 2011, on peut voir des chevaux en train de s'abreuver au 1er plan :

A droite du tableau, on peut voir une partie du quai des Céléstins :

On peut aussi remarquer au 1er plan un personnage qui semble se détendre en lisant et une femme qui se promène avec son enfant.

mercredi 5 novembre 2014

MCDLXVI : La superbe verrière de Bofinger

 

Suite à la visite que l'association dont le je suis président, "Le 4e au coeur", a organisé de la brasserie Bofinger, j'avais publié un article consacré à un lieu insolite : les toilettes (voir mon article du 2 juillet 2014)

Voici un nouvel article consacré à un espace beaucoup plus prestigieux de cette brasserie fameuse située entre la place de la Bastille et la place ds Vosges : la grande verrière qui orne la salle située à l'arrière du rez-de-chaussée.


Les volumes de cette salle sont agrandis grâce aux miroirs situés sur les murs. "De 1919 à 1921, l’établissement, repris par le gendre de Bofinger, s’embellit. L’architecte Legay, le décorateur Mitgen, les maitres verriers Néret et Royé sont chargés du renouveau. [...] c’est un foisonnement Belle Epoque. Par ses débordements, sa profusion de matière, sa superposition de couleurs, ce style, hérité de la fin du XIXème siècle, illustre l’embourgeoisement de la société et son aspiration à la fête"  (site http://www.bofingerparis.com )

C'est dans cette superbe salle que François Mitterrand et ses proches ont fêté la victoire du 10 mai 1981. Cela a fait beaucoup moins de vague qu'un autre président qui a eu la mauvaise idée de fêter sa victoire sur un établissement situé sur les Champs Elysées. Mais c'est une autre histoire !

lundi 3 novembre 2014

MCDLXV : Jean-Paul II décidément à l'honneur dans le 4e arrondissement !

 

En 2009, j'avais publié un article pour signaler que la par décision personnelle du maire de Paris de l'époque, Bertrand Delanoë, le parvis de la cathédrale Notre-Dame avait été rebaptisé "Parvis Jean-Paul II" (article du 1er avril 2009).

Nos édiles parisiens doivent considérer que le 4e arrondissement a une dévotion toute particulière à Jean Paul II. En effet, le samedi 25 octobre 2014, dans le jardin Jean XXIII, au sud de la cathédrale Notre-Dame, une statue du souverain pontife en cours de béatification a été inaugurée.

Il s'agit d'une oeuvre en bronze de 3,6m de haut et qui pèse 1,5t. C'est une création de l'artiste russo-géorgien Zourab Tereteli qui a bien réussi à rendre -je trouve- la force intérieure de ce pape qui a tant marqué la fin du XXe siècle.

Cette statue était prête depuis 4 ans et attendait de trouver sa place. Il avait été envisagé par Mgr Stanislas Jez, directeur de la maison catholique polonaise de Paris, que cette statue soit installée dans le 1er arrondissement devant l'église polonaise de l'Assomption, rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement. Cependant, la Ville de Paris s'y est opposée en 2012. Finalement, en juillet 2014, un accord a été trouvée avec l'archevêché de Paris  pour que la statue trouve sa place à l'endroit où elle vient d'être inaugurée... A nouveau donc dans le 4e arrondissement :


 

Principale source de cet article : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Une-statue-de-Jean-Paul-II-inauguree-a-Paris-samedi-2014-10-16-1250136

mardi 21 octobre 2014

MCDLX : Les rues du 4e : la rue de l'Hôtel de Ville

 

Voici un nouvel épisode de la série consacrée aux rues du 4e arrondissement. Il concerne une voie qui réserve quelques surprises : la rue de l'Hôtel de Ville.

Tout d'abord, cette rue laisse certains visiteurs perplexes. Faites le test. Expliquez à quelqu'un qui ne connaît pas bien Paris que cette rue n'est pas située à côté de l'Hôtel de Ville [le mieux c'est de la faire quand on est à l'angle rue de Lobau/rue de Rivoli (donc en face de l'Hôtel de Ville) et qu'il faut expliquer qu'il faut aller jusqu'à la place Saint-Gervais, prendre la rue De la Brosse avant de trouver cette rue].

En effet, à l'extrémité de cette rue, on trouve la caserne Lobau qui met une certaine distance entre cette rue et l'Hôtel de Ville. La caserne a été construite en 1854 et de ce fait la rue de l'Hôtel de Ville ne conduit plus... à l'Hôtel de Ville.

La partie la plus à l'Ouest de la rue est celle où on trouve les bâtiments les plus anciens. Elle a connu l'époque très longue pendant laquelle cette voie s'est appelée la rue de la Mortellerie : jusqu'en 1835. On peut encore voir une plaque du XVIIIe siècle qui porte ce nom. En effet, on y trouvait au Moyen-Âge des "morteliers", des ouvriers qui réduisaient de la roche pour en faire du plâtre ou du ciment. Le nom de mortellerie est tombé en désuétude et il avait été considéré comme évoquant trop la mort après l'épidémie de choléra... du début des années 1830.

