mercredi 13 juin 2012

MCXV : Les bas-reliefs qui accompagnaient le coeur de Louis XIII dans l'église Saint-Louis-des-Jésuites, actuelle église Saint-Paul-Saint-Louis

 
Deux angelots dont un tenant un sablier et un autre en pleurs tiennent un texte en l'honneur du cœur du roi Louis XIII

L'église Saint-Paul-Saint-Louis a été édifiée dans la première moitié du XVIIe siècle par l'Ordre des Jésuites. Ce n'est qu'après la Révolution française et la destruction de l'église Saint-Paul qu'elle a pris le nom de Saint-Paul-Saint-Louis. La Congrégation des Jésuites était très puissante en France à cette époque. Pour preuve, le roi Louis XIII -qui a régné de 1610 à 1643- a souhaité que son cœur y repose et soit placé dans une chapelle latérale située près du chœur. Le coeur de Louis XIII y était conservé dans un vase soutenu par des anges en argent et placé en hauteur à la clé de l'arc. Ce monument et les anges en argent ont été fondus à l'époque de Napoléon.Dans l'arcade de chaque côté, des bas-reliefs en marbre avaient aussi été sculptés. Ce sont ces décors qui sont aujourd'hui conservés au Louvre :

On peut savoir comment ces bas-reliefs étaient initialement présentés grâce à un dessin qui représnte le monument tel qu'il avait été voulu par l'artiste Jacques Sarazin (1592-1660) qui en est l'auteur :

On peut savoir comment ces bas-reliefs étaient initialement présentés grâce à un dessin qui représnte le monument tel qu'il avait été voulu par l'artiste Sarazin qui en est l'auteur :

 
La tempérance (verse de l'eau... Elle met de l'eau dans son vin)
 
 
La prudence sert contre elle le serpent de la discorde et se regarde dans un miroir

 
La Force coiffée d'un casque face à un ange qui lui tend la palme et le laurier de la victoire

Le cœur de Louis XIII était ainsi situé à quelques centaines de mètres de celui de Henri II (que l'on trouvait aussi dans le 4e arrondissement au Couvent des Célestins [voir article du 10 janvier 2012] Au XVIIIe siècle, il sera rejoint par celui de Louis XIV qui sera placé lui aussi dans l'église Saint-Louis dans la chapelle symétrique à celle où était placé le coeur de son père.

vendredi 8 juin 2012

MCXIII : D. Bertinotti, C. Girard et B. Delanoë à l'affiche d'un remake des "Tontons flingueurs"...

Ceux qui me lisent très régulièrement savent que j'aime détourner certaines affiches de film. L'actualité politique récente du 4e arrondissement me conduit à rendre un hommage au film : les Tontons flingueurs.

En effet, comme je l'ai déjà expliqué, la nomination de Dominique Bertinotti comme ministre déléguée à la Famille va conduire à un remaniement des cartes locales qui est loin de se passer dans la joie et la bonne humeur. Certains peuvent penser que j'ai tendance à exagérer la réalité. Je les invite à lire l'article paru dans Le Parisien daté du 6 juin 2012 en page III du cahier central de l'édition 75 :


J'ai choisi l'affiche du film Les tontons flingueurs mais j'aurais pu choisir Règlement de comptes à O.K. corral. En fond sonore, je pense aussi à la chanson interprétée par France Gall Ca balance pas mal à Paris.

Voici un résumé en trois actes (pour le moment) des péripéties de cette saynette à l'intérêt très local :

L'acte I se passe à la mairie du 4e, place Baudoyer

Acte I, scène 1 : Dominique Bertinotti est nommée ministre déléguée à la famille le 16 mai dernier. Le Premier ministre confirme que les membres du gouvernement doivent démissionner de tout mandat exécutif.

