samedi 2 avril 2016

MDCCV : Les façades de Paris Centre : Le 67 rue Rambuteau avec les quatre Saisons et un... lion facétieux

 

Je republie en août 2022, cet article paru en avril 2016 en y ajoutant des photos prises en juillet 2022 ce qui me permet de compléter l'article.

Le thème des quatre saisons est représenté sur plusieurs édifices du 4e arrondissement. J'ai déjà consacré un article aux bas-reliefs de la cour de l'Hôtel de Sully (article du 26 avril 2010) ou sur la façade de la Maison des épiciers située 12 rue du Renard (article du 13 septembre 2015).

 Cependant il existe une façade à laquelle je veux consacrer un article depuis des années sans trouver le temps de l'écrire. La représentation des saisons sur une façade où ce thème est représenté de manière assez belle mais par contre très peu visible car les sculptures sont placées en hauteur (au 4e étage) et il n'est pas facile de prendre du recul : l'immeuble du 67 rue Rambuteau (situé dans le coin Nord-Ouest du 4e arrondissement). 

On peut y voir de droite à gauche :

 
Le Printemps

 
L'été

 
L'automne

 
L'hiver

Je n'ai pas trouvé la date de construction de cet immeuble. La rue Rambuteau a été tracé sous la Monarchie de Juillet et  la façade doit dater des années 1840 ou 1850.
 
Le portail est particulièrement travaillé :
On observe de plus un détail intéressant : dans la partie située au dessus du portail à gauche :

Quand on le regarde de près ce lien a l'air d'avoir du mal à mordre dans le repas qui lui est servi :


MDCCV : Une autre représentation des quatre saisons : la façade du 67 rue Rambuteau

 

Le thème des quatre saisons est représenté sur plusieurs édifices du 4e arrondissement. J'ai déjà consacré un article aux bas-reliefs de la cour de l'Hôtel de Sully (article du 26 avril 2010) ou sur la façade de la Maison des épiciers située 12 rue du Renard (article du 13 septembre 2015).

Cependant il existe une façade à laquelle je veux consacrer un article depuis des années sans trouver le temps de l'écrire. La représentation des saisons sur une façade où ce thème est représenté de manière assez belle mais par contre très peu visible car les sculptures sont placées en hauteur (au 4e étage) et il n'est pas facile de prendre du recul : l'immeuble du 67 rue Rambuteau (situé dans le coin Nord-Ouest du 4e arrondissement).  On peut y voir de droite à gauche :

 
Le printemps

 
L'été

 
L'automne

 
L'hiver

mercredi 23 mars 2016

MDCCI : La rue Saint-Antoine par Claude Dubois

 

La rue Saint-Antoine de Claude Dubois paru en 2011 aux éditions Jean-Paul Rocher est un ouvrage que je recommande à tous ceux qui s'intéressent non seulement à cette grande artère du 4e mais aussi à l'ensemble de l'arrondissement.

Il s'agit en effet d'un témoignage qui permet de retrouver une ambiance qui s'est en grande partie évaporée entre les années 1980 et les années 2000. Un 4e dans lequel les truands, les filles de joie, les maisons closes, les proxénètes avaient pignon sur rue.

Un 4e arrondissement populaire et un peu pouilleux même très éloigné de la sociologie actuelle du centre de Paris.

J'ai particulièrement apprécié l'évocation des cinémas que l'on pouvait trouver rue Saint-Antoine et dont je reparlerai dans des articles à écrire.

jeudi 17 mars 2016

MDCXCVIII : Le Pont Notre Dame en 1910... avec les trois arches supprimées en 1912

  

Voici une carte postale qui représente le Pont Notre-Dame lors de la crue de 1910. La carte a été affranchie le 1er février 1910. J'ai déjà consacré un article à ce pont. Celui a en en effet changé comme on peut le voir avec une vue de cette construction dans son état actuel :

En effet, comme je l'ai déjà écrit sur ce blog dans un article paru le 19 mai 2009, le pont a été modifié en 1912. Le pont qui avait été reconstruit en 1853 était en effet dangereux pour na navigation. Les trois arches centrales que l'on peut voir sur la carte de 1910 ont été remplacées par une arche métallique. Seules subsistent du pont de 1853 les deux arches en pierre situées à chaque extrémité du pont.
 

