jeudi 15 octobre 2026

MMCMXLV : Les statues de l'Hôtel de Ville : les 12 allégories du quai de l'Hôtel de Ville. 5e volet, la tragédie par Auguste-Louis-Marie Ottin

  

Voici le 5e volet de la série consacrée aux statues des allégories que l'on trouve sur la façade côté quai de l'Hôtel de Ville de Paris :

La statue qui représente la tragédie est la 5e en partant de la gauche :


Le visage de cette statue a des traits superbes (qui ont été protégé des intempéries par son impressionnante coiffure) :

La statue devait certainement tenir dans la main droite un poignard ou un glaive mais, lui, a disparu :

Cette statue est une œuvre d'Auguste-Louis-Marie Ottin, né,  le 11 novembre 1811, à Paris et mort, le 7 décembre 1890, à Neuilly-sur-Seine. Ce sculpteur a joué un rôle non négligeable. Non seulement, il a participé au décor de la fontaine Médicis dans le Jardin du Palais du Luxembourg, mais il a fait partie des artistes qui ont participé à la première exposition impressionniste en 1874, boulevard des Capucines. (voir mon article du 19 novembre 2023). Il était même -cela est peu mentionné - l'artiste le plus représenté : sur les 161 oeuvres présentées (peintures et sculptures); il était l'auteur de 10 des statues exposées (dont quatre étaient des reproductions de son œuvre pour la fontaine Médicis) :

Voici une photographie d'Auguste-Louis-Marie Ottin par Nadar vers 1865. Certainement dans son atelier du 35, boulevard des Capucines,  où justement en 1874 a eu lieu l'exposition impressionniste :

Ainsi, parmi cette série des allégories de l'Hôtel de Ville, on trouve une œuvre d'un sculpteur déjà âgé (il avait plus de 65 ans quand les commandes ont été passées)

dimanche 11 octobre 2026

MMCMXLIV : Les façades de la période haussmanienne du Coeur de Paris

 

Voici un nouvel article où je liste les articles déjà parus sur l'Indépendant du Cœur de Paris à propos des façades d'immeuble de la période Haussmannienne, c'est-à-dire construit entre 1853 et 1870, l'époque où le baron Georges-Eugène Haussmann a été préfet de la Seine. Comme pour l'article à propos des façades du XVIIIe siècle et celui à propos des façades Art Déco, je les ai rangés par ordre chronologique de construction :

- 1854 : 95; boulevard Beaumarchais (Paris 3e) :


- 1856 :  116, rue de Turenne (Paris 3e) :

- 1857 : 9, rue Turbigo et 21, rue Etienne Marcel (Paris 1er) :

- entre 1855 et 1860: 105, boulevard de Sébastopol (Paris 2e) :

- 1864 : 51, boulevard Beaumarchais (Paris 4e) :


 - 1864 : 14, quai de la Mégisserie (Paris 1er) : 

  

- 1865  : siège de la compagnie d'assurances Le Monde, 12, rue du Quatre-Setptembre (Paris 2e) :

- 1867, 46, rue Saint-André-des-Arts (Paris 6e) :

 - 1869 : 69, rue des Halles (Paris 1er) :

 - entre 1865 et 1869 :57, rue de Turbigo (Paris 3e) : 


- 1869 : 77, rue de Turbigo (Paris 3e) :

 - date inconnue, certainement années 1850 : 38, bis rue de Rivoli (Paris 4e) :


- date inconnue (immeuble peut-être d'époque haussmannienne)  : 107, bouevard Sébastopol (Paris 2e) :



mercredi 7 octobre 2026

MMCMXLIIII : Les splendides espaces dessinés par Joseph-Louis Duc au palais des Justice

 

Un grand nombre d'affaires jugées en 1ère instance ont été déplacées dans le Nouveau Palais de Justice Batignolles en 2019. Cependant, un certain nombre de procès continuent à se tenir dans le palais de l’île de la Cité,  notamment les procès en appel.

Cela permet d'aller assister à des audiences mais aussi de découvrir de superbes espaces dont ceux qui illustrent cet article. Il s'agit d'abord du vestibule de Harlay, situé à l'extrémité Ouest du Palais et par lequel le public peut accéder à la cour d'Assises d'Appel.