Acte I, Scène 2 : La loi "PLM" oblige le maire d'arrondissement à être membre du Conseil de Paris. Or le 4e arrondissement ne désigne que 3 conseillers de Paris. Les élus depuis les dernières élections de mars 2008 sont Dominique Bertinotti (PS), Christophe Girard (PS) et Vincent Roger (UMP). Christophe Girard est donc appelé à devenir maire du 4e... à moins que la Gauche ne fasse un geste d'ouverture inattendu !L'acte II se passe à l'Hôtel de Ville, toujours dans le 4e arrondissement

Acte II, scène 1 : Depuis l'élection de Bertrand Delanoë  comme maire de la capitale en 2001, une règle a été mise en place : les adjoints à la Ville de Paris n'ont pas pas le droit d'être maire d'arrondissement (règle un peu faux-cul puisque par contre ils ont le droit d'être parlementaire). Christophe Girard réalise que sa place en tant qu'adjoint à la Culture est menacée. Il bat le rappel et de manière très spontanée tous ceux qu'il a nommé à la tête d'institutions culturelles parisiennes l'exhortent à rester maire adjoint à la Culture de la Ville. La principale cible de cette campagne n'était autre que le maire de Paris afin qu'il accepte une exception à la règle fixée par lui depuis 2001.

Acte II, scène 2 : Les proches de Bertrand Delanoë laissent clairement entendre que la question du remplacement de Christophe Girard en tant qu'adjoint à la Culture est clairement envisagée (On le comprend dans un article paru dans le  journal Le monde daté du 31 mai 2012). Pour le comprendre, je renvoie au livre de Dominique FOING, Comptes et légendes de Paris (Paris, Denoël, 2011). On y apprend que le maire de Paris cherche depuis pas mal de temps à se débarasser de son adjoint à la Culture auquel il a quelques reproches à faire.  Avec l'élection de Christophe Girard comme maire du 4e arrondissement, l'occasion paraît trop belle !

L'acte III : Retour à la mairie du 4e arrondissement

Acte III, scène 1 : Christophe Girard sent qu'il est victime d'un petit traquenard. Mme Bertinotti et M. Delanoë ne sont pas les meilleurs amis du monde mais dans cette affaire ils font cause commune. Dans l'article du Parisien daté du 6 juin 2012 qui m'inspire aujourd'hui, on comprend que Mme Bertinotti ne fait rien pour aider son successeur à garder le poste d'adjoint à la Culture. Elle rappelle qu'être maire d'arrondissement lui a permis de devenir ministre (alors que Christophe Girard a  pu lui même rêver d'une telle fonction) et souligne qu'être maire d'arrondissement est un job à plein temps...

Acte III, scène 2 : Le même Christophe Girard mène la riposte contre la maire du 4e (avec laquelle il est de notoriété publique qu'il n'entretient pas des relations cordiales). Il rappelle que Dominique Bertinotti n'a pas décidé de renoncer à son poste de conseillère de Paris tout en précisant le montant de l'indemnité que cela lui permet de recevoir en complément de ce qu'elle reçoit comme ministre (les coups peuvent voler très bas !). De plus, il rappelle qu'au terme de la loi PLM, Mme Bertinotti devra être adjointe du conseil du 4e arrondissement (il faut en effet qu'un des adjoints au maire d'arrondissement soit membre du Conseil de Paris). Il donne donc un argument percutant qui plaide en faveur de la démission de Mme Bertinotti du Conseil de Paris. En effet, il avait été prévu que les ministres ne pouvaient garder aucun poste dans un exécutif, même celui de maire adjoint (cela a été précisée notamment par la porte-parole du gouvernement lors d'un grand jury sur LCI le dimanche 27 mai). Bref, si la règle s'applique complètement à Mme Bertinotti, elle doit démissionner de son poste de conseillère de Paris. Ambiance ! Ambiance !

Acte III, scène 3 : On attend avec impatience le prochain conseil d'arrondissement qui doit se tenir lundi 11 juin à 19h dans la salle des mariages du 4e !

To be followed...

 J'avais rappelé dans un précédent article que si Dominique Bertinotti devenait ministre (cela n'avait rien de certain à l'époque), elle laissait une majorité dans un "état pour le moins chaotique". On pourra admettre que si je prétends pas au titre de "pythie du 4e arrondissement" qu'un spécialiste du Marais m'a décerné, j'étais en fait en deça de la réalité !