lundi 14 mars 2016

MDCXCVII : Les anges du 4e (17e volet) : Les allégories qui surmontent le portail de "l'Hôtel des Ambassadeurs de Hollande"

 

La série sur les Anges du 4e est aussi ancienne que ce blog. J'ai déjà consacré un article aux anges qui ornent les portes de l'Hôtel Amelot de Bisseuil situé 47, rue Vieille du Temple (article du 19 juillet 2009). Cependant, à l'époque j'avais omis de signaler que dans l'arc en plein cintre qui surmonte le portail, on peut admirer deux autres anges. Il faut dire que l'édifice était dans un bien triste état. Comme je l'avais expliqué en 2015, il est heureux qu'une restauration de ce superbe hôtel ait enfin été entreprise (article du 15 juin 2015).

Or, depuis quelques semaines, les échafaudages qui masquaient ce lieu ont été démontés. Cela permet ainsi de voir la façade de l'Hôtel Amelot de Bisseuil (dit Hôtel des Ambassadeurs de Hollande) dans toute sa splendeur :

D'après Danielle CHADYCH, dans Le Marais, (Editions Parigramme), ce bas relief est dû au sculpteur Thomas REGNAUDIN. Il s'agit de deux allégories de la renommée.

La femme ailée à gauche brandit une couronne de laurier, il s'agit de la renommée gagnée en s'adonnant à la guerre :

et l'autre à droite tient une "busine" (l'ancêtre de la trompette). Il s'agit de la renommée gagnée par les Arts :

Un grand bravo pour cette superbe restauration.

mardi 8 mars 2016

MDCXCIV : 23 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, la fin d'un "lieu" qui a fait beaucoup de bruit ?

  

Le Spyce un établissement du Marais situé au 23 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie a fermé ses portes.


Il est intéressant de signaler que si cet établissement a posé d'énormes problèmes de bruit et de voisinage pour les riverains, il a fait suite à une série d'établissements qui se sont succédés à cet endroit depuis une trentaine d'années et qui ont fait l'histoire du "Gay Marais".

Dans les années 1980, un des premiers bars "mythiques" du Marais : "l'Aviatic". (comme cela est évoqué sur le site Hexagone gay à propos du quartier du Marais ==> voir article suivant).

Puis au cours des années 1990, ce "lieu" a changé de nom et est devenu le"Bar bi" qui a eu ses adeptes y compris hors de la communauté gay. Je ne suis plus sûr de la date de disparition de cet établissement mais d'après une information que j'ai trouvé une des sociétés qui l'a eu en charge a disparu en 1997 (voir le lien suivant).

Dans les années 2000, ce "lieu" a changé de nom est devenu un nouvel endroit  le Mixer Bar. 

Le changement d'appellation avait conduit à une augmentation du niveau des décibels... dont les riverains immédiats se souviennent !  J'ai retrouvé un site avec de nombreuses soirées qui se sont tenues à cet endroit : Planetparis.fr

Cependant au début des années 2010, l'endroit est à nouveau débaptisé pour devenir le Spyce. Cela a donné lieu a changement radical d'ambiance et de décoration comme cela  est décrit dans un article du blog "Mon avis sur tout by fabisounours" qui explique très bien la "révolution" opérée (article du 25 mars). L'auteur donne une description intéressante du niveau sonore : "La musique est chouette et pulsée, vous pouvez danser tout votre soûl. L'inconvénient : elle est carrément super forte alors n'imaginez pas tenir une conversation ici. Tout juste échanger un prénom et ou un numéro de téléphone."

Beaucoup de riverains ne regretteront donc pas la fermeture du Spyce. Cependant, si le 23 Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie devient un "simple" restaurant c'est une nouvelle étape dans l'aseptisation et le formatage du quartier qui est franchie. Il est peut-être dommage de devoir s'en réjouir... Il serait mieux de pouvoir maintenir des bars qui allient convivialité et respect du voisinage.


