mardi 31 mars 2020

MMCLXIV : Hommage à Pierre Housieaux


En raison de l'enseignement à distance, 100% de mon temps est pris par mon travail depuis le 16 mars. C'est pourquoi je n'ai vraiment pas eu le temps d'écrire d'articles depuis et puis j'avoue que je n'ai pas trop l'envie en ces temps de confinement.

Je sors cependant de mon silence car je tenais à publier un article pour rendre hommage à Pierre Housieaux, président de l'Association Paris Historique et président du Conseil de quartier Saint-Gervais du 4e arrondissement de 2008 à 2016. Pierre est décédé à l'âge de 61 ans du COVID-19 en début de semaine.

J'ai écrit plusieurs articles sur l'Indépendant à des actions qu'il avait menées par exemple celui du 1er mars 2016 lorsqu'il a cédé la présidence du CQ Saint-Gervais et celui du 15 août 2011 à l'occasion de la sortie d'un livre de Marianne Ström sur le Marais (avec la photographie qui illustre le début decet article). J'avais aussi publié en février 2009 la lettre ouverte écrite par Pierre Housieaux concernant les travaux de l'Hôtel Lambert (article du 6 janvier 2009).

Je n'étais pas un intime de Pierre mais je le connaissais un peu. Il m'avait invité l'été dernier à passer le voir lors de mon séjour en Europe centrale mais je n'avais pas eu le temps de venir lui rendre visite ce que je regrette bien désormais. Je peux témoigner de certains traits de sa personnalité : tout d'abord sa passion pour le Patrimoine saluée par beaucoup dans les hommages qui lui sont rendus. Je tenais aussi à évoquer son caractère entier et son refus de la complaisance, vis-à-vis de tous. C'est grâce à son engagement total qu'en 2008 le conseil de quartier avait réussi à mettre en place le vide-grenier qui, depuis cette année là, est devenu un moment de convivialité régulier à la fin du mois de septembre dans le 4e arrondissement.

Pierre va nous manquer. Sa culture, sa générosité, son ironie (parfois mordante)... et certains de ses coups de gueule !




jeudi 12 mars 2020

MMCLXIII : Les rues de Paris Centre : la rue des Orfèvres


Voici un nouvel article de la série consacrée aux rues de Paris Centre. Il concerne la rue des Orfèvres, une toute petite rue du 1er arrondissement qui fait 58m de long entre la rue Saint-Germain-l'Auxerrois et la rue Jean-Lantier :


Cette rue rappelle que dans ce quartier la puissante corporation des orfèvres a joué un rôle important. Elle a eu de nombreux noms d'après les informations que j'ai trouvées :  Rue aux Moines de Joienval, rue aux Moines de Jenvau, rue aux Moignes de Jenvau, rue des Deux Portes, rue aux Deux Portes, rue Entre Deux Portes, rue de la Chapelle-aux-Orfèvre. 

Un reste d'une plaque plus anciennes montre que l'orthographe du mot "Orfèvres" n'était pas fixé au XVIIIe siècle quand ces noms ont été gravés puisqu'on peut déchiffer "PHEURES"... la fin du mot "Orphèvres"


Alors sur sur le plan Turgot des années 1730, le mot "orfèvres" est écrit de la manière que nous connaissons :

La rue n'était pas très loin du Pont Notre-Dame dont les maisons avaient été réservées aux boutiques des orfèvres après sa reconstruction au XVIIe siècle :

La corporation des Orfèvres était une des plus puissantes de Paris, voici ce que René de Lespinasse (1843-1922) disait à son sujet dans son ouvrage Les Métiers et les Corporations de Paris :

"L'orfèvre a été de toute époque le premier ouvrier de Paris".


lundi 9 mars 2020

MMCLXII : Onze listes dans Paris Centre dont celle de Pacôme Rupin sur laquelle je figure


En mars 2014, sept lignes étaient en présence dans le 4e arrondissement pour les municipales (voir mon article du 12 mars 2014 sur L'Indépendant du 4e). Cette année, avec le regroupement des quatre arrondissements de Paris Centre, onze listes sont proposées au vote des électeurs comme on peut le voir sur les panneaux électoraux installés depuis la semaine dernière :


Comme ceux qui lisent ce blog régulièrement, je n'ai pas caché mon engagement pour une des listes en présence (puisque je figure sur cette liste) : celle conduite par Pacôme Rupin qui a réuni autour de lui des candidats qui sont à l'image de la diversité de Paris Centre. C'est la première fois que je m'engage comme candidat sur une liste car après avoir observé la vie locale de Paris centre depuis plus de 10 ans et y avoir participé notamment par ce blog et dans le cadre du CICA de Paris 4e, je souhaite faire partie des élus pour être encore un peu plus impliqué dans le devenir de Paris Centre.
J'appelle donc toutes celles et tous ceux qui apprécient ce blog que je fais paraître depuis 2008 à voter pour la liste Pacôme Rupin ! 