 

dimanche 20 mai 2012

MCII : Les rues du 4e : la rue des Ecouffes, une rue qui rappelle la présence des prêteurs sur gage dans ce quartier au Moyen Âge

  

La rue des Ecouffes entre la rue des Rosiers et la rue de Rivoli (Paris 4e). Elle fait 164m de long et 12m de large. L'origine de son nom remonte au XIIIe siècle.


 La partie Nord de l'actuelle rue s'appelait alors la rue de l'Ecofle (1233) puis elle est devenu la rue de l'Ecoufle en 1300, la rue des Escoufles en 1313. Le nom désigne un rapace, un oiseau de proie. Aucun rapport cependant avec une activité de vénerie dans cette partie du Marais (contrairement à la rue du Fauconnier situé au sud de la rue Saint-Antoine).

En effet, le nom de rue des Ecouffes fait référence au fait qu'au Moyen-Âge, la communauté juive était nombreuse dans ce quartier (jusqu'à l'expulsion générale décidée pendant le règne de Charles VI en 1395). Or comme le prêt d'argent avec intérêt était interdit aux chrétiens par l’Église catholique, seule les Juifs pouvaient se livrer à ce type de transaction. On trouvait dans cette rue de nombreux prêteurs sur gage. Dans son ouvrage, Charles Nomand, Paris, Nouvelle description de la Capitale,  paru en 1889-1891, donne une explication qui aurait visé une autre population de prêteurs sur gages. Il affirme que les Ecouffes "était le nom d'un mont-de-piété, tenu par les Lombards" (page 407).

Sur le plan Turgot des années 1730, on voit la rue des Ecouffes :

On remarque que la rue parallèle située à l'Est (en haut sur le plan ci-dessus) s'appelait la rue aux Juifs (l'actuelle rue Ferdinand Duval). La communauté juive est redevenue nombreuse dans ce quartier notamment à partir de la fin du XIXe siècle avec l'arrivée d'une population fuyant les persécutions dans l'Est de l'Europe.

Malgré la dévitalisation progressive du secteur de la rue des Rosiers qui tend depuis quelques années à devenir uniquement une zone investie par les marques de mode, la rue des Ecouffes possède encore aujourd'hui quelques commerces qui rappellent qu'il s'agit d'un quartier juif mais cela fait belle lurette qu'on n'y trouve plus de prêteurs sur gages !


 

mercredi 16 mai 2012

MC : Statues de l'Hôtel de Ville (83e volet) : Etienne Pasquier par Gustave Gaston-Guitton

  

Voici le 83e volet de la série consacrée aux statues de l'Hôtel de Ville. Il concerne celle qui représente Pasquier que l'on peut voir au 2e étage au dessus du portail situé à gauche dans le pavillon central.

 Etienne Pasquier est né à Paris le 7 juin 1529 et il y est mort le 1er septembre 1615. C'était un juriste parisien. Il avait une charge d'avocat au Parlement de Paris. En 1588, il a été élu comme représentant de Paris aux Etats généraux de Blois.

C'était aussi un écrivain. Il a voulu montrer, en réaction avec la 1ère phase de la Renaissance qui insistait sur la grandeur des Anciens que la France avait une riche culture dans l'ouvrage intitulé Recherches de la France (commencé en 1560). Son but était aussi de montrer ce qui faisait l'Unité de la Nation française malgré l'opposition entre Catholiques et Protestants.Gallican convaincu, il est opposé à l'ultramontanisme des Jésuites dans le Cathéchisme des Jésuites paru 1602.

Etienne Pasquier était aussi un poète. Je renvois au lien suivant pour ceux qui veulent lire certains de ces poèmes : poesie.webnet.*

Voir l'article très intéressant de Jean-Yves Pouilloux sur l'Encyclopédie Universalis. On trouve aussi des informations précises sur un site consacré à Jeanne d'Arc (en effet dans Recherches de la France, Etienne Pasquier raconte de manière très éloquente le procès de Jeanne d'Arc).

* un exemple " Mieux vaut la chasse en l'amour que la prise." in Qu'il soit permis au folâtre poète.