  Cette rue de la Mortellerie se prolongeait avant la reconstruction de l'Hôtel de Ville sous Louis-Philippe jusqu'à la place de l'Hôtel de Ville donc bien plus à l'Ouest :

 
On trouve dans cette partie de la rue (entre la rue de la Brosse et la rue des Barres) un des rares ilôts anciens préservés des bords de Seine du 4e. Cependant, ils sont désormais situés relativement loin de la place de l'Hôtel de Ville et même de l'Hôtel de Ville.

En continuant dans cette rue vers l'Est, on arrive après à la hauteur de la rue des Barres avec la superbe vue sur le chevet de l.'église Saint-Gervais-Saint-Protais (et son affreux échafaudage depuis 2012) :

 En allant un peu plus loin vers l'Est, on arrive à un bâtiment que j'ai toujours trouvé très peu esthétique : la Cité Internationale des Arts. (Qu'en pense M.Girard qui à propos des pavillons Willerwall des Halles parlait de "pans de laideurs" ?).


Le projet architectural "une barre sur piloti" a été choisi en 1959 avec une construction achevée en 1965. Il n'est pas  forcément à regretter que le projet de 2e barre du même genre n'ait pas été mené à terme...

Ce tronçon n'a vraiment pas un grand intérêt si ce n'est le fait que cela reste un des rares endroits du 4e arrondissement où on trouve encore de nombreuses places de parkings. (Pourvou que sa dourre comme disait la mère de Napoléon).

En continuant à l'Est, on arrive à la hauteur de l'Hôtel d'Aumont que l'on peut continuer à voir puisque l'idée de construire un mur pour enserrer le "jardin sonore" a, elle aussi, fort heureusement été abandonnée.

Cependant, le parcours dans cette rue n'est pas fini. En continuant vers l'Ouest, après avoir traverser la rue des Nonnains d'Hyères, on change encore d'ambiance pour arriver à l'Hôtel de Sens : la rue de l'Hôtel de Ville commence à cet endroit à l'angle avec la rue du Fauconnier :

Voici donc une rue bien surprenante puisqu'elle est relativement longue (446m) mais n'a aucune unité avec trois ambiances très différentes et un nom qui n'a rien ni de logique (puisque la rue n'est pas située à côté de l'Hôtel de Ville depuis la construction de la caserne Lobau en 1854) ni d'historique (puisqu'il a été choisi pour remplacer en 1835 le nom de rue de la mortellerie qui avait été par erreur compris comme une évocation d'un lieu lié à la mort...).

 

samedi 18 octobre 2014

MCDLIX : Un nouveau piédestal dans le 4e

 

On peut voir en ce moment un immense piédestal dominé le 4e arrondissement. Certains pourraient croire qu'un mégalomane prépare l'érection d'une statue gigantesque toute à sa gloire...

Mais non, il s'agit juste des travaux de restauration du dôme qui en avait certes bien besoin...


 

lundi 29 septembre 2014

MCDLIV : Quand la tour Saint-Jacques était une usine de balles de plomb

  

Depuis 2009, (date où cette photo a été prise), on a pu redécouvrir la tour Saint-Jacques dans toute sa splendeur. Cependant, j'avoue que je n'avais aucune idée de ce qu'on trouvait à l'intérieur puisque depuis la Révolution française, cette ancienne tour d'église (Saint-Jacques-de-la-Grande-Boucherie) a perdu ses cloches. Du coup, on peut légitimement se demander si l'intérieur de la tour est vide.

Or j'ai été surpris d'apprendre qu'à partir du 2e étage, dans l'espace où on peut voir les vitraux qui ont été mis en place au XIXe siècle, on trouvait une activité assez surprenante en plein cœur de Paris : une fabrique de balles de plomb.

Au début du XIXe siècle, les ouvriers faisaient fondre le plomb dans la partie supérieure et les petites boules de plomb fondu étaient jetées dans des cuves froides situées en contre-bas. En se refroidissant, le plomb se transformait en balles de plomb.

Voici  un article passionnant et très complet sur cette fabrique de plomb qui était possédée par James Cole Martin et George Akerman sur le lien suivant.

dimanche 21 septembre 2014

MCDLII : Les statues de l'Hôtel de Ville (109e volet) : Le peintre Nicolas de Largillière par Ludovic Durand

  

Voici le 109e volet de la série consacrée aux personnages qui sont statufiés sur l'Hôtel de Ville. Comme j'ai déjà fini de publié des articles sur ceux qui apparaissent sur les façades extérieures, je retourne avec cet article dans une des cours intérieur : la cour Sud. Au 2e étage, côté Est, à gauche, on peut voir la statue de Largillière :

Nicolas de Largillière (ou Largillierre) est né à Paris 10 octobre 1656 et il est mort dans la même ville le 20 mars 1746. C'est un peintre célèbre à la fois pour ses portraits (il est le contemporain et le rival de Hyacinthe Rigaud [1659-1743]) mais aussi pour ses natures mortes. Il a notamment peint de nombreux grands personnages parisiens de son époque.