samedi 7 mars 2020

MMCLXI : Paris rend hommage à sa patronne sur les grilles de la caserne Napoléon


On peut régulièrement voir des expositions très intéressantes sur les grilles de la caserne Napoléon (située entre la mairie du 4e et l'Hôtel de Ville et devenue un bâtiment administratif depuis une dizaine d'années). Celle qui est présentée en ce moment m'a un peu interpelé car elle est consacrée à "sainte-Geneviève", la patronne de Paris.

On peut apprendre grâce à cette exposition que Geneviève, d'après les récits que l'on possède de sa vie serait née en 420, c'est-à-dire il y a tout juste 1600 ans.


C'est à cette occasion que la Ville de Paris présente une série de panneau concernant l'hagiographie de cette sainte dont le fait de gloire aurait été en 451 de réussir à repousser les Huns conduits par Attila :

 La partie la plus intéressante -à mes yeux- est celle consacrée à l'invocation à Sainte Geneviève (en général dans les périodes les plus sombres de l'Histoire de Paris) comme on le voit par exemple dans cette caricature publiée en 1914-1915 pour dénoncer les bombardements allemands sur Paris :








jeudi 5 mars 2020

MMCLX : La très belle Marianne de l'escalier d'Honneur de la Mairie du 4e


J'ai organisé en Octobre dernier, avec Yves Bru, le président de la Cité, association chargée de l'Histoire (entre autre) du 4e arrondissement, une conférence consacrée à l'Histoire de la mairie.

Cela nous a conduit à nous pencher sur la Marianne que l'on peut voir dans l'escalier d'Honneur :

cette Marianne est datée sur son socle : le 14 juillet 1882 est écrit de manière très lisible :
Elle est aussi signée sur le côté :

On peut lire en regardant attentivement "Jacques France" :


En faisant des recherches, on trouve facilement des informations sur ce modèle de Marianne. En effet, la Marianne de Jacques France a été choisie pour décorer de nombreuses mairie au début des années 1880. On peut par exemple voir ici celle qui se trouvait à Tlemcen en Algérie :

Sur son écharpe, la Marianne porte les dates de 1789, 1848 et 1870 : le début de la Révolution française et la proclamation de la 2e et le 3e République.

Parmi les documents qu'Yves Bru a retrouvé, deux sont très intéressants. L'un est l'affiche par laquelle Victor Hugo a incité les mairies à


L'autre est la lettre envoyée par le Préfet de Paris pour annoncer qu'une société a décidé de faire le don d'une version de cette statue à la mairie du 4e :

La lettre datée du 21 février 1883 évoque un "buste en bronze donné par une société du 4e arrondissement". 

On peut facilement trouver la "société" dont il s'agit. En effet, en allant sur le site de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) on trouve une page très intéressante consacrée à la "Marianne maçonnique". On peut y lire "La Marianne de Jacques France fut un des bustes de la République les plus populaires. Elle devint l’effigie classique de la démocratie française sous la IIIe République et orna pendant des décennies les mairies des grandes, moyennes et petites villes de notre « douce France. À l’origine, elle est une commande pour une ancienne et importante loge de la région parisienne : La Bonne Foi, à Saint-Germain-en-Laye. C’est en janvier 1881 que son vénérable maître (président) demande au sculpteur et frère Paul Lecreux (Jacques France est son nom d’artiste) de réaliser un buste de l’effigie de la République pour une fête que la loge organise le mois suivant. Après quelques hésitations, le sculpteur relève le défi, et l’œuvre est solennellement présentée le 24 février 1881. Elle est appréciée et connaît un rapide succès dans le milieu maçonnique. Elle est d’abord officiellement adoptée par le Grand Orient de France, le 9 janvier 1882, puis par beaucoup de ses loges. Mais les maçons étant nombreux parmi les cadres du Parti républicain, l’idée vint d’en concevoir une version non maçonnique à l’usage des institutions municipales". 