La statue est une oeuvre de Gustave Gaston-Guitton (Né à La Roche-sur-Yon en 1825 et mort à Paris en 1891).

En août 2022, grâce à @StefdesVosges, j'ai pu précisé la date précise de sa naissance : il est né le 25 février 1825 à La Roche sur Yon :

Il est mort dans le 17e arrondissement le 17 juillet 1891 comme le montre le registre des actes de décès :

et le faire-part pour les obsèques :



mercredi 9 mai 2012

MXCV : Une très beau symbole de l'amitié franco-allemande : Pariser Platz sur la place de l'Hôtel de Ville

  

Depuis ce week-end, un monument provisoire est apparu dans l'axe de l'avenue Victoria : en effet, une petite Porte de Brandebourg a été érigée sur la place de l'Hôtel de Ville.

Le quadrige qui orne cette place est assez réussi :

Pour s'en rendre compte, voici une photo que j'ai prise à Berlin pendant un de mes séjours dans cette autre capitale d'Europe que j'apprécie énormément :

On peut d'ailleurs rappeler que ce quadrige sculpté par Johann Gottfried Schadow avait été rapporté à Paris en 1806 et restitué à la Prusse après la défaite des armées de Napoléon Ier.

De plus, la porte de Brandebourg et son quadrige sont tournés à Berlin vers la Pariser Platz, la "place de Paris". Ce nom a été choisi initialement pour rappeler la prise de la capitale française par les armées prussiennes en 1814. Aujourd'hui, c'est un symbole de l'amitié entre Paris et Berlin. Nous célébrons cette année le 25e anniversaire du partenariat d'amitié entre les deux capitales.

Une très belle manière de célébrer l'Europe !

 

samedi 5 mai 2012

MXCII : Paris Centre Hier et Aujourd'hui : la vue sur les îles depuis le quai de l'Hôtel de Ville dans les années 1880 et aujourd'hui

  

Stanislas Lépine, Quai de l'Hôtel de Ville et marché aux fleurs, vers 1884-1888, 112,5x 168,5cm, Musée d'Art d'Hiroshima.

Lors de mon voyage au Japon en février/mars 2012, je suis allé visiter le musée Bridgestone de Tokyo où est présentée la collection Ishibashi. En faisant un tour dans la librairie du musée, j'ai appris qu'une exposition qui avait pour thème "Image of the Seine. Impressionists and Japanese painters" s'était tenue en 2010 dans ce musée puis au musée d'art d'Hiroshima. Dans le catalogue , en page 54, j'ai eu le plaisir de découvrir ce tableau de Stanislas Lépine.

En observant ce tableau, on peut voir au 1er plan le marché aux pommes qui se situait à l'emplacement de l'actuel "square de l'Hôtel de Ville" et donc en contrebas de l'Hôtel de Ville.

Voici une photographie prise au début du XXe siècle qui montre ce marché aux pommes :

 
Je suis allé sur place car je n'avais pas une vue qui montrait exactement le même angle avec à la fois la pointe Ouest de l'ïle Saint-Louis, le dôme du Panthéon à l'arrière-plan et la partie Est de l'ïle de la Cité avec la cathédrale Notre-Dame. Comme je tenais un bureau de vote le dimanche 22 avril, j'ai profité du fait que j'avais un temps libre à 8h30 pour aller faire la photographie alors qu'il faisait un beau soleil. J'ai dû faire un montage de deux clichés car en raison des arbres je n'ai pas pu prendre davantage de recul. Voilà donc le résultat et je republie le tableau en dessous pour faciliter la comparaison visuelle entre 2012 et les années 1880 :
On peut voir que le paysage a subi quelques changements... Dans la partie gauche du tableau, on voit à la pointe de l'île Saint-Louis un des nombreux bateaux lavoirs qui flottaient sur la Seine : 
 
A part, cela, l'île n'a pas changé radicalement depuis :
Il y a seulement un arbre en plus à l’extrémité de la pointe.