J'ai tout particulièrement apprécié l'escalier qui permet au public d'accéder à la salle où se tiennent les procès :


Les longues galeries qui, depuis l'entrée, permettent de gagner ce vestibule sont elles-mêmes impressionnantes :



 Ces espaces sont été conçus par l'architecte Joseph-Louis Duc, né à Paris le 25 octobre 1802 et mort aussi à Paris le 22 janvier 1879. On lui doit la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Il a conduit les travaux d'agrandissement du Palais de Justice pour l'accès à la Cour d'Assises ont été commencé dans les années 1850 et achevés en 1867, mais une grande partie de cet espace a été incendié par les Communards le 24 mai 1871. Les travaux ont recommencé et été achevés en 1875, quatre ans avant la mort de Joseph-Louis Duc.

samedi 3 octobre 2026

MMCMXLII : Les façades de Paris Centre : Aux 35/37, rue Beaubourg (Paris 3e) , un très bel immeuble du début du XXe siècle dû à un architecte natif du 3e arrondissement

 

Au 35/37, rue Beaubourg, on peut admirer un très bel immeuble qui forme un angle avec l'impasse Beaubourg. Mon attention a été attirée par son superbe portail :


 On peut y voir un décor qui m'intéresse tout particulièrement : de très belles têtes de lion :

Mais sous le balcon du 2e étage, on peut aussi observer une tête de Mercure (ou Hermès), le dieu du commerce :

Ce dieu est rappelé par les attributs qui le caractérisent, le caducée et les ailes,  que l'on peut voir de part et d'autre de la porte :

Il n'est pas difficile de savoir de quand date cet immeuble et à quel architecte il est dû puisque les informations apparaissent à côté du portail sur la gauche :


 

Pour une fois, l'information ne correspond pas exactement à la date indiquée sur la liste des permis de construire le 18 avril 1908. Soit le 8 a mal été écrit sur la façade, soit c'est le relevé du permis de construire qui est faux. L'immeuble date donc de 1903, ou peut-être de 1908. Les propriétaires étaient les héritiers Poulain. Sur le permis de construire il est indiqué que Charles Goujon avait son cabinet au 2, boulevard Saint-Martin. 

J'ai retrouvé l'acte de naissance de Charles Goujon. Il était né, le 3 septembre 1868, au 122, rue du Temple dans le 3e arrondissement. Il est intéressant de remarquer ses parents étaient bouchers et qu'ils étaient originaires d'Arpajon :

 

A 500m de son lieu de naissance, Charles Goujon a signé un très élégant immeuble avec des décors somptueux au portail mais aussi dans les étages avec des pilastres ioniques du 2e au 4e étage et des coupoles d'angle :

Un immeuble qui rappelle certaines belles façades du début du XXe siècle de la rue Réaumur, notamment le 121 qui date de 1900 (voir article du 26 mai 2020).

mardi 29 septembre 2026

MMCMXLI : Les statues du Louvre (43e volet) : Jacques Ier Androuet du Cerceau par Georges Diebolt

 

Voici le 43e volet de la série consacrée aux statues des personnages illustres de la cour du Louvre. Il concerne Pierre Mignard que l'on peut voir sur le Pavillon de Sully situé dans la partie centrale de la façade donnant vers la Pyramide :


 La statue de Jacque Iers Androuet du Cerceau est celle située à gauche :

Jacques Ier Androuet du Cerceau né à Paris vers 1515 et il est mort à Annecy vers 1585. C'était un architecte surtout connu pour les livres dans lesquels il présente des ornements pour servir de décor dans les créations architecturales. C'est pourquoi il a à sa main gauche, des gravures :

Derrière lui à sa droite, on voit des instruments et des outils qui rappellent l'architecture :

Jacques Ier Androuet du Cerceau est le père de Jacques II (vers 1550 /1614) à qui on doit la grande galerie du Louvre et de Baptiste Androuet du Cerceau (1544-1602), architecte de Henri III et lui-même père de Jean Androuet du Cerceau (1585-1649) à qui on doit l’Hôtel de Mayenne et l'Hôtel de Sully (voir article du 26 avril 2010). 

 La statue est une œuvre du sculpteur Georges Diebolt, né à Dijon, le 6 mai 1816, et mort à Paris 6e, le 7 novembre 1861. On lui doit notamment le Zouave du Pont de l'Alma et la statue de saint Jean l'Evangéliste à la Tour Saint-Jacques (voir article du 17 mai 2021).

 Cet article est le 43e de la série sur les Hommes illustres représentés en statue dans la cour du Louvre et que j'ai commencé en  août 2022 avec la statue de Jean de La Fontaine (article du 26 août 2022). Il marque la fin de la partie nord et le passage à partir du mois prochain à la partie sud, ce qui signifie qu'en tout il y a 86 personnages représentés dans la cour. Au rythme actuel, cette série devrait donc s'achever vers fin 2030.