Voici une photographie qui  montre à quoi ressemblait la version initiale avec les symboles maçonniques :


Sur cette seule Marianne de l'escalier d'honneur on peut donc trouver des informations passionnantes qui correspondent à la période d'enracinement de la IIIe République dans les années 1880.

lundi 2 mars 2020

MMCLIX : Une équipe de campagne soudée autour de Pacôme Rupin pour permettre l'alternance à Paris

Pacôme Rupin, une partie de ses co-listiers et des militants samedi dernier aux Halles

J'ai toujours été transparent sur ce blog. Mon indépendance ne signifie pas ma neutralité. C'est d'autant plus vrai pour ces municipales de 2020 puisque je suis candidat sur la liste de Pacôme Rupin pour Paris Centre en 17e position et j'en suis très fier.

Je ne regrette pas ce choix pour quatre raisons :

- 1 :  Pacôme Rupin est un candidat formidable qui a une vraie empathie pour les habitants et qui veut leur rendre plus facile. Député depuis 2017, il est prêt à renoncer ce mandat pour exercer la fonction de maire du secteur Paris Centre ce qui sera une tâche à la fois enthousiasmante mais aussi très lourde.

- 2 :  Sur sa liste, il a réuni des personnes d'horizons très différents mais qui ont un engagement dans le concret et le réel, avec notamment des maires adjoints, des conseillers d'arrondissements, des membres de conseils de quartier, des responsables associatifs issus du 1er, du 2e, du 3e et du 4e. Il est le seul à avoir réuni des élus qui viennent d'horizons politiques différents (de droite, de gauche, du centre et de la société civile) avec comme seul souci le bien être des habitants. Pour diriger une mairie, il ne s'agit pas d'être replié sur un camp mais au contraire de chercher les solutions pragmatiques pour le bien être des habitants.

- 3 : Pour ceux qui veulent l'alternance à Paris et en finir avec Mme Hidalgo, il est le seul dans Paris Centre à pouvoir mener l'emporter car les autres listes, qui se présentent en opposition à elle, ne réunissent qu'un noyau partisan assez étriqué, souvent très clivant, et  ne correspondent pas à la sociologie électorale du Coeur de Paris.

- 4 : La liste soutient Agnès Buzyn comme candidate à la mairie de Paris. Celle-ci a montré en très peu de temps son engagement total pour apaiser Paris et redonner du bon sens à la gestion municipale. Les Parisiens en ont bien besoin.

Donc dimanche 15 mars, pour ceux qui sont attachés à la démarche qui est la mienne sur ce blog depuis plus de 10 ans, je vous demande de voter pour la liste 2 "Paris Ensemble avec Agnès Buzyn".

jeudi 27 février 2020

MMCLVIII : Une plaque qui rappelle que Léon Blum est né dans le 2e arrondissement


J'ai lu quand j'étais plus jeune la passionnante biographie de Léon Blum écrite par Jean Lacouture. Léon Blum est un personnage qui m'a toujours intéressé par la sincérité de son engagement ce qui l'a conduit à être le président du Conseil lors de l'arrivée au pouvoir du Front Populaire en 1936.

Il a montré un grand courage quand il a été confronté à la haine des Ligues d'extrême droite dans un climat de violences politiques que nous rappelle malheureusement ceux qui parfois mettent la tête d'un Président de la République au bout d'une pique. C'est cependant pendant l'Occupation qu'à mes yeux il a été un véritable héros : pendant les procès de Riom qui cherchait à mettre en accusation les dirigeants de la IIIe République et à leur faire porter le chapeau de la défaite, il a su montrer une telle force que le procès n'a jamais pu aboutir.

Il n'est pas toujours connu de tous que Léon Blum est un enfant de Paris Centre : il est né le 9 avril 1872 au 151 de la rue Saint-Denis où cela est rappelé sur un immeuble qui est beaucoup plus récent :


dimanche 23 février 2020

MMCLVII : Dédicace du livre "Revoir Paris" à la librairie Les Cahiers de Colette



Cet après-midi, Pierre-Yves Bournazel dédicacait son livre Revoir Paris à la librairie Les Cahiers de Colette (rue Rambuteau). J'ai eu un grand plaisir à voir Pacôme Rupin, la tête de la liste "Paris Ensemble avec Agnès Buzyn" (sur laquelle je figure) venir témoigner sa sympathie pour Pierre-Yves.

Depuis que nous avons choisi de participer au rassemblement conduit par Pacôme Rupin au mois de janvier dernier (voir mon article du 21 janvier 2020), la "team Bournazel" a été formidablement bien accueillie par les soutiens de Pacôme Rupin et en particulier les Marcheurs. Le sens de la convivialité et le goût pour la proximité de l'équipe ainsi formée me conforte dans l'idée que nous avons fait le bon choix.