Au centre du tableau, si le dôme du Panthéon n'a pas changé, par contre les immeubles situés à la pointe Est de l'île de la Cité étaient beaucoup plus bas que les bâtiments actuels. Celui situé tout à droite du détail du tableau ci-dessous est celui qui est aujourd'hui devenu le plus bas dans la photographie prise en 2012 :

 
Du coup, depuis cette partie du square de l'Hôtel de Ville on ne voit plus le chevet de Notre-Dame et on voit moins les arbres de ce qui est devenu le square Jean XXIII. Par contre, la partie la plus à gauche du tableau montre les immeubles du quai aux fleurs qui n'on pas beaucoup changé depuis la fin du XIXe siècle :
On observe des petits changements mais on se rend compte que dans cette partie de l'île de la Cité, la silhouette des immeubles reste la même. On voit par contre une fausse tourelle médiévale qui n'est pas représentée sur le tableau des années 1880.

Stanislas Lépine aimait, semble-t-il, bien peindre dans cette partie de Paris puisque j'avais déjà publié un autre tableau de lui dans un article du 23 septembre 2009. Il montrait depuis le quai de Gesvres la vue vers l'Ouest en direction du Palais de Justice et du Pont Notre-Dame.


 

dimanche 29 avril 2012

MLXXXIX : une gravure représentant l'île Louvier en 1736, une île qui a disparu au XIXe siècle

 

L'été dernier, lors de l'exposition consacrée à "Paris sur Seine" qui était présentée à l'Hôtel de Ville, j'ai été content de pouvoir observer cette gravure qui représente l'île Louvier, qui se trouvait dans l'actuel 4e arrondissement et qui a disparu sous la Monarchie de Juillet quand elle a été rattachée à la rive droite (l'île était située entre le boulevard Morland et le quai Henri IV).

 La gravure date de 1736 ce qui est intéressant car on peut se repérer grâce au plan Turgot qui a été fait dans les années 1730. Voici approximativement le champ de vision de cette grave sur le plan :


 Au 1er plan, la gravure montre  elle montre que l'île Louvier servait à stocker du bois de chauffage. Ce bois était transportée par flottage depuis les forêts situées en amont de la Seine et de ses affluents.

On voit sur la droite de la gravure que l'île était reliée à la terre ferme par un petit pont en bois :

D'après le plan Turgot, ce pont aujourd'hui disparu (puisque l'île a été rattachée à la rive droite) portait le nom de "Pont de Grammont":

A l'arrière-plan, on peut voir plusieurs édifices intéressants :

- tout à gauche, on voit la façade des deux hôtels particuliers de la pointe Est de l'Ile Saint-Louis :l l'Hôtel de Bretonvilliers (1) et l'Hôtel Lambert (2) :

On se repère mieux grâce au plan Turgot :

L'Hôtel de Bretonvilliers a disparu mais ce n'est pas le cas de l'Hôtel Lambert dont on reconnait sur la gravure l’extrémité en arrondie de la galerie d'Hercule. :

A l'arrière-plan, au centre de la gravure, on reconnaît très bien la silhouette de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais :


 celle-ci était située relativement loin :

Dans le même axe, en regardant de près, on peut aussi remarquer la présence d'un pont avec des maisons. Il s'agit du Pont-Marie :

On voit mieux en regardant de près :

On ne le voit pas sur la gravure (certainement car la partie sud du Pont est masquée) mais une partie des maisons de ce pont avaient été emportées par la crûe de 1679 (et jamais reconstruites) comme on le voit sur le plan Turgot :

Il a fallu attendre 1788 pour que les maisons qui avaient subsisté soient détruites (voir mon article du 7 mai 2008).

mercredi 18 avril 2012

MLXXXII : Statues de l'Hôtel de Ville (82e volet) : Le Boccador par Jules Blanchard

 

Voici le 82e volet de la série consacrée aux statues de l'Hôtel de Ville. Il concerne "D. Boccador" que l'on peut voir au 1er étage à l'aplomb du portail de gauche du pavillon central de l'Hôtel de Ville :


Le personnage auquel cette statue est dédiée a joué un rôle important dans l'histoire de l'Hôtel de Ville : Domenico Barnabei da Cortona, dit "Le Boccador", est l'architecte de la version Renaissance de l'Hôtel de Ville.