 

mardi 1 mars 2016

MDCXCI : Le Conseil de quartier Saint-Gervais change de présidence

 

Pierre Housieaux (ancien Président du Conseil de quartier Saint-Gervais) et André Moreau (nouveau Co-président du Conseil de quartier Saint-Gervais)

Le renouvellement des Conseils de quartiers du 4e conduit à un certain renouvellement. Je tenais à saluer le départ de Pierre Housieaux, président du Conseil de quartier Saint-Gervais depuis 2009. Il a été remplacé en février 2016 par une co-présidence dont le représentant masculin  est une autre personne de grande qualité : André Moreau.

Je connais bien le Conseil de quartier Saint-Gervais puisque j'en ai été membre de 2008 à 2013. Je l'ai quitté quand j'ai déménagé pour m'installer dans un autre arrondissement de Paris. Cela ne m'empêche pas de continuer à me passionner pour le 4e arrondissement comme le prouve ce blog et mon rôle de président de l'association "Le 4e au Coeur'. (J'ajoute pour certains esprits grincheux qu'il n'est pas obligatoire d'habiter le 4e pour vouloir s'y intéresser puisque c'est aussi le cas de 3 des 10 élus de la majorité municipale du Conseil d'arrondissement actuel. Il n'y a pas d'ailleurs pas de raison donc de le cacher et d'en avoir honte).

Pour en revenir au sujet de cet article, je tiens à faire un grand coup de chapeau à Pierre Housieaux. En tant que président, il a toujours voulu être le garant de l'intérêt général en prenant garde de ne céder à aucun groupe de pression et en faisant montre d'une grande qualité d'écoute. Une mention spéciale pour les coups de gueule qu'il savait donner quand la situation l'imposait et aussi pour sa capacité à écouter les élus de la majorité municipale tout en gardant son sens de l'esprit critique (il y a certains responsables associatifs qui devraient en prendre de la graine...).

Il a joué un rôle essentiel dans l'organisation de ce qui est devenu un des temps forts de la vie de l'arrondissement : le Vide-grenier du 4e qui se tient chaque année en septembre.

Je souhaite bien sûr bonne chance à la nouvelle équipe qui se met en place. Connaissant bien André Moreau, je suis rassuré concernant l'esprit qui va continuer de prévaloir dans ce conseil de quartier où je connais tant de monde.

samedi 27 février 2016

MDCXC : Une statue exposée au Louvre pour observer de plus près une superbe oeuvre de Barye exposée dans un square du 4e

 

J'ai publié en mars 2011 les photographies de la statue de Thésée combattant le Centaure Bienor qui venait d'être remise en place sur un piédestal du square Barye à la pointe Est de l'ïle Saint-Louis (voir article du 18 mai 2011). Le problème est qu'il est difficile d'approcher cette œuvre due à Antoine-Louis Barye (qui a habité le 4e et que j'ai déjà évoqué à plusieurs reprises) car elle est située en hauteur.

Or, lors d'une des mes visites régulières au Louvre, j'ai pris de nombreux clichés de la version de cette même sculpture. Comme on peut le voir ci-dessous, cette version est datée de 1880  :

et il est précisée qu'elle a été fondue en un seul jet :

Antoine-Louis Barye est resté très célèbre pour ses sculptures animalières mais avec cette œuvre, il excelle dans la représentation du corps masculin comme j'ai essayé de le montrer avec les clichés que je fais paraître ci-dessous :

Cette virtuosité dans la représentation d'un corps masculin en mouvement n'est pas sans rappeler les meilleures oeuvres de l'art hellénistique et annonce les œuvres de Rodin.

mercredi 24 février 2016

MDCLXXXIX : Pierre Bergé sur le divan de Marc-Olivier Fogiel. Regards croisés avec l'actuel maire du 4e... Qui croire ?

 

Marc-Olivier Fogiel a repris le flambeau d'une émission emblématique de France 3 : le Divan. L'invité hier soir,  mardi 23 février, était Pierre Bergé. Ce nouveau volet a livré plusieurs moment de vérité. Par exemple, celui où il annonce pour la 1ère fois la disparition de sa mère décédée il y a quelques mois à 108 ans (Il est d'ailleurs intéressant que dans les années 1940, dans sa famille provinciale, son homosexualité était acceptée par sa famille "pourvu qu'il soit heureux"). L'émission révèle d'autres moments d'émotion qui montrent l'incroyable personnalité de Pierre Bergé.