Sur les peintres contemporains de Largillière, voir aussi les statues de : Lemoine (1688-1737), Cour intérieur Nord  : article du 28 décembre 2013. / Chardin (1699-1779), façade rue de Lobau  : article du 17 septembre 2008. / Lancret (1690-1743), façade rue de Lobeau : article du 10 juillet 2008.

Rigaud n'a pas sa statue car il était natif de Perpignan.

Voici la notice relative à Nicolas de Largillière dans l'ouvrage de Georges Veyrat, Les statues de l'Hôtel de Ville de Paris, 1892 :

et un auto-portrait peint en 1726 (donc quand il avait près de 70 ans) que l'on peut voir au Musée des Beaux-Arts d'Orléans :

La rue Largillière est située dans le 16e arrondissement près du métro de La Muette.

La statue est une oeuvre du sculpteur Ludovic Durand, originaire de Bretagne (né le 11 février 1832 à Saint-Brieuc et mort le 6 octobre 1905 à Saint-Mandé (et non pas à Puteaux comme cela est indiqué sur plusieurs sites). Merci -encore une fois- à @Stefdesvosges de m'avoir donné cette information en juillet 2022 :

En juillet 2022, grâce à Ariel Weil, le maire de Paris Centre, j'ai pu prendre une meilleure photo de cette statue que celle que j'avais fait paraître en 2014 :


dimanche 14 septembre 2014

MCDLI : Plusieurs vues du 4e arrondissement depuis le haut de la Tour Saint-Jacques

  

J'ai déjà publié sur ce blog plusieurs articles consacrés au thème "Le 4e vu de ..." Cependant, je pense que je n'avais jamais eu de vues aussi superbes que celles que j'ai prises hier du haut de la Tour Saint-Jacques.

Voici donc les vues que j'ai prises en pivotant et en regardant au Nord, à l'Est puis au Sud :

Vue 1 : quartier Saint-merri avec à gauche le boulevard Sébastopol et à droite le centre Pompidou et l'église Saint-Merri.

Vue 2 : le quartier Saint-Merri avec à gauche le Centre Pompidou et vers la Droite le bâtiment du CCF (loué encore pour quelques mois par l'administration de la pénitentiaire).

Vue 3 : la rue de Rivoli avec à Gauche la place de l'Hôtel de Ville.

Vue 4 : de gauche à droite : l'Hôtel de Ville, l'île Saint-Louis, l'île de la Cité avec Notre-Dame et L'Hôtel Dieu.

Vue 5 :  l'île de la Cité avec le Pont Saint-Louis, le Pont d'Arcole et le Pont Notre-Dame, la cathédrale Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, la préfecture de police et une partie du tribunal de commerce.

Pour finir parmi, les nombreuses vues que j'ai pu faire, ce plan raproché avec l'Hôtel de Ville,  la façade de l'église Saint-Gervais-Saint-protais et son le clocher de Saint-Gervais-Saint-Protais (et ses échafaudages) :


samedi 13 septembre 2014

MCDL : Forum des associations...du 4e. Une petite mise au point suite à ma visite.

 

J'ai visité ce midi le Forum des Associations du 4e, une manifestation à laquelle je suis très attaché. Je tiens à le préciser car le Directeur de la Maison des Associations et la responsable Mairie des Conseils de quartier ont eu la gentillesse de me demander si j'allais continuer mon action dans le 4e arrondissement.

Je leur ai précisé (comme je l'ai déjà écrit sur ce blog) que si j'ai déménagé dans un autre arrondissement de Paris, je continue à porter toute mon attention au seul 4e arrondissement auquel je me suis consacré depuis des années. J'ai pris un peu de recul ce qui me permet de prendre un peu de hauteur . Je continue à publier "L'Indépendant du 4e" *.

Depuis 2008, je n'ai manqué aucun des Forum des Associations du 4e (à l'époque il s'appelait le Forum des Associations et de la Démocratie Participative). En ce qui me concerne donc, il n'y a pas d'interrogation à avoir. Ma fidélité au 4e arrondissement reste totale !

* L'Indépendant du 4e est devenu en mars 2018 : L'Indépendant du Coeur de Paris.

mercredi 3 septembre 2014

MCDXLVIII : Jardin des Rosiers-Joseph Migneret : Du haut de cette tour, huit siècles vous contemplent.

 

Depuis cet été, le jardin des Rosiers, rebaptisé "Jardin des Rosiers Joseph Migneret" a été agrandi et un accès par la rue des Rosiers est désormais ouvert ce dont bien sûr on ne peut que se réjouir.

Cependant, je suis sourtout content que cette extension ait permis de dégager une des tours de l'enceinte de Philippe Auguste qui date de la fin du XIIe siècle. En ce mettant au pied de ce vestige on ne peut qu'être impressionné.

C'est depuis l'accès par la rue des Rosiers que l'on peut prendre le plus de recul sur cette tour :

 
 
Le lieu le plus insolite est la cavité formée par l'intérieur de la tour :

Une étape supplémentaire donc dans l'intéressante balade que l'on peut faire dans Paris pour retrouver les différents vestiges de cette enceinte qui a durablement marqué l'Histoire de la capitale.