En effet, né vers 1465, le Boccador est arrivé en France dès le règne de Charles VIII (1483-1498). Sous le règne de François Ier, il a conçu les plans de l'Hôtel de Ville dont la 1ère pierre avait été posée en 1533 (voir l'article du 15 octobre 2011 consacré à la statue de Pierre Viole, le prévôt des marchands à cette époque).

Le surnom de "Boccador" n'a pas une origine certaine. Est-ce un hommage à la capacité de cet artiste à prononcer de beaux discours ou bien une allusion à une barbe rousse ou blonde ?... Rien n'est certain !

Les plans du Boccador ont mis du temps à être mis en oeuvre puisque, en raison des viscissitudes des guerres de Religion, l'Hôtel de Ville n'a été achevé que dans la première moitié du XVIIe siècle (voir mon article du 19 décembre 2009 qui montre un détail d'un tableau de 1628). Ce bâtiment, dont les dimensions étaient beaucoup plus réduites que l'actuel, a été reconstruit sous Louis-Philippe (par les architectes Godde et Le sueur) puis à nouveau sous la IIIe République (après l'incendie par les Communards en 1871).

Comme on ne possédait aucun portrait du "Boccador", le sculpteur Jules Blanchard (né le 25 mai 1832 à Puiseaux [Loiret] et mort dans la même ville le 3 mai1916) lui a donné les traits de l'architecte qui a conçu la nouvelle version de l'Hôtel de Ville : Théodore Ballu (né en 1817 et mort en 1885). Or, les statues ont été sculptées au début des années 1880. Parmi les personnages représentés en statue sur l'hôtel de Ville auxquels j'ai déjà consacré un article, on en compte plusieurs qui ont eu l'honneur d'être représentés à peine quelques années après leur décès. On peut citer le peintre Daubigny (mort en 1878) [voir mon article du 20 août 2008] et l'architecte et "restaurateur" de monuments historiques, Viollet-le-duc (mort en 1879) [voir mon article du 21 novembre 2009]. Théodore Ballu est cependant le seul qui était encore vivant quand il a servi de modèle à une statue. Il est vrai qu'en raison de sa disparition en 1885, il n'a peut-être pas vu l'achèvement de la façade 

P.S. Jules Blanchard a aussi sculpté l'allégorie de la Science que l'on voit juste devant la façade (voir article du 22 mars 2018).

 

vendredi 13 avril 2012

MLXXIX : La Nef de Paris dans le 4e (épisode n°9) : Une autre galère... sur le Pont Marie

 

Voici le 9e épisode de la série consacrée aux représentations de la nef de Paris dans Paris Centre. Il s'agit de celles (on en trouve plusieurs) qui décorent les bases des candélabres situés sur le Pont Marie.


 Tout comme au lycée Sophie Germain (voir article du 17 novembre 2011), cette nef est en fait une galère avec des rames. Il s'agit de la version qui été utilisée sous la Monarchie de Juillet même si le Pont Marie est beaucoup plus ancien (article du 7 mai 2008) mais les candélabres doivent avoir été installé sous Louis-Philippe.



jeudi 12 avril 2012

MLXXVIII : L'Indépendant du 4e, sacré "le blog du IVe" par le journal Le Parisien à l'occasion de la campagne présidentielle.

 

Dans le cahier central "Paris" d'hier, le journal Le Parisien a consacré en page III un encart intitulé "Bayrou recrute au Nouveau Centre" et précise en introduction "Une quarantaine de personnalités parisiennes, dont plusieurs issues du Nouveau Centre, figurent dans le comité de soutien à François Bayrou". J'ai l'insigne honneur d'être cité sous mon prénom et mon nom (que j'utilise rarement sur ce blog) avec comme qualité d'être non pas "un" blogueur mais "le blogueur du IVe"...


 Je suis très heureux d'apparaître aux côtés de deux hommes pour lesquels j'ai un très grand respect : Jean Peyrelevade et surtout Jean-Claude Casanova dont je garde un souvenir ému des cours d'économie en 1ère année de Sce po dans l'amphithéâtre Boutmy en... 1989/1990.