J'apporterai toute mon énergie pour la réussite de cette équipe dont le but est de parvenir à l'alternance à Paris.


vendredi 21 février 2020

MMCLVI : Un curieux décor pour le portail d'un couvent au 6 de l'impasse Guéménée


L'impasse Guéménée n'est pas très visitée. Elle est située au Nord de la rue Saint-Antoine entre la rue de Birague et la rue des Tournelles. Je lui avais consacré un article en 2017 quand il était question d'y faire passer une sortie de parkings (article du 10 août 2017).

J'écris cet article à propos d'une curiosité que l'on peut voir au n°6 de cette impasse. Le portail est orné d'un curieux fronton avec des objets qui semblent symboliser les connaissances :

Ce décor est pour le moins étrange quand on sait qu'à cette adresse on trouvait jusqu'à la Révolution française le couvent des Filles de la Croix. J'ai cherché en vain des informations précises à ce sujet mais je n'ai rien trouvé de très précis. S'il y en a qui peuvent m'en dire plus, ils peuvent laisser des commentaires.


mardi 18 février 2020

MMCLV : La saga de la (re)création d'un jardin public entre l'Hôtel d'Aumont et la Cité Internationale des Arts


Le jardin public entre la Cité Internationale et l'Hôtel d'Aumont est une promesse attendue depuis des années par les habitants et les amoureux du 4e arrondissement. La création de cet espace végétalisé est l'objet d'une saga qui a commencé sur ce blog depuis plus de 10 ans et qui m'a conduit à écrire de nombreux articles comme on va le voir en prenant le temps de lire ce qui suit :

2008 : Dominique Bertinotti (maire PS du 4e de 2001 à 2012) dans son programme municipal pour les élections de mars 2008 s'engage à ouvrir un "jardin écologique sonore". On y annonce qu'il "commencera à prendre forme début 2008" (sic).


2009 : A grand renfort de communication (article du Parisien du 10 février 2009), la municipalité de l'époque annonce une livraison du projet pour 2011.Le projet est très ambitieux :
 Je fais cependant paraître sur ce blog un article le 28 mai 2009 pour m'étonner du fait que ce projet de jardin sonore nécessite la construction d'un mur qui aurait complètement masqué -depuis la rue de l'Hôtel de Ville- la superbe façade de l'Hôtel d'Aumont (article du 28 mai 2009).

2011 : Le projet s'est ensuite embourbé... En 2011, dans le bilan de mi-mandature de Dominique Bertinotti on reparlait de ce dossier dans la thématique "Les paris tenus" : on annonce la réalisation du projet... alors que les travaux n'avaient pas du tout commencé.
 Le Conseil d'arrondissement du 7 novembre 2011 vote à nouveau un budget de 3200 000 € pour l'aménagement du jardin. (voir mon article du 4 décembre 2011 : Jardin sonore, les travaux votés).

2012 : Le conseil d'arrondissement du 4e vote le 30 janvier vote le lancement des travaux pour permettre l'ouverture du jardin. (mon article du 12 mars 2012) Il est prévu que le jardin sera accessible au public en septembre 2013....

2013 : On apprend que finalement... le jardin ne sera pas sonore (voir mes articles du 14 janvier 2013 intitulé "Beaucoup de bruit pour rien" et du 26 octobre 2013 "Non seulement le jardin sonore ne sera pas sonore, mais... ce ne sera pas un jardin". )

Quelques mois avant les élections de mars 2014, le maire du 4e arrondissement Christophe Girard (devenu maire en juillet 2012) inaugure à grand renfort de communication la livraison d'un jardin dans lequel les plantes sont dans des grands pots assez hideux et très loin du projet initial. (Voir mon article du 6 janvier 2014) :




2014 : La réalisation de ce jardin fait partie des réussites mises en avant par la majorité du 4e arrondissement dans le bilan pour les élections municipales de mars 2014 (remportées à 55 voix près par Christophe Girard).

2015 : de manière assez discrète, le jardin... referme. La protection contre le risque terroriste est mise en avant.  (rappelons que l'Hôtel d'Aumont accueille depuis 1959 le tribunal administratif de Paris...).

2018 : Le conseil d'arrondissement du 3 décembre vote un nouveau projet pour ce jardin. Les travaux sont prévus alors de septembre 2019 à.... février 2020. (voir article du Parisien du 7 décembre 2018).

2019 : On annonce une réunion publique qui devait se tenir le 12 décembre 2019 en mairie du 4e pour informer de présentation du Jardin des Arts-Albert Schweitzer
 ... la réunion est annulée sans explication une semaine avant.

2020 : Février.... A moins de 4 semaines du 1er tour, le jardin est encore en travaux comme le montre les photographies que j'ai prises le 14 février mais gageons que tout sera fin avant le 15 mars... pour une ouverture définitive ?  Espérons.