En tant que grand amoureux de l'oeuvre d'Emile Zola, je tiens notamment à rendre hommage à la rénovation de la demeure de l'écrivain à Médan.

Cependant je publie cet article sur ce blog consacré à la chronique du 4e arrondissement car vers la fin de l'émission (au bout d'1h16), ceux qui ont regardé cette émission on eu la surprise de voir apparaître le portrait de Christophe Girard, l'actuel maire du 4e arrondissement. En effet, après une séquence dans laquelle l'académicien François Weyergans évoque "la douceur de conte de fée" de Pierre Bergé, Marc-Olivier enchaîne ainsi :

Marc-Olivier Fogiel : « Pierre Bergé, une douceur de conte de fée pour parler de votre caractère ? D’autres parlent de mauvais caractère, hein ? ».

Pierre Bergé : « Pour parler de mon mauvais caractère… ».

Marc-Olivier Fogiel « Quand par exemple, sans rentrer dans le détail de votre brouille, vous vous brouillez avec un de vos plus proches collaborateurs, Christophe Girard, aujourd’hui maire du 4e arrondissement, qui dit qu’ "il est capable du meilleur comme du pire, c’est une mante religieuse, Pierre tue les gens qu’il aime". Il y a une part de vérité là dedans ? ».

Pierre Bergé : « Ah ben ça l’arrange. La différence entre Christophe Girard et moi, puisque vous le citez, c’est qu’il dit que je suis capable du meilleur comme du pire, je ne pourrais pas dire ça, parce que je ne pourrais pas dire qu’il est capable du meilleur. »

Marc-Olivier Fogiel (avec un peu d’amusement dans la voix) : « Sans rentrer dans votre conflit avec lui, ces colères redoutables, derrière, vous êtes capable de rompre de façon absolue et définitive ».

Pierre Bergé : « Oui. Que faire ? Que faire ? Après tout que faire, avec quelqu’un qui vous a trahi ? Ou qui a trahi des amis qui vous sont chers ? Ou qui s’est trahi lui-même ? Que faire avec ces gens là ? ».

lundi 22 février 2016

MDCLXVIII : Les superbes peintures qui ornent la salle des mariages de la mairie du 4e

 

Voici une photo prise en juillet 2012 au moment où Christophe Girard est devenu maire du 4e arrondissement. Je me suis longtemps demandé -pendant mes nombreuses participations dans le public des conseils d'arrondissement du 4e- de quels artistes étaient les peintures que l'on trouve à chaque extrémité de cette salle et que je trouve très belles.

Ma préférée est celle que le public peutt observer au dessus-des élus : cette jeune femme à l'ombrelle  semble rêvasser en regardant la Seine.

Cette jolie vue du quai d'Orléans est une œuvre de Roger Chapelain-Midy (né le 24 août 1904 à Paris et mort dans cette ville le 30 mars 1992). Cette huile sur toile est datée et signée et elle a été acquise par la Ville en 1933.

A l'autre extrémité de la salle, face aux élus (et donc dans le dos du public), on peut voir une peinture avec un angle de vue différent, depuis le quai de la Tournelle (dans le 5e arrondissement) avec en arrière-plan la Seine et à nouveau la cathédrale Notre-Dame :
 

Cette peinture est une œuvre de Pierre Bompard (né à Verdun le 28 juin 1890 et mort à Paris le 13 juin 1962). Elle a aussi été acquise en 1933.

Il y a fort à parier qu'avant 1870 et la chute du 2nd Empire on trouvait à l'emplacement de ces deux tableaux un portrait de Napoléon III et un autre de l'impératrice Eugénie.


L'installation des nouvelles peintures -celles de Chapelain-Midy et Bompard-  avaient eu lieu pendant la mandature de Michel Dennery (maire du 4e arrondissement 1932 à 1941) pendant laquelle avait aussi été inauguré le Monument aux Morts du 4e arrondissement en juillet 1934.

PS. Lors de la reparution de cet article sur L'Indépendant du Coeur de Paris : une vue prise en 2019 pendant la mandature d'Ariel Weil (2017-2020) :