Ce sacre du printemps qui me permet d'être bombardé "LE blogueur du IVe" s'explique par le fait que je participe au comité de soutien parisien de François Bayrou (dont je reproduis la liste ci-dessous). Je remercie le journal Le Parisien pour ce titre qui m'est décerné (je ne m'étais présenté que comme "l'animateur d'un blog sur la vie locale du 4e ").

Pour être complet, je participe aussi à l'appel lancé par le collectif Coloré (Collectif d'Opinions Républicaines) dirigé par Xavier Jaglin et Florent Longuépée et qui regroupe des personnes inspirées par le Gaullisme (à Paris mais aussi toute la France). Cet appel est aussi paru hier sur le site de l'Express.

 

Comité de soutien de François Bayrou à Paris

John Anderson Colorado, Président des Jeunes Démocrates de Paris

Grégoire Artinian, animateur du blog « les Radicaux avec Bayrou », conseiller municipal

Lynda Asmani, conseillère de Paris du 10ème (Nouveau Centre)

Marie Auffret, conseillère d’arrondissement du 11ème(Modem)

Eric Azière, membre du bureau exécutif du Modem

Clément Bascoul, vice-Président de Centr’Egaux

Albert Bathie, membre du bureau exécutif du Parti Libéral Démocrate

Dominique Baud, Secrétaire générale du Parti Libéral Démocrate Paris

Violette Baranda, conseillère d’arrondissement du 19ème(Modem)

Michel Bellessort, vice-Président de l’Alliance Centriste à Paris

René François-Bernard, conseiller d’arrondissement du 7ème (Nouveau Centre)

Anne Bourdu, Secrétaire Générale du Parti Libéral Démocrate

Laurent Bourquin, vice-Président de l’Alliance Centriste à Paris

Jean-Claude Casanova, de l’Institut, Directeur de Commentaire

Daniel Cayol, vice-président d’Alliance Centriste de Paris, conseiller d’arrondissement du 14ème

Stéphane Cossé, Président du Modem Paris

Jérémy Coste, Président des Jeunes Centristes

Edith Cuignache-Gallois, conseillère de Paris du 13ème et conseillère régionale (Nouveau Centre)

Hervé de la Moissonnière, conseiller d’arrondissement du 14ème (Modem)

Emmanuel Delarue, président d’une association et animateur d’un blog sur la vie locale du 4ème

Véronique Delvolvé-Rosset, conseillère d’arrondissement du 7ème (Modem)

Michel de Fabiani, Administrateur de société, Président du Cercle Economique Sully

Michelle Gaillard, vice-Présidente de l’Alliance Centriste à Paris

Fabienne Gasnier, conseillère de Paris du 17ème (Nouveau Centre)

Frederick Getton, Président de Centr’Egaux

Marie de Hennezel, psychologue et essayiste

Franck Herlange, co-responsable du Parti Radical dans le 18ème

Anne-Marie Idrac, ancien Ministre

Alain Lambert, ancien Ministre

Béatrice Lecouturier, conseillère d’arrondissement du 16ème(Modem)

Florent Longuépée Responsable de Coloré (collectif d 'opinions républicaines )

Michel Lopez, Président de l’Alliance Centriste de Paris

Fadila Mehal, membre du bureau exécutif du Modem

Jean-François Martins, conseiller de Paris du 14ème(Modem)

Marc Pacheco, conseiller d’arrondissement du 8ème (Nouveau Centre)

François Pompidou, vice-Président de l’Alliance Centriste de Paris

Pierre-Emmanuel Portheret, membre du bureau exécutif du Modem

Loris Pruvot, Présidente des Jeunes Centristes à Paris

Jean Peyrelevade, économiste et ancien conseiller de Pierre Mauroy

Yves Pozzo di Borgo, Sénateur de Paris, Président du Nouveau Centre à Paris

Marielle de Sarnez, députée européenne, vice-Présidente du Modem

Jean Touret, vice-Président de l’Alliance Centriste de Paris